Revue de presse

RE2020 – Pesticides – Ours – Véhicules électriques… toute l’actu de la semaine

Par • Club : Club Techni.Cités

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Retrouvez l'essentiel de l'actualité du 11 au 17 janvier sur les thématiques qui concernent les ingénieurs et les techniciens des collectivités territoriales : environnement, déchets, transports...

RE2020 – Le gouvernement a dévoilé les derniers arbitrages sur la future réglementation environnementale 2020 (RE2020) [lire aussi notre article]. Comme le rappelle Batiactu, il s’agit de faire baisser le coefficient d’énergie primaire de l’électricité de 2,58 à 2,3 et de fixer le contenu carbone du chauffage électrique à 79 g/kWh. L’article souligne que l’Association française des pompes à chaleur (Afpac) approuve ces mesures tout en demandant « à ce que la consommation d’énergie décarbonée […] soit accompagnée d’une obligation de consommer de la chaleur renouvelable ». De son côté, Coenove (qui réunit les acteurs de la filière gaz) dénonce un « tour de passe-passe » de la méthode de calcul du contenu carbone et, concernant le coefficient d’énergie primaire de l’électricité, elle souligne que « la Commission européenne a retenu une méthode de calcul qui fait référence conduisant à une valeur de 2,8 sur le mix électrique français ». Autre information importante : la RE2020 s’appliquera dans les bâtiments neufs à partir du 1er janvier 2021.

Pesticides agricoles… – Un article de Reporterre revient sur le récent arrêté réglementant l’utilisation des pesticides près des habitations [lire aussi notre article] démontrant notamment que la plupart des associations de défense de l’environnement le critiquaient vertement. De son côté, la FNSEA se montre aussi remontée, mais pour d’autres raisons. Selon 20 Minutes, le syndicat d’agriculteurs juge le texte précipité et contenant des « zones d’ombre » en particulier sur les alternatives autorisées et l’accompagnement des agriculteurs. La FNSEA réclame donc un moratoire sur le texte et menace de de bloquer les stations d’épuration en ne prenant plus en charge les boues d’épuration.

… et ferroviaires – Alors que la SNCF s’est engagée à renoncer au glyphosate en 2021, la ministre de la Transition écologique et solidaire presse l’entreprise publique d’agir dès cet été. Citée par Novethic, Elisabeth Borne affirme que « personne ne comprendrait que la SNCF ne s’engage pas dans la sortie du glyphosate ». Le site rappelle en effet que l’usage des pesticides est encore autorisé sur les terrains gérés par les entreprises (comme la SNCF) et que cette dernière, pour des questions de sécurités des rails, en utilise beaucoup pour désherber ses voies et les abords immédiats. Alors que le budget désherbage de la SNCF devrait passer de 30 à 500 millions d’euros, l’entreprise expérimente actuellement des solutions alternatives.

Touchez pas au grizzly – Alors qu’il avait autorisé le lâcher de deux femelles ours dans les Pyrénées en 2018, Emmanuel Macron a affirmé, devant les présidents des chambres d’agriculture locales, l’arrêt des réintroductions d’ursidés. Et pourtant, selon Alain Reynes, président de l’association Pays de l’ours cité par France Info, « il y aura de nouveaux lâchers dans les Pyrénées, parce que c’est une obligation européenne ». « Il a fait sa part », précise-t-il cependant, avant d’ajouter : « Le seuil de viabilité n’est pas atteint […] il en faut plus pour avoir une population viable ».

Bornes électriques – 213 000 véhicules légers électriques pour 28 666 points de recharge. C’est ce qui ressort de la dernière étude Avere, citée par Les Echos. Selon l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique, ces infrastructures sont en hausse de 15% sur le territoire national mais elles masquent une forte disparité : les régions Ile-de-France (4051 bornes) et Occitanie (près de 3400) concentrent à elles deux le quart des points de recharge. A l’inverse, les départements de la Haute-Corse, de la Seine-Saint-Denis et de la Haute-Loire affichent, en moyenne, une borne pour 10 000 habitants.

Verts maires – A quelques semaines des élections municipales, un collectif d’une centaine de maires ou candidats ont signé une tribune dans Libération pour appeler à lutter localement contre le réchauffement climatique. Après avoir rappelé que « si les villes n’occupent que 2% de la surface de la planète, elles produisent 80% des émissions de CO2 et consomment 75% de l’énergie mondiale », ces élus de gauche s’engagent à créer des Giec locaux et à organiser des Cop 26 territoriales en s’inspirant notamment de l’exemple rouennais [lire aussi notre article].

Béton (dés)armé – Alors que l’artificialisation des sols est loin d’être enrayée [lire aussi notre article], le groupe de travail mise en place par le ministère de la Transition écologique doit se réunir à nouveau la semaine prochaine. Comme le rappelle Le Monde, son but est de définir des mesures concrètes, avant la fin du premier semestre, et de voir comment accompagner les communes pour tendre vers l’objectif zéro artificialisation nette des sols.

Et aussi…

A la découverte de Cozzano, petite commune corse, « smart village » entièrement connecté [France Inter] ;

A l’image de Pau, Toulouse veut aussi ses bus à haut niveau de service à hydrogène [La Dépêche] ;

Comment toutes les questions de mobilités se sont imposées comme enjeu principal des prochaines municipales [Mobilettre].

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