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Développement durable

L’économie circulaire, un levier pour les quartiers populaires ?

Publié le 10/01/2020 • Par Véronique Vigne-Lepage • dans : France

déchets
Pixabay
Protection de la planète, maîtrise des budgets des familles, restauration d'une capacité d'agir,... Les avantages sont nombreux à conduire, dans les quartiers politique de la ville, des projets en faveur d'une économie circulaire. Mais les initiatives, nombreuses, peinent encore à trouver leur modèle économique. Telles sont les conclusions d'une journée d'échanges organisée le 10 décembre par le centre de ressources d'Auvergne-Rhône-Alpes, Labo Cités.

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L’économie circulaire peut représenter un levier de développement pour les Quartiers politique de la ville (QPV), pour peu qu’on s’appuie sur leurs habitants : c’est ce qui ressort d’une journée d’échanges entre professionnels de la politique de la ville, le 10 décembre à Vaulx-en-Velin (Rhône). Organisée par le centre de ressources Labo Cités, elle s’inscrit dans le cadre d’un cycle de qualification et d’échanges que celui-ci anime, de novembre 2019 à avril 2020, sur « la transition écologique et solidaire dans les quartiers populaires ».

Si les habitants des QPV sont concernés par l’épuisement de la planète au même titre que le reste de la population, certains enjeux y semblent plus prégnants qu’ailleurs. « Les gens y ont, de manière contradictoire, à la fois la préoccupation de faire des économies et celle de consommer ce qui correspond au modèle de la société, ce qui ressemble au progrès », note Audrey Forot, chargée de mission au Centre international de ressources et d’innovation pour le développement durable (Ciridd).

Ce que confirme William Lafond, chef de projet aménagement au GIE « La ville autrement », qui regroupe 15 structures de logement et d’hébergement : « Nous sommes effarés par la quantité de déchets produits par les habitants : ayant un sentiment de relégation sociale, ceux-ci consomment beaucoup, veulent le dernier produit high tech, des biens jetables…. qui leur donnent l’impression d’exister ».

Capter « l’énergie positive »

Pourtant, assure Luc Voiturier, chargé de projet à ABC HLM, l’association régionale des bailleurs sociaux, « l’énergie positive ne doit pas être sous-estimée ». Capter cette énergie doit permettre de répondre à des enjeux à la fois environnementaux (réduction de la consommation et des déchets), économiques (maîtrise du budget pour chaque foyer,  création d’emplois) et sociaux (empowerment, lien social).

Rendre les habitants acteurs est ici à la fois un moyen et un but. La Métropole de Lyon, par exemple, s’appuie sur les participants à son concours « Famille zéro gaspillage » pour sensibiliser la population à ce sujet : «Ces participants disent avoir appris des choses, comme acheter en vrac, choisir des produits ayant un emballage recyclable, etc, note Lauréline Bourit, chargée de mission économie circulaire à la Métropole. L’enjeu est de les faire devenir des ambassadeurs ».

Pour que la communication soit efficace, précise-t-elle, il faut qu’un élu, voire toute la collectivité, donne l’exemple. «Nous constatons nous aussi qu’il vaut mieux venir en appui des événements des associations, plutôt que de créer les nôtres et attendre que les habitants viennent », surenchérit Gwendoline West-Bienvenue, chargée de mission environnement à la Ville de Vaulx-en-Velin. Ainsi, parties de la fabrication de leurs propres produits de beauté et d’entretien, des mères de familles réunies en une association que la commune soutient, plaident désormais dans les écoles pour la réduction des déchets.

Partir des besoins des habitants

Les centres sociaux et autres structures de terrain sont des « lieux noeuds », estime Audrey Forot, qui font« qu’une idée devient un projet collectif». Ils permettent aussi de s’appuyer sur les envies de la population. Les ateliers de réparation et d’initiation au vélo, par exemple, remportent énormément de succès, car ils correspondent à un besoin. De même pour la réparation de fauteuils roulants et autres matériels médicaux.

La Scic Trira, qui réunit des groupes Emmaüs, des associations et des collectivités, est, elle, débordée de candidatures pour les emplois d’insertion qu’elle propose pour le reconditionnement de matériel informatique, alors qu’elle peine à pourvoir ceux nécessaires à son activité espaces verts. Quant au GIE La Ville Autrement, il étudie comment faire des « garages de rue » une activité économique « officielle ».

Car pour l’heure, les projets liés à l’économie circulaire, cherchent encore souvent le modèle économique qui leur permettra de créer des emplois. Pour cela, certains acteurs essaient de s’appuyer sur les ressources locales : c’est le cas, par exemple, de ces femmes d’un quartier lyonnais qui récupèrent les chutes des soyeux pour créer et vendre les vêtements et sous-vêtements qu’elles cousent ou encore de ces membres d’une Maison de quartier de Romans, dans la Drôme, qui font des conserves à partir des fruits et légumes « moches », donc invendables, des producteurs des environs.

Une action « déchets » stabilisée économiquement

«Mais pour l’instant, seule notre action Tribox est stabilisée économiquement, assure Luc Voiturier, car elle repose sur une décision publique, la création de l’éco-participation qui finance des filières de valorisation ». Tribox se veut une solution au problème chronique des encombrants jetés en pieds d’immeubles : les bailleurs sociaux proposent à leurs locataires de déposer ces objets devant des locaux de proximité dédiés, à l’intérieur desquels les employés d’une entreprise d’insertion les trient, avant que chaque éco-organisme ne vienne collecter ce qu’il est chargé de recycler (cartons, verre, déchets électriques et électroniques…). «Nous accompagnons actuellement 19 projets de ce type dont un quart en QPV, commente Luc Voiturier. C’est tout à fait reproductible ailleurs, pour peu que la collectivité négocie avec les éco-organismes l’agrément des points de collecte. Il faut être à l’affût, ajoute-t-il, car 5 à 6 nouvelles filières doivent être créées prochainement, en plus de la quinzaine qui existe déjà ».

Selon lui, l’amélioration du cadre de vie et la pénibilité du travail des agents chargés de ramasser les encombrants sont des arguments à même de toucher les habitants. « Mais on peut aussi considérer le déchet comme une ressource ayant une valeur économique », ajoute-t-il. En ce sens, la Métropole de Lyon va tester une taxe d’ordures ménagères qui incitera au tri en récompensant les usagers les plus vertueux.

« Juste une petite bande dans son coin »

Pour autant, pour que l’économie circulaire prenne le pas sur l’économie linéaire, les initiatives de quartiers ne suffiront pas : «Est-ce qu’on n’est pas juste une petite bande dans notre coin face à l’économie mondialisée ? », s’interroge un participant à cette journée. « Il faudra une évolution du cadre global, confirme William Lafond. Le logement social, notamment, est un secteur parfait pour servir de levier, mais actuellement les matériaux biosourcés sont bien trop chers pour les projets de réhabilitation ».

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