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Ressources humaines

[Appel à témoignage] Racontez votre vie de territorial

Publié le 24/10/2011 • Par La Rédaction • dans : France

Apportez votre témoignage pour raconter votre vie de territorial, et aider vos collègues. La Gazette des Communes s'intéresse à votre quotidien !

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Depuis le 9 mai 2011, chaque semaine, une rubrique inédite de la Gazette s’attache à décrire une situation liée à la vie au travail des agents territoriaux : « C’est du vécu ».

Témoignez vous aussi ANONYMEMENT dans cette rubrique, pour partager les bons ou moins bons événements qui émaillent la vie dans une collectivité : nouveautés de votre environnement de travail, relations avec un nouveau chef, avec un collègue venu du privé, relations avec d’autres collectivités, ou services de l’Etat, confrontation avec un usager, ou félicitations…

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Commentaires

[Appel à témoignage] Racontez votre vie de territorial

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Giga

21/05/2011 05h31

Bonne idée , mais quand penserez-vous aux retraités FPT , lecteurs , qui peuvent témoigner pour les actifs d’une époque où tout était différent du présent ( avant la décentralisation , avant la réforme des finances locales , avant la RGPP , avant l’intercommunalité forcée , avant l’informatisation généralisée , avant la retraite à + de 60 ans …………. )

lucien

21/05/2011 11h19

Bonjour, Je suis un retraité des fonctions publiques ( communales, districales, collectivité locales et territoriales ) j’ai commencé à 14 ans dans une grande commune pour terminersans aucune interruption à l’âge de 62 ans dans les collectivités locales, ce long parcours professionnel m’apportera plus de mauvais que de bons souvenirs sur la justice et la reconnaissance que toutes les hiérarchies osent vouloir apporter à ceux qui se lèvent tôt et travail plus pour gagner moins dans les promotions des échelles indiciaires.Mon autobiographie est éloquent pour mes petits enfants si ceux-ci désirent le lire ? et mon »vécu » est plus que vaste avec les injustices de fin de carrière.. Voilà mon témoignage qui n’intéressera nul doute personne comme d’habitude Merci

DANY

23/05/2011 10h28

Bonjour
Je suis agent technique territorial dans un lycée ou le management est effectué par des agents qui n’ont aucune formation et qualification,donc la loi des petits chefs est très bien appliquée et la région rhone alpes ferme les yeux sur ce gros problème qui entraine de la soufrance au travail et qui débouche sur des ennuis de santé.

Désabusé

25/05/2011 01h25

En proie au doute…

Je commence à me demander si j’ai vraiment ma place dans la fonction publique territoriale !

Voila 10 ans que j’ai intégré la FPT, en tant que non titulaire, dans le domaine des finances.

L’actualité m’a amené à me poser des questions sur ma vie professionnelle : le projet de loi sur la précarité des territoriaux. En effet, ce projet réaffirme la place du statut. Je me dis alors « il va bien falloir que je me décide un jour à devenir titulaire… » car cela va finir par être compliqué de continuer à travailler en collectivité.

J’ai en effet intégré la FPT en tant que non titulaire, parce que franchement en début de carrière, son bac+5 en poche, le salaire d’un attaché débutant, c’est vraiment la misère…

Ce constat fait, il amène une interrogation plus profonde : Est-ce ce que j’ai vraiment envie de devenir, statutairement, un fonctionnaire territorial ?

Pourquoi donc ce doute ?

Ce n’est pas en raison d’un manque de « sens du service public », je pense ne pas en manquer.
Ce n’est pas en raison d’une remise en cause de mes compétences professionnelles, l’exécutif municipal semble tout à fait content de mon travail.
Ce n’est pas non plus en raison de différents relationnels avec mes collègues, l’ambiance est plutôt bonne.
Ce n’est pas non plus un manque d’intérêt pour ma fonction, non, les finances publiques locales m’intéressent vraiment, me donne l’occasion de satisfaire ma curiosité grâce à la transversalité de ce poste.

Mais qu’est-ce qui peut donc me faire douter de mon avenir dans la territoriale…

Après réflexion, je crois que c’est la multiplication des aberrations rencontrées tous les jours :

– comment se fait-il que dans un même service un rédacteur territorial ne donnant pas entière satisfaction soit beaucoup plus payé qu’un adjoint administratif exemplaire alors qu’ils exercent les mêmes fonctions. Et comment se fait-il que le « manager » ne puisse rien changer à cet état de fait !!!

– pourquoi mon élu de référence veut-il absolument se prendre pour le chef de mon service ??? Pourquoi se désintéresse-t-il systématiquement de vraies questions de fond ??? Résultat : je déclare forfait, je le laisse s’amuser avec les contingences quotidiennes et je désespère de le voir un jour s’intéresser réellement à la stratégie financière de la ville…

– pourquoi mes élus ne veulent-ils pas comprendre que respecter les règles et les procédures ne sont pas une perte de temps inutile…

– comment se fait-il que certains services « d’appui » ne sont saisi d’une question que lorsque le problème est bien réel alors qu’une concertation préalable aurait simplement suffi à éviter ce même problème…

– pourquoi donne-t-on une très bonne note à un agent dont on veut se séparer ??? Ah oui, c’est vrai que si on le note mal, personne n’en voudra…

– pourquoi les élus veulent-ils toujours faire plus avec moins, faire de nouvelles choses sans jamais se poser la question de l’intérêt de garder les anciennes, etc…

– pourquoi les actions municipales sont d’avantage guidées par l’optique d’une réélection que par le désir de satisfaire l’intérêt général ???

Ah si l’on pouvait :
– faire sauter ce bon vieux statut de la FPT
– imposer à tous les élus de suivre une vraie formation, une sorte de « certificat d’aptitude à la fonction élective »,
– trouver une parade au « clientélisme » (pas de réélection possible, bof mais quoi alors ?),
… je pense que certaines choses iraient déjà mieux.

Et peut-être alors que je me poserais moins de questions… en attendant, j’envisage sérieusement de changer de voie, mais pour faire quoi ? Car après tout, tout ce que je sais faire c’est m’occuper du service public local !

ddl26

25/05/2011 07h55

bonjour
devant de tels commentaires, de tels sentiments de frustration, le mieux serait de … changer de métier ! personnellement je suis satisfait de mon travail, des fonctions que j’exerce, de mon évolution professionnelle plutôt gratifiante, du service que j’apporte au public, de la mise en œuvre des projets municipaux… de la bonne ambiance entre collègues qu’il faut certes travailler tous les jours (n’oublions que nous sommes tous des miroirs, donc un peu de réflexion !).
que diable, la vie vaut d’être vécue même dans la fonction publique !
allez bon courage à tous…

logique

07/06/2011 10h20

Bonjour,
Je travaille dans un conseil général depuis… la décentralisation de 1982, après un passage en préfecture. Je comptabilise plus de 37 ans de boutique, au plafond de ma catégorie depuis près de 10 ans et je regarde les nouvelles méthodes de management;
Il est vrai qu’il faut débuter dans la fonction publique, mais peut-on, au sortir de l’école, à 24 ou 25 ans gérer le personnel d’un département.
Avec de beaux discours, certes, on nous apprend que l’ancienneté ne compte pas, que l’on obtient de l’avancement au mérite. Il faut ramer tous dans le même sens dit-on.
J’ai écouté, obéi, (comme on me l’a appris), j’ai ramé, ramé, mais mes pagaies n’ont fait que ramener de derrière des jeunots qui me sont passés devant ; Or, maintenant qu’ils sont devant, je suis obligé de les pousser.
Et que dire des critères d’avancement que l’on modifie chaque année en fonction de « l’agent à faire passer »…
DSK n’est pas un cas isolé ; dans toutes les collectivités, certains avancements se font en fonction de la longueur du textile…
Alors, que faire ?

jane

07/06/2011 12h07

je suis rentrée dans la FPT depuis plus de 10 ans en qualité d’ajoint administratif 1ère classe. Ayant réussi le concours de rédacteur, j’intègre une nouvelle collectivité avec un poste à responsabilité. J’ai connu trois collectivités différentes et mon constat reste le même. Moins de personnel pour plus de travail en quantité et en technicité avec un soucis toujours présent la volonté d’un travail bien fait. J’ai entendu à la radio un psychologue qui parlait de la souffrance au travail qui indiquait que souvent les personnes les plus fragiles étaient celles qui étaient soucieuses de rendre un travail bien fait mais qui pour des raisons diverses (essentiellement budgétaires à mon sens) ne pouvait atteindre ce résultat.
Ce qui est sûr , c’est que je me pose régulièrement cette question : est-ce que nous avons réellement le souci d’un service plublic efficace ou simplement la volonteur de soutenir un projet porteur sur le plan électoral au détriment des agents qui croient et travaillent à ce service?

JC

10/06/2011 05h30

bonjour,31 ans de fpt j’ai debuté comme aide pour arrivé agent maitrise prnicipal.J’ai fini responsable de service sans en avoir le retour financier, mais en bien entendu en servant les attentes de la hierarchie.Toujours en droit de faire, mais pas en retour de recevoir voila la fpt.Votre carriére peut-être plus rapide, ci vous êtes du côté politique en place ou syndicale .Enfin tous cela pour dire que la fpt n’est en aucun cas se que l’ensemble des gens pense de cette grande maison.

nini

22/06/2011 08h22

Bonjour. 54 ans, entré dans la FPT en 82 dans une grande collectivité territoriale. Le recrutement des cadres territoriaux démarrait! Avant, c’était des attachés de préfecture. Aujourd’hui, je fais le constat que les métiers sont variés et riches mais que la tendance est à la sclérose de l’administration, plus soucieuse de parfaire ou de développer ses mécanismes (et développer n’est pas forcément synonyme de parfaire), que des attentes des citoyens, de plus en plus oubliés. Autre constat: on est en train de singer ce qu’il y a de pire dans le privé, notamment en Ressources Humaines, comme s’il fallait décrocher un certificat d’efficacité par la simple application de tout ce qu’on voit fleurir dans un monde économique où la préoccupation de l’homme disparaît. Enfin, un bémol sur ce point de vue plutôt négatif. Oui, j’ai encore 8 ans à faire sans pouvoir espérer la moindre augmentation, mais je ne me plains pas trop: je sais trop ce qui se passe dans le privé sur le dos des salariés, corvéables à merci et menacés de licenciement durant toute leur vie professionnelle.
PS: bravo au blogueur qui propose un « certificat d’aptitude aux fonctions électives » pour les élus!

bonbon

23/06/2011 09h31

Bonjour je suis trentenaire.
Suite à une courte expérience dans le privé et depuis mes 7 années de statut de fonctionnaire territorial dans une grande commune, je vais essayer de rester la plus objective possible. Je suis rentrée dans la Fonction Publique Territoriale (FPT) par la petite porte, en tant qu’agent administratif non-titulaire, aujourd’hui j’ai le grade d’adjoint et prépare le concours de rédacteur. Malgré les difficultés rencontrées, je ne cesse de m’accrocher à un idéal que j’espère voir se réaliser.
En effet, comme dans les entreprises du secteur privé, je remarque et m’indigne de nombreuses attitudes méprisantes et marques d’irrespects entre collègues de même grade ou dans les relations avec la hiérarchie ! En parallèle, mon intégration dans le secteur public m’a épanouie professionnellement et personnellement, je rencontre des gens « généreux » qui me rendent fière de notre collaboration plus ou moins longue, et de mon métier (finances et comptabilité). J’ai aussi rencontré des gens qui m’ont fait souffrir, mais cela m’a endurcie.
Cela m’a aussi permis de comprendre que c’est ma génération qui va faire la fonction publique de demain et du coup, je me bat pour :
– protéger un service public de qualité
– gérer mon travail du mieux que je peux avec les moyens que l’on me donne
– tenter de ne pas succomber au stress, à la pression, à la jalousie, aux moqueries,…
– continuer à dire ce que je pense de façon diplomatique et respectueuse
– entretenir de relations cordiales avec les collègues, les syndicats et les supérieurs hiérarchiques (on est pas obligé d’aimer tout le monde, mais comme on travaille, ensemble, plus de 7h30 par jour, autant que ça se passe bien)
Ce n’est pas évident tous les jours, et je ne suis pas la seule à penser que le vent va tourner et les choses vont changer.
Merci à tous ceux qui se sont déjà battus, qui se battent encore et qui se battront toujours pour que l’humain ne soit pas oublié et que nous ne soyons pas qu’un matricule, un numéro de dossier, un grade ou une catégorie….
Bon courage et bonne continuation à tous (vie active ou retraités)

Walter Légo

27/06/2011 02h41

Bonjour,

excellente initiative! Est-ce qu’elle s’adresse aussi aux … CONTRACTUELS? Mais à coup sur pas à ceux qui ont rejoint la cohorte Pôle emploi après des années de bons et loyaux services (notation et appréciation en témoignent, encore que ; cf le commentaire de « désabusé en proie au doute »!).

Nous sommes des dizaines de milliers. Simples variables d’ajustment (tiens, mon correcteur d’orthographe me suggère « variables d’injustement » !)?
Vrai problème en tout cas.
Mes ex collègues étaient et restent des gens sympathiques, accueillant, compétents, efficaces, investis pour la plupart. mes semblables allais-je écrire (toute modestie mise à part). Mais ils étaient « dedans ». ils y sont encore. Moi je suis « dehors », juste un peu moins « semblable ». Sacré distinguo.
La FPT est « une bonne maison » (de tous points de vue en ces temps incertains). Mais son sacro-saint statut manque vraiment de souplesse…

cdsjb1

07/09/2011 01h34

Bonjour,

Après 33 dans la même collectivité, le constat final n’est pas tout rose, mais pas tout gris non plus, les maires passent et ne se ressemblent pas, les DG les suivent, et nous nous restons là à faire tourner la boutique.
Les collègues pour la plus part tournent et retournent leur veste au gré des fluctuations électorales. Certains patientent en faisant le dos rond en attendant des jours meilleurs, d’autres nagent dans le sens du courant, (c’est certainement moins fatiguant !) .
La FPT c’est aussi la possibilité de continuer à se former en CNFPT, de gravir des échelons par concours interne, sans avoir besoin de copinage pour avancer.(et en rencontrant d’autres agents d’autres collectivités on s’apperçoit que : « c’est partout pareil  » ! )

Pour finir, je ne regrette pas cette carrière, qui m’a aussi permis de rencontrer des personnages extraordinaires, investis de toute leur âmes dans la FPT, qui y rentrent comme on rentrerai dans les ordres, avec foi , ce sont de fidèles employés mais parfois aussi des élus presque parfaits .

silvi

07/09/2011 07h17

bonjour,
j’ai intégré la FPT il a plus de 10 ans après une courte carrière dans le privé. Je suis rentrée en tant qu’agent d’accueil dans une commune de 3000 habitants pour finalement gravir les échelons à passant les concours et en montrant ma motivation chaque jour à ma hiérarchie pour aujourd’hui occuper un poste de DGS dans une commune de 5000 habitants.
Mon métier me passionne même s’il est vrai qu’il est difficile. Je crois que la FPT offre des possibilités de formation, de postes divers et variés et je suis persuadée qu’avec beaucoup de motivation et de travail on peut faire sa place e s’épanouir dans son travail.
C’est aussi à nous, agent de la FPT, de faire en sorte que notre quotidien soit agréable : s’approprier les projets des élus, construire en équipe, respecter ses collègues de travail. Je dirai que le plus difficile est la communication, quelle soit ascendante ou descendante, nous souffrons tous d’un manque de communication. Soit parce que nous communiquons mal : pourquoi envoyer un mail à sa collègue qui a un bureau à côté au lieu de passer la voir et boire un café avec elle et discuter du projet? A vouloir aller vite, le résultat n’y est pas!
Je crois aussi que nous devons nous remettrons en question au quotidien, que l’on soit cadre ou agent, on a toujours à apprendre des uns et des autres.
Il faut avancer ensemble vers un objectif commun : le service public et l’intérêt général. En tant qu’encadrant, je crois que notre responsabilité est de véhiculer aux agents cette notion de service public, qui malheureusement se perd de nos jours !.

n'importe quoi

08/09/2011 08h34

Tu oublies un élément important dans ton analyse, tes efforts d’adaptation, de formation etc..ne pèsent pas grand chose face à l’irrationnel qui entoure trop souvent la sphére politique locale et de manière générale la détention du pouvoir hiérarchique. Travailler pour l’intérêt général est un leurre de nos jours ne crois-tu pas?

Kafka

08/09/2011 12h04

Bonjour,

Publierez-vous ou vous abstiendrez-vous ? Cela sera votre décision mais sachez que tout ce que je dis est vrai et arrivé.

Cdt

Les collectivités locales sont peu connues de l’intérieur. Toutes ne sont pas comme celle que je décris mais beaucoup ont de très gros problèmes de fonctionnement.
Dans la mienne, c’est le règne de la terreur, du mépris et de l’avilissement des agents par des hiérarchies viles et serviles rampant devant leur maître, encore plus méprisant … le maire.
C’est le règne des dysfonctionnements, de l’incompétence ou plutôt du refus de la compétence où la courbette est tellement pratiquée que la lombalgie est évidemment la première cause d’accident du travail.
Pourquoi anonyme ? Mais pour survivre ! Parler publiquement est un suicide. Un fonctionnaire titulaire n’est absolument pas l’abri de la hargne et de la rancœur de sa hiérarchie ou de ses élus ; surtout de son Maire.
Je ne sais pas si j’arriverai à retranscrire le quotidien aussi kafkaïen que bananier de cette mairie, mais je vais m’y atteler…
Un maire à son quatrième mandat plus un préalable en tant qu’adjoint.

Un adjoint au finances (ancien directeur financier de la ville sur le précédent mandat) et qui est directeur financier de la CA que la ville doit intégrer (étonnant non et surtout interdit par la loi). De plus presque personne ne l’a rencontrée depuis deux ans, il passe une fois par semaine, tard le soir, signer des parapheurs. Par exemple il n’est par libre pour le bureau municipaux de préparation du budget.
Dans une ville de 26 000 habitants, la direction générale est passée de un DGA sur la précédente mandature à six maintenant.
La DRH, qui a commencée comme ATSEM, n’a jamais passée aucun concours (belle exemple de promotion sociale « au mérite » est aussi la sœur d’un maire adjoint. Quiconque y verrait une relation de causalité serait d’une rare médisance.
Comme les deux premières années de la mandature nous avons fonctionné sans DGS ; c’est le dirCab qui en a fait office bien que toujours absent car lui-même élu ailleurs et en formation à Sciences-Po – payées par la ville, bien sûr. A ce sujet maintenant que sa formation est arrivée à son terme la ville va pouvoir profiter de sa nouvelle compétence. Eh bien non ! Il quitte la collectivité.

Enfin seul un esprit aussi mal avisé que le mieux s’étonnerait que le « protégé » du maire (statut véritablement très délicat à définir sans être ni médisant, ni diffamatoire, ni vulgaire) bénéfice d’un emploi quasi-fictif, que la Mairie exige qu’on lui re-alloue des congés alors qu’il largement consommées ses cinq semaines et le reste à l’avenant.

Il faut encore un véritable mauvais esprit pour s’inquiétait du comportement d’un maire qui déboule dans les services, devant le public, en hurlant sur le personnel allant jusqu’à bousculer physiquement une directrice de service mais qui par contre protège pendant des années un harceleur sexuel ou un raciste notaire et son épouse.
Vous ne vous étonnerez pas que j’évoque le nombre d’agents sanctionnés pour avoir déplus ou n’être plus d’actualité, les délégués syndicaux bloqués dans leur avancement et obligés de quitter cette ville régulièrement condamnées au TA.
Peut-être est-ce normal quant on sait qu’à ses vœux le maire dit en parlant de la ville et du personnel « quand on aime son chien (la ville) on supporte ses puces. »
Pourtant un agent qui part est systématiquement retenu le plus longtemps possible, certains même ont eu leur notation descendue de plusieurs points, juste parce ce qu’ils partaient. C’est vrai, quoi. On ne quitte pas un si joli paradis.

Alors bien sur tout le monde souhaite partir mais tout le monde ne le peut pas : l’âge, les enfants, le conjoint, les transports vers un travail à l’extérieur quand on réside dans la ville et bien d’autres raisons de ne pas tout chambouler et puis pourquoi devrait-on fuir devant des êtres aussi méprisables.

La territoriale totalise le plus grand pourcentage d’arrêt de maladie, le plus grand pourcentage de pathologies liées au mal être au travail ; ce n’est surement pas sans raisons, non !

n'importe quoi

08/09/2011 08h25

Justement je viens de réaliser un livre intitulé « fonctionnaire malgré moi » qui sortira prochainement des éditions Baudelaire à Lyon. Il évoque l’ascension de ma carrière et les aspects statutaires sur une trentaine d’années de la base au sommet dans la filière administrative de la FPT mais surtout les dérives liées au pouvoir politique local, l’évolution des relations et les conditions de travail dans la Fonction Publique depuis 30 ans. Ce livre n’a pas de caractère polémique comme celui de Zoé sorti l’année dernière mais tente de démontrer la détérioration humaine relative à l’application des nouveaux modes de management dont j’ai été soit directement confronté ou témoin.
Ce livre devrait sortir courant Novembre au plus tard.
Si cela vous tente, vous pourrez peut-être vous y reconnaître et partager avec moi les propositions qui y sont faites?

coco

25/10/2011 08h58

Bonjour,

Beaucoup de ces commentaires me rappelle mon vécu dans la collectivité. Il est vrai que la communication est un réel problème, mais ce qui de mon point de vue est cause de malaise dans la FPT c’est les promotions et avancements qui selon la conjoncture économique fluctue. Les agents qui se donnent à fond en suivant des formations, passant des concours pourraient espérer que leur travail et leur implication dans le service public soient mieux valorisés par une rémunération plus juste.

De mon point de vue, tout n’est pas tout rose, mais tout n’est pas tout gris non plus. Ceux qui ont travaillés dans certaines entreprises privées peuvent en témoigner, mais je constate que la collectivité dans laquelle je suis est encore respectueuse de ses agents contrairement à certains témoignages lus qui m’ont choqués.

Je reste persuadée que travailler pour l’intérêt public reste un sacerdoce.

Bernie

25/10/2011 11h03

A la lecture des différents témoignages, je retrouve certaines de mes convictions. Issue d’une famille de fonctionnaires et titulaire depuis 8 ans, de mon point de vue la fonction publique a beaucoup évolué. Il y a du bon et du moins bon. + de précarité, + de frustration, + de jeunes diplômés qui rentrent dans la FP pur la sécurité.

Au quotidien, je constate qu’il y a deux catégories de fonctionnaires : ceux qui bossent, sur qui la hiérarchie s’appuie, hommes/femmes de confiance avec un sens du service bien fait souvent supérieure en qualité à ce que l’on peut trouver dans le secteur privé. Ces fonctionnaires là de tous âges finissent par s’épuiser. Mais ils continuent magré tout.
Il y a les autres. Ceux qui véhiculent la mauvaise image du fonctionnaire. Pour plein de raisons, ils sont aigris, n’ont aucun objectif professionnel et ils ne pensent qu’à regarder leur calendrier en pensant aux prochaines vacances. ces fonctionnaires également de tous âges sont épuisants. On ne peut pas compter sur eux ou très peu. Ils peuvent polluer une ambiance, vite fait bien fait.
Il faut accepter cette situation. Nous vivons ensemble près de 8H/jour.

Quel avenir pour les fonctionnaires ? les notions de service public, d’usager sont sans cesse affirmée, réaffirmée par les élus. Mais ceux-ci les utilisent souvent pour flatter l’électeur. Donc il ne faut pas froisser. Et surtout en cas de changement on défait ce qui a été fait. Pourquoi ?

Quant au statut, est-il ou non adapté à la réalité ? Difficile à dire.
Je crois qu’en fonction de son parcours, nous sommes plus ou moins satisfaits. En ce qui me concerne, je suis mon petit bonhomme de chemin dans les échelons de mon grade en me demandant qu’en est-ce que j’aurai une augmentation de salaire digne de ce nom… Je rêve…

Les collectivités disposent de métiers diversifiés et souvent enrichissants. Personnellement, en toute connaissance de la réalité des collectivités, je ne me voyais pas travailler dans une entreprise privée. Je refuse l’idée d’une rémunération en fonction du quantitatif. On peut en « abattre » sans se soucier de la qualité. Les distorsions aussi entre les fonctions occupées et la catégorie A, B, ou C des agents provoquent chez moi quelques crispations…
Bref, à long terme, je crois que le salarié et le fonctionnaire auront des statuts assez similaires. La sécurité de l’emploi fera partie des manuels d’histoire. La précarité sera encore plus présente qu »aujourd’hui.
Alors dans l’immédiat, wait and see.

danielle50

25/10/2011 06h03

Bonsoir, je travaille dans un Conseil général de la Région Ile de France. L’an prochain, je serai à la retraite et ai tout de même réussi à atteindre le niveau d’Attaché principal. Toutefois, et c’est bien dommage : aucune reconnaissance car les tâches que l’on me confies sont plus qu’en deçà. Je parts avec beaucoup d’amertume. Quel gâchis !

caro

27/10/2011 05h52

Je suis entrée dans la fonction publique avec une grande foi en ma mission.
Il ne m’a fallu que très peu de temps pour m’apercevoir que ma foi ne ferait aucun poids face à système pyramidal où chacun pense d’abord à ses petits intérêts et à « ce qu’on dira plus haut ».
Jai constaté que la ftp est avant tout un terrain politique et que les agents qui sont vraiment en contact avec le public ne disposent que de peu de moyen d’agir efficacement.
Je suis inquiète pour l’avenir du service public.

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