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FINANCES
Budget 2009 : le conseil général d’Indre-et-Loire adopte son budget dans la douleur
Jean-Jacques Talpin | Actualité Club finances | Régions | Publié le 19/01/2009

Le conseil général d’Indre-et-Loire a adopté le 16 janvier son budget primitif 2009. Mais l’exercice présenté par la nouvelle présidente Claude Roiron (PS) a été réalisé dans la douleur et dans la division de la majorité socialiste.

Deux des vice-présidents, Philippe Lebreton chargé des finances et Alain Michel ont en effet refusé de prendre part aux débats pour ne pas cautionner ce budget qu’ils désapprouvent. L’opposition portait notamment sur l’augmentation de 12% des taux de fiscalité et sur la «dérive» des frais de fonctionnement, alimentés notamment par la création de 69 postes et une masse salariale (83,5 millions d’euros) en hausse de 12,9%.

Mais pour le conseil général, ce budget de 565,9 millions d’euros (538 millions en 2008) qualifié de «rigoureux, réaliste et responsable» aurait été impossible à équilibrer sans une hausse sensible de la fiscalité. La fragilisation des finances départementales s’explique aussi par la baisse de 10% des droits de mutations (50,8 millions d’euros), la stagnation de la DGF (111,6 millions, +1,8%), le plafonnement de la TP qui «coûte» 4,8 millions, la «non-compensation de certains transferts» et la sous-estimation de certains chantiers engagés (notamment 28 millions à rajouter à la facture du projet de périphérique).

Le produit de la fiscalité directe (160 millions d’euros, + 14,3%) permettra notamment de répondre à l’augmentation des dépenses sociales (232,5 millions d’euros, + 6,9%) tout en stabilisant les investissements (114 millions d’euros).

Mais la fiscalité ne suffira pas. Le département va également recourir davantage à l’emprunt (70,1 millions d’euros, + 8,1%) ce qui contribue à grossir de 30 millions l’encours de la dette qui atteint 297 millions d’euros avec une capacité de désendettement de 20 ans.
Mais ce budget de crise en appelle d’autres car le conseil général a déjà annoncé qu’il augmenterait à nouveau les impôts d’au moins 4% en 2010 et 2011.