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[ÉDITORIAL] RÉFORME DES RETRAITES

Est-ce bien raisonnable ?

Publié le 24/01/2020 • Par Romain Mazon • dans : A la une emploi, Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

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Réforme après réforme, les régimes de retraite des secteurs privé et public ont fini, à quelques nuances près, par se rejoindre. La réforme par points, présentée en conseil des ministres le 24 janvier 2019, rebat totalement les cartes, sans répondre à LA question : qui va payer ?

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Réforme après réforme, les régimes de retraite des secteurs privé et public ont fini, à quelques nuances près, par se rejoindre. La réforme par points, présentée en conseil des ministres le 24 janvier 2019, rebat totalement les cartes de cette lente convergence. Car, pour faire passer les fonctionnaires à la retraite par points, le gouvernement a annoncé la prise en compte progressive de leurs primes, assorties donc de cotisations. Autres principes avancés : la garantie des droits acquis et le maintien des rémunérations.

Poids des cotisations

« C’est le grand flou, un saut dans l’inconnu, faute de concertation », juge Johan Theuret, président de l’ADRHGCT. « Un jeu perdant-perdant », pour la majorité des agents publics et employeurs territoriaux, estime Patrice Girot, vice-président du syndicat des DG. La Coordination des employeurs territoriaux, menée par Philippe Laurent, secrétaire général de l’AMF, a adressé, le 13 janvier 2020, un courrier inquiet aux ministres concernés, mais sans poser frontalement la question incontournable : dans la territoriale, qui va payer ?

Alors que débutent les travaux de la conférence de financement, aucun chiffre, même grossier, n’est avancé. Pourtant, sur une masse salariale de plus de 66,6 milliards d’euros en 2018, et en prenant pour base une moyenne de 20 %, représentant la part des primes, on perçoit immédiatement que le poids des cotisations (environ 10,3 % pour les agents et 30,6 % pour les employeurs) pourrait peser dans les 4,5 milliards. Sachant que les agents ne doivent pas y perdre, et que les collectivités ne peuvent augmenter leurs dépenses de fonctionnement au-delà de 1,2 % par an, qui va les prendre en charge ?

Sans compter le cas des milliers d’agents de la catégorie C, fort peu dotés en primes. Sans compter l’augmentation mécanique de la masse salariale provoquée par des carrières plus longues. Sans compter les dépenses de formation et d’accompagnement des agents âgés en reconversion professionnelle… Cette réforme a-t-elle les moyens de ses ambitions ?

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Henri Tanson

24/01/2020 11h59

« Cette réforme a-t-elle les moyens de ses ambitions ? »
Faut-il encore connaître les réelles ambitions de cette réforme.
Rappelons, une fois encore, qu’elle est demandée, et imposée, par la commission européenne, dans ses dernières recommandations par pays adressées à la France.
Le but est de réduire les dépenses de l’Etat et donc, de lui permettre de faire des économies sur les pensions, au détriment, forcément, des pensionnés !
Pas besoin d’aller chercher ailleurs une autre ambition que celle d’économiser d’un côté (celui des retraités) pour favoriser l’autre côté, celui des entreprises.
Non, ce n’est pas raisonnable, surtout dans un pays déjà à feu et à sang !

HERMES

24/01/2020 12h05

N’ayez pas de crainte… le Conseil National d’Evaluation des Normes vient de lever toutes les ambiguïté… enfin, pas tout à fait!

Pour les collectivités, c’est simple: le taux de cotisation va être diminué dans un rapport deux. Par contre, pour les agents, le rapport est bien optimiste notamment sur les taux de primes des agents (28,1% de primes pour un rédacteur, 22,3% pour un adjoint technique en fin de carrière).
Connaissez-vous des collectivités appliquant de tels taux? Moi, non!

Enfin le taux de cotisation des agents doit légèrement augmenter et s’appliquer à terme sur la totalité des recettes. Donc le montant net perçu par l’agent va diminuer (vous savez, le chiffre en bas à droite sur la fiche de paye).

HERMES

29/01/2020 12h08

Je partage pour partie les propos de Henry Tanson.
A la question « Cette réforme a-t-elle les moyens de ses ambitions? », je dirai que la réponse est dans la question!

Tout comme lui, je suis convaincu que le seul objectif est de réduire le pourcentage de la charge des retraites dans les prélèvements obligatoires. Il me semble que ce taux est actuellement de l’ordre de 14% du PIB… ce que certains trouvent excessif!

Mais d’autres affirment, à raison, que ces montants ne sont pas une charge puisque nos ainés participent souvent activement d’abord à l’économie sur les territoires mais aussi au maintien d’une qualité de vie par des actions au sein d’associations qui, sans les personnes âgées, ne pourraient pas fonctionner.

Quant à la volonté de l’Europe derrière cela, je ne partage pas tout à fait le point de vue de Henry Tanson. En fait, chacun de nous par ses actes journaliers participe à cette évolution.
Ne voit-on pas, de plus en plus souvent, les intérêts personnels passer devant l’intérêt général?

Prenez le cas des énergies renouvelables (champs photovoltaïques, éoliennes,…) pour lesquels dès qu’un projet se présente sur un territoire, immédiatement une association se crée pour le dénoncer et l’interdire. Mais ces mêmes personnes sont contre l’énergie nucléaire et pourtant elles exigent de disposer de l’énergie électrique en quantité et en qualité, cela au moindre coût???
Comprenne qui pourra!

Je pourrais citer de nombreux exemples similaires dans tous les domaines… En un mot, tout le monde est d’accord pour vouloir un monde meilleur mais sans que les conséquences ne viennent lui apporter ni des contraintes, ni des coûts supplémentaires.

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