Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club prévention sécurité

Sécurité civile

Sapeurs-pompiers : communes et départements demandent une participation de l’Etat

Publié le 13/01/2020 • Par Mathilde Elie • dans : Actu prévention sécurité, France

AdobeStock_190851597_jonives
jonives / Adobe Stock
Dans une lettre adressée au ministère de l’Intérieur, l’Association des maires de France et l’Assemblée des départements de France demandent à l’Etat de nouvelles ressources pour pouvoir financer la revalorisation de la prime de feu, principale revendication des sapeurs-pompiers, en grève depuis le mois de juin 2019.

Ma Gazette

Sélectionnez ce thème et créez votre newsletter personnalisée

Après sept mois de grève, les sapeurs-pompiers sont toujours dans l’impasse. Ils réclament  notamment la revalorisation de la prime de feu, de 19 à 28%. Il s’agit là du « premier levier pour la prise en compte du malaise de la sécurité civile et la reconnaissance de la nation de l’exposition aux risques », estime l’intersyndicale (CGT, FASPP-PATS, FO-SIS, CFDT-SDIS, UNSA-SDIS, SPASDIS-CFTC, Avenir Secours, CGE-CGC) dans un communiqué publié le 9 janvier. Elle appelle par ailleurs à poursuivre le mouvement avec un nouveau rassemblement le 28 janvier, à Paris.

De leur côté, les financeurs des Sdis, départements et communes, déclarent être dans l’impasse. « Une telle augmentation représenterait un impact budgétaire annuel estimé à environ 130 millions », écrivent François Baroin, président de l’Association des maires de France (AMF), et Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des départements de France (ADF) dans un courrier adressé au ministère de l’Intérieur le 10 janvier, au lendemain d’une rencontre avec les syndicats.

S’ils reconnaissent la légitimité de cette revendication, ils affirment ne pas pouvoir y répondre, faute de moyens. « Dans le contexte budgétaire actuel, une telle augmentation de charge n’est pas supportable sans ressource supplémentaire ou suppression de charge existante », poursuivent-ils. Une position déjà défendue par Olivier Richefou, président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS) et du conseil départemental de la Mayenne, interrogé par la Gazette en octobre dernier.

Lors du congrès des sapeurs-pompiers, le ministre de l’Intérieur avait bien avancé plusieurs pistes, parmi lesquelles un pacte budgétaire avec les financeurs ou encore les marges de manœuvre financières obtenues grâce aux mesures prises en matière de secours d’urgence à la personne pour faire baisser la pression opérationnelle sur les Sdis. Des pistes « intéressantes » selon l’AMF et l’ADF, mais pas à court terme.

Pour aller vers une résolution du conflit plus rapide, les élus proposent ainsi « une revalorisation à leur juste coût du montant des remboursements des missions de carences ambulancières assurées par les sapeurs-pompiers, la suppression des sur-cotisations versées à la caisse nationale de retraite des collectivités locales pour l’intégration de l’indemnité de feu dans le calcul des pensions, ou encore l’augmentation de la fraction de taxe spéciale sur les conventions d’assurances versées aux départements pour le financement des Sdis ».

 

Le ministre de l’Intérieur dresse sa feuille de route pour 2020

A l’occasion d’un déplacement en Mayenne, à Saint-Berthevin, vendredi 10 janvier, le ministre de l’Intérieur a présenté ses vœux à la sécurité civile. Après avoir rappelé les différents chantiers aboutis et entamés en 2019 (volontariat, féminisation des effectifs, directive européenne sur le temps de travail, conditions d’engagement, protection des sapeurs-pompiers avec notamment la mise en place des caméras-piétons), Christophe Castaner a présenté ses objectifs pour 2020.

Tout d’abord, l’amélioration des conditions de travail, via notamment la baisse de la pression opérationnelle. « Une intervention a lieu toutes les 7 secondes et 80% de vos missions consacrées au secours aux personnes. Ces missions, vous les acceptez et les menez avec détermination. Il n’est pas question de s’en défausser, mais il est question de garantir que toutes celles que vous menez soient justifiées », a-t-il déclaré, ajoutant qu’ « un sapeur-pompier, ce n’est pas et ce ne sera jamais un ambulancier avec un camion rouge ». Pour cela, le ministre mise sur la généralisation des centres d’appel communs pour une meilleure répartition des missions entre le Samu et les sapeurs-pompiers.

Evoquant le Livre blanc sur la sécurité intérieure et la révision des doctrines opérationnelles, Christophe Castaner souhaite « faire entrer la sécurité civile dans le XXIème siècle ». Cela devrait également passer par « une réflexion profonde pour un schéma national de formation des sapeurs-pompiers et, plus largement, de la sécurité civile ».

Enfin, le ministre de l’Intérieur a abordé le délicat sujet de la réforme des retraites, rappelant les engagements pris à l’égard des sapeurs-pompiers. « Nous avons aujourd’hui l’assurance que la dangerosité des missions que vous exercez pour la protection des Français sera reconnue dans le projet de réforme. » Au-delà de la question des retraites, le ministre a affirmé avoir « bien compris les revendications portées par les organisations syndicales », mentionnant la proposition adressée aux financeurs en novembre dernier. Pour rappel, il s’agit de permettre une négociation locale du taux de la prime de feu avec une différenciation catégorielle. Une proposition fustigée pour les syndicats.

Pour conclure, Christophe Castaner a souligné l’importance du partenariat entre l’Etat et les collectivités territoriales. « Cette coopération doit se reposer sur la capacité à voir à long-terme. C’est pourquoi j’ai demandé la mise en place d’un pacte capacitaire pluriannuel. Il permettra de visibilité sur la durée sur les budgets et les moyens de chaque SDIS. Il s’agira également d’avoir une réflexion plus large sur les risques, à un niveau zonal, pour que nous puissions toujours être en capacité d’agir. »

Thèmes abordés

Réagir à cet article Vous avez une question ? Posez-la à notre juriste

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur le Club prévention-sécurité

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Sapeurs-pompiers : communes et départements demandent une participation de l’Etat

Votre e-mail ne sera pas publié

Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement