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Sécurité civile

Les pompiers vent debout contre la création d’un numéro unique de santé

Publié le 20/12/2019 • Par Isabelle Verbaere • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, France

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Service Communication SDIS 64
Un rapport remis à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, jeudi 19 décembre, propose le 113 comme numéro unique de santé. « Une ineptie » pour la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France qui estiment que cela ne résoudra pas le problème d’engorgement des urgences. Plusieurs élus expriment également leur mécontentement.

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Faut-il créer un numéro unique d’appel dédié à la santé : le 113 ? C’est le scénario proposé par le docteur Thomas Mesnier, député LREM de Charentes, et le professeur Pierre Carli, patron du Samu de Paris, dans le deuxième volet de leur rapport « Pour un pacte de refondation des urgences » rendu à Agnès Buzin, ministre de la Santé, jeudi 19 décembre. « Une ineptie », un « hold-up », a réagi la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) dans un communiqué publié le jour même.

Ce rapport, dénoncé par les Pompiers de France, détaille l’organisation possible du Service d’accès aux soins, le SAS, l’une des mesures phares du plan pour désengorger les urgences dévoilé par Agnès Buzyn le 9 septembre 2019. Il s’agit d’une plateforme accessible partout en France et à toute heure, où la population pourra trouver une réponse à toute demande de soins ou toute question sur la santé. Un service universel accessible en ligne et par téléphone.

« Rhabillage du 15 »

Les deux rapporteurs proposent de créer une sorte de « guichet unique » qui intégrerait l’aide médicale urgente et les soins non-programmés ambulatoires qui serait gérés par les médecins de ville et les professionnels de l’urgence hospitalière. Les pompiers n’y seraient pas associés. Il n’y aurait plus que deux numéros d’appel d’urgence : l’un dédié au secours (sapeurs-pompiers, police gendarmerie) et l’autre dédié à la santé, le 113.

Une solution qui s’apparente à un « rhabillage du 15 », dénonce la FNSPF. « Elle conduirait, si elle venait à être mise en œuvre, à laisser perdurer les travers de l’organisation actuelle à l’origine d’une asphyxie et d’une crise profonde des hôpitaux et des services d’incendie et de secours (Sdis). » Une critique partagée par le syndicat des médecins généralistes MG France qui évoque un « 15 reformaté ».

Les pompiers redoutent un engorgement rapide du 113 où seraient réceptionnés et traités les appels urgents et les demandes de conseils médicaux. « On ne peut pas continuer à mettre dans la même file d’attente des appels pour une grippe et pour un arrêt cardiaque, pointe leur fédération. Ce serait laisser perdurer, comme avec le 15, une organisation où des appels continuent à sonner dans le vide, avec souvent des délais de décroché supérieurs à une minute. »

Centres départementaux d’appel d’urgence

Pourtant les pompiers réclament eux aussi la création d’un numéro unique d’appel, qui couvrirait toutes les demandes de secours urgents, le 112. Il remplacerait le 17, le 18 et le 15. « Ces demandes seraient prises en compte par des centres départementaux d’appel d’urgence regroupant l’ensemble des professionnels, les sapeurs-pompiers pour les secours, la police/gendarmerie pour la sûreté et le Smur pour les soins, grâce à des arbres décisionnels élaborés en commun », détaille la Fédération. Les demandes de soins non urgents ou de conseils médicaux, aux horaires de fermeture des cabinets médicaux, seraient gérées par le 116 117, déjà déployé dans trois régions et régulé par les médecins de ville. L’un de leurs principaux syndicats, la Confédération des syndicats médicaux français, a d’ailleurs rappelé dans un communiqué le 19 décembre, « son attachement » à ce numéro « qui permet de séparer les appels pour les services d’urgence des demandes non-programmées »

Le déploiement du SAS est prévu pour l’été 2020.

« Une nouvelle usine à gaz » pour la sénatrice Catherine Troendlé, « une profusion illisible des numéros d’urgence » selon Olivier Richefou

Dans un communiqué, la sénatrice Catherine Troendlé (LR), présidente du Conseil national des sapeurs-pompiers volontaires (CNSPV) et vice-présidente de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS) a également réagi : « Cette annonce s’apparente à une nouvelle usine à gaz, créée par le gouvernement. Elle ne répondra en rien aux besoins des Français, déjà perdus entre tous les numéros, pour pouvoir appeler un numéro d’urgence, au moment critique », écrit-elle. Elle soutient donc l’appel de la FNSPF « pour que les appels aux secours urgents soit regroupés sous le numéro 112 et que les demandes de soins non programmé où de conseil médical sous le numéro 116 117 ».

Réaction similaire pour le président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS), Olivier Richefou, selon lequel la proposition du rapport « relève davantage d’un « ripolinage » du 15 et rajoute à la profusion illisible des numéros d’urgence » et  « laisse perdurer les dysfonctionnements de l’organisation actuelle à l’origine de l’asphyxie des urgences hospitalières et des services d’incendie et de secours ». Et d’appeler « à une évolution cohérente du dispositif, qui offre à la fois davantagede simplicité au public mais également davantage de coordination pour les acteurs du secours d’urgence ». « Seule la mise en place d’un numéro unique, le 112 (en lieu et place du 17, du 18 et des appels urgents du 15) et la prise en compte par des centres départementaux d’appels d’urgence conformément à la volonté exprimée par le Président de la République en 2017, garantiront une organisation – secours, sûreté et soins – optimisée et lisible par nos concitoyens et les usagers en détresse » conclut-il.

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