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Elections

Adjoint aux finances, un tremplin pour devenir maire

Publié le 20/01/2020 • Par Romain Gaspar • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, France

echarpe-maire-illustration
AdobeStock
A moins de deux mois des élections municipales, dans plusieurs villes d’ex maires-adjoints aux finances sont candidats au poste suprême de maire. Cette fonction est devenue en quelques années souvent un passage obligé pour devenir édile de sa commune. Décryptage.

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De Dives-sur-mer à Bordeaux, dans de nombreuses communes, d’actuels ou d’anciens adjoints aux finances se présentent pour succéder au maire sortant lors des scrutins des 15 et 22 mars prochain. Un phénomène qui s’explique par le prestige de la fonction selon Antoine Homé. Le maire de Wittenheim (14 500 hab., Haut-Rhin) et rapporteur de la commission finances et fiscalité locales de l’Association des Maires de France ne le cache pas. « Adjoint aux finances est un poste stratégique car il est panoramique et permet de voir l’ensemble des domaines municipaux. Cette fonction est confiée par le maire à quelqu’un en qui il a une confiance absolue ».

Un levier de pouvoir

Le politologue Patrick Le Lidec le confirme. « C’est un poste extrêmement privilégié en termes d’informations par rapport aux autres délégations qui sont davantage enfermées dans des spécialités sectorielles ». Le maire adjoint aux finances a une mission primordiale : la préparation du budget. Il a ainsi le pouvoir, en concertation avec le maire, d’arbitrer l’allocation des ressources. C’est un levier de pouvoir extrêmement important car le maire-adjoint en question décide d’allouer les moyens et définit les priorités. C’est pour cette raison que « ce poste a plutôt tendance à être attribué à un fidèle du maire. Un adjoint dans lequel l’édile n’aurait pas toute confiance et qui aurait accès à toutes ces ressources risquerait de rapidement devenir un concurrent », analyse Patrick Le Lidec. Pour Antoine Homé le nombre important d’ex-adjoints aux finances parmi les maires ne s’explique pas uniquement par la thématique de la délégation : « souvent ces élus sont premier ou deuxième adjoint donc naturellement de possibles successeurs ». Et certains maires n’hésitent pas à conserver cette délégation tellement le sujet est central.

A Bordeaux (249 712 hab., Gironde) l’actuel maire de la ville depuis mars 2019, Nicolas Florian, en était bien conscient lorsqu’il a rejoint Alain Juppé lors des municipales de 2014. « J’avais identifié que le poste des finances me mettait au cœur du système. J’avais en tête que ce poste pouvait être un tremplin dans le cadre d’une succession future. »

Attention à la politique des ratios

Cette montée en puissance des adjoints aux finances dans les communes s’expliquent par la raréfaction et les tensions croissantes sur les ressources à cause de la baisse des dotations et du désengagement de l’Etat. D’après Patrick Le Lidec, « il y a encore 20 ans, les élus gouvernaient dans un univers d’abondance des ressources. Les budgets ne se construisaient pas de la même façon. On commençait par définir les besoins puis on ajustait les ressources aux besoins tels qu’on les avait construits. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Le cadrage de départ joue un rôle de plus en plus important ».

La fonction est généralement très demandée mais elle n’a pas que des avantages. Pour Nicolas Florian, Il faut faire attention « à ne pas s’isoler de l’extérieur ». L’autre risque, selon le maire de Blagnac (23 800 hab., Haute-Garonne) Joseph Carles, « c’est que la gestion devienne la finalité alors que c’est un moyen pour conduire nos politiques. Je souhaite que ce soit toujours le politique au pouvoir et non le financier. L’orthodoxie financière est décalée par rapport à la réalité et je la condamne », assume le maire de la ville depuis octobre 2017 et candidat à un deuxième mandat en mars 2020.

Une critique déjà dénoncée dans nos colonnes en 2017 par le Secrétaire général de l’AMF et maire (UDI) de Sceaux (19 500 hab., Hauts-de-Seine), Philippe Laurent. « C’est le règne du chiffre ! Les nouveaux élus, plus jeunes, sont sensibles aux ratios. C’est un danger. » Les responsables publics, soucieux de répondre d’abord aux injonctions réglementaires et normatives, sont alors tentés de ne se reposer que sur la rationalité des indicateurs : « Ma ville est montée un moment à cent ans de capacité d’endettement quand sept sont jugés normaux. Ma ville est toujours là », plaisante Philippe Laurent, également ancien président de la société PLC consultant.

Un poste très politique

C’est pour cette raison que Nicolas Florian préfère « quelqu’un qui se forme sur le tas que d’être un cloisonné par des techniques budgétaires. Un expert-comptable est souvent dans des logiques budgétaires. Or, la construction d’un budget municipal est assez éloignée de la construction du budget d’une entreprise ».

Mais cette volonté est loin d’être la règle dans toutes les collectivités. « Il y a des professions qui prédisposent à accéder à ces fonctions. L’adjoint des finances de la ville de Paris vient par exemple de la direction du Budget. Si on raisonne à l’échelle d’une petite ville, l’expert-comptable va souvent être catapulté adjoint aux finances. On observe une surreprésentation des élus qui ont fait des études, en particulier ceux avec une spécialisation économique ou budgétaire et une sous-représentation des femmes et des minorités à ce type de poste », note Patrick Le Lidec. Nicolas Florian le répète. Un bon technicien ne suffit pas. Il avertit : « un bon adjoint aux finances doit avoir du poids politique car pour les arbitrages il ne faut pas que l’on essaie d’aller voir le maire si l’adjoint ne donne pas une réponse positive ».

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Commentaires

Adjoint aux finances, un tremplin pour devenir maire

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HERMES

20/01/2020 09h35

J’adore ces propos affirmant que la gestion politique et plus importante que la gestion financière. C’est un peu oublier trop vite le sens initial du mot « politique »: gestion de la ville.

S’il y a plus de vingt ans on construisait d’abord un projet chaque année et l’on trouvait les moyens pour le réaliser, c’était souvent soit en augmentant les taux des taxes locales, soit en s’endettant voire mieux en utilisant les deux leviers en même temps.
Si au début des années 1980, les taux des taxes locales et donc des prélèvements liés permettant à tous de s’acquitter de cette dette (obligatoire), aujourd’hui, la situation est parfois diamétralement opposée. En raison de taux prohibitifs, certaines communes ne trouvent plus de futurs habitants pour acheter un terrain à bâtir ou un bien immobilier.

Pour faire simple, les futurs propriétaires en ont assez d’être pris pour des pigeons!

Cela se ressent pour ceux qui veulent vendre un bien dans ces communes… les prix sont parfois (souvent) inférieurs au même bien acheté alors que le franc régnait en maître sur le territoire et que l’on n’imaginait pas encore que l’euro serait créé.
Certains affirment qu’être propriétaire d’un bien immobilier c’est s’enrichir en dormant! Il s’agit là d’une vision très parisienne qui démontre que ces personnes sont bien éloignées des problèmes de ceux qui résident dans la France profonde.

S’il est vrai que le poste d’adjoint au finances peut être un tremplin pour accéder au poste suprême, je constate que l’une des listes qui se présente sur ma commune n’a pas envisagé de créer cette fonction… C’est étonnant! Le futur maire aurait-il si peu confiance dans ceux qui l’accompagnent?
L’avenir le dira.

Pour en terminer, il est temps que les élus assimilent que le temps où l’on pouvait augmenter les impôts comme ont le souhaite est terminé: être amené aux plus hautes fonctions n’a pas pour objectif de faire plaisir aux uns contre les autres. Il s’agit de prendre les mesures qui permettront un développement harmonisé de la population au sein de la commune ou département…

Comme me disait il y a fort longtemps un vieil ami: « si tu attends qu’on t’aime en exerçant tes fonctions, change de métier! »

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