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TRANSPORTS
Paca. 27 parlementaires disent l’urgence d’une décision sur le tracé de la LGV Paris-Nice
La Rédaction | Régions | Publié le 19/01/2009

Vingt-sept députés et sénateurs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, tous élus de la majorité, ont cosigné le 16 janvier 2009 une lettre demandant au ministre de l’Environnement Jean-Louis Borloo d’organiser « en urgence » une réunion pour décider du tracé de la future LGV Paris-Nice [1]. « Nous vous demandons de prendre l’initiative de réunir en urgence le Codor et de décider du tracé définitif de cette ligne », réclament dans leur courrier les signataires mobilisés par le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti (UMP).

Le Codor, comité d’orientation de la future LGV, devait se réunir en juin 2008 avant d’être reporté à plusieurs reprises, rappellent les élus issus des six départements de la région Paca.

Le président UMP du conseil général des Alpes-Maritimes [2], Eric Ciotti, avait jeté un pavé dans la mare le week-end dernier en affirmant que la future ligne à grande vitesse qui doit mettre Nice à moins de quatre heures de Paris d’ici 2020 passerait par le nord, c’est-à-dire éviterait Marseille et Toulon.
Cette déclaration a provoqué une levée de bouclier élus des Bouches-du-Rhône qui soutiennent le tracé sud, dit « des métropoles », desservant Marseille et Toulon.
La lettre adressée le 19 janvier à Jean-Louis Borloo ne se prononce pas pour l’un ou l’autre des itinéraires mais rappelle « l’écart de coût extrêmement important entre les deux tracés » qui ne plaide pas en faveur de l’option « métropole ».

Parmi les signataires ne figurent ni Maryse Joissains-Masini, la députée-maire UMP d’Aix-en-Provence, opposante résolue au tracé nord, ni le maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin qui a changé d’avis sur le tracé au cours de 2008. Les députés du Var Jean-Pierre Giran, Georges Ginesta, Jean-Michel Couve ont revanche signé la lettre, tout comme les députés des Bouches-du-Rhône Bernard Deflesselles, Eric Diard et le sénateur du Var François Turcy.