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Statistiques

La France a perdu un quart de ses gardes-champêtres en cinq ans

Publié le 09/01/2020 • Par Alexandre Léchenet • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu experts prévention sécurité, France, Toute l'actu RH

Ecusson_garde_champetre_territorial
Myrabella / Wikimedia Commons. CC BY SA
La longue décrue des effectifs de gardes champêtres se poursuit. Fin 2018, selon le ministère de l'intérieur, ils étaient 726 dans près de 600 collectivités, avec une forte présence en Alsace-Moselle. Leur Fédération nationale souligne pour autant l'utilité de cette police rurale dans la lutte contre les atteintes à l'environnement.

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La sécurité locale en cartes et en chiffres

Ils étaient plus de 20 000 en 1958, alors que leur présence était obligatoire dans chaque commune. Selon le ministère de l’Intérieur, la France comptait 983 gardes-champêtres fin 2014 ; ils sont aujourd’hui au moins 700 (1).

«C’est un chiffre qu’il faut prendre avec des pincettes, relativise Jacques Armesto, le président de la Fédération nationale des gardes-champêtres (FNGC). On estime qu’il y a un millier de gardes-champêtres et que certaines petites communes rurales sont oubliées. Par ailleurs, certains gardes-champêtres travaillent sur deux cadres d’emploi différents à mi-temps.» Il ajoute qu’il a vu une augmentation récente des formations initiales, et que des postes sont créés. Et ce dans un contexte incertain, où les gardes champêtres pourraient être amenés à fusionner avec le cadre d’emplois de policier municipal.

Alors que les préoccupations liées à l’environnement et aux changements climatiques s’amplifient, des postes de gardes-champêtres ont en effet été récemment créés, ce qui était par exemple annoncé au sein de l’EPT Grand Paris Seine Ouest. Selon la Fédération nationale, les garde-champêtres jouent un rôle particulièrement utile pour lutter contre les atteintes à l’environnement, mais également des atteintes aux propriétés rurales et forestières et de sécurité routière.

Les gardes-champêtres assurent certaines fonctions de police judiciaire mais ont perdu leur qualité d’officier de police judiciaire à l’arrivée du Code de procédure pénale en 1958.

«Les effectifs se sont réduits depuis l’époque où le garde champêtre était présent dans toutes les communes de France, rappelait Hervé Bénazéra, chef d’une brigade de gardes-champêtres en Normandie, devant la Commission d’enquête sur la situation, les missions et les moyens des forces de sécurité en mai 2019. Aujourd’hui, ils sont clairsemés, sans réelle cohérence territoriale, et sont parfois affectés à des tâches sans lien avec leurs fonctions statutaires»

Une présence plus forte dans l’Est de la France

Les gardes-champêtres ne se répartissent pas de façon également sur tout le territoire. Certains département présentent une concentration de gardes champêtres très importante. Dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la Moselle, le droit local impose la présence d’au moins un garde-champêtre par commune (article L523-1 du CSI).

Les trois département qui comptent le plus de gardes champêtres sont le Haut-Rhin, le Loiret et le Puy-de-Dôme. Le Territoire de Belfort en compte le plus relativement à sa population.

Dans le Haut-Rhin, depuis 1989, l’emploi des gardes-champêtre a été conforté par la constitution de la Brigade verte, un syndicat unique en son genre regroupant des communes et le département. Celui-ci mutualise les effectifs des gardes-champêtres pour plus de 300 communes et se compose de 60 personnes environ.

Il y a en moyenne 1,2 gardes champêtres dans les communes qui en sont dotées. Les plus gros effectifs sont dans la commune de Soultz (Haut-Rhin, 58 gardes-champêtres et siège de la Brigade verte), dans l’agglomération Caux-Seine (Seine-Maritime, 9 gardes-champêtres) et Metz (Moselle) et Belfort (Territoire-de-Belfort), qui comptent huit gardes.

«De nombreux élus et cadres territoriaux ont bien compris depuis quelques années que les gardes-champêtres avaient des compétences spécifiques pour traiter les problèmes liés au code de l’environnement», se félicite Jacques Armesto. Il s’inquiète cependant de l’avenir de la profession, alors que revient régulièrement l’annonce d’une fusion entre les gardes-champêtres et les policiers municipaux. Le Livre blanc de la sécurité intérieure, en cours de rédaction, est également au centre de ses préoccupations. Selon lui, les discussions se concentrent plutôt sur les problématiques urbaines, et oublient les spécificités rurales, et donc les gardes-champêtres : «Il ne s’agirait pas de perdre nos prérogatives, au moins de les mutualiser.»

Un tiers des gardes-champêtres armés

Les gardes-champêtres peuvent porter et utiliser des armes à feu de catégorie B, sous réserve de formation et à la seule prérogative du maire. Selon des données du ministère de l’intérieur que nous avons pu consulter, un tiers des gardes-champêtres est armé, sans que ne soit précisé le type d’armement. Le FNGC avance de son côté un taux d’armement de 85%, dont plus de 50% avec des armes létales, selon les remontées effectuées par ses adhérents.

Selon le ministère de l’intérieur, tous les gardes-champêtres du Haut-Rhin et du Territoire de Belfort sont armés. La Brigade verte était ainsi équipée en 2017 de matraques télescopiques et bombes lacrymogènes fin 2017, selon l’Alsace. A l’inverse, aucun des 25 gardes-champêtres du Puy-de-Dôme ne possède d’arme.

«Nous sommes sujet à agression parce qu’on représente la loi, rappelle Jacques Armesto, président du FNGC. Et il y a des missions de police pour lesquelles nous sommes exposés. On comprend pas forcément pourquoi on est laissé pour compte des mesures de protection.»

Notes

Note 01 Les documents publiés par le ministère de l'intérieur sur les polices municipales et les gardes-champêtres présentent souvent des oublis. Retour au texte

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Commentaires

La France a perdu un quart de ses gardes-champêtres en cinq ans

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Schwarzy34

29/04/2020 11h50

Bonjour,
Vous avez oublié la Brigade Territoriale de Police Rurale de Sète Agglopôle Méditerranée qui est composée de 6 Gardes Champêtres et ce depuis 2010.

Il est vrai qu’on ne parle pas trop de nous dans les médias ou sur les réseaux sociaux, mais on a le mérite d’exister.

Merci de rectifier votre tableau.

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