Environnement

Franche-Comté : manifestation franco-suisse pour dénoncer la pollution des rivières

| Mis à jour le 22/07/2013
Par • Club : Club Techni.Cités

Samedi 14 mai, des manifestants Français et Suisses convergeront vers le village de Goumois, à cheval sur les deux pays et sur le lit du Doubs. L’appel a été lancé par plusieurs associations (WWF, Pronatura…) et fédérations de pêche pour dénoncer une « catastrophe écologique ».

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Au printemps 2010, une « hécatombe » de truites et d’ombres est apparue dans la Loue (département du Doubs) et le Doubs franco-suisse, la mortalité atteignant 90% dans certains secteurs, d’après le collectif SOS Loue et rivières comtoises. En juillet 2010, une étude de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema) confirmait une « détérioration du peuplement piscicole » de la Haute-Loue.

La situation est à nouveau critique au printemps 2011, selon les associations, qui dénoncent l’absence de réactions des services de l’Etat : « La préfecture met en avant les conditions météorologiques. Mais les fortes chaleurs et l’absence de pluie ne sont pas seules responsables », assure Philippe Boisson, représentant du collectif.
En cause, selon lui : les pratiques agricoles et le non respect des normes (d’épandage du lisier, notamment), ainsi que « les retards pris dans l’assainissement domestique ». « Les rejets de nitrates et phosphates provoquent la prolifération d’algues qui asphyxie la vie des rivières », explique Philippe Boisson.

Expertises rendues fin 2012- Depuis avril 2010, la préfecture du Doubs a multiplié les réunions avec les acteurs impliqués. Elle indique dans un communiqué avoir renforcé le suivi des cinq rivières du département, des zones de baignade et de l’eau destinée à la consommation humaine.
En juin 2010, un arrêté avait interdit la consommation de poissons pêchés dans la Loue et l’abreuvement du bétail, mais pas la baignade. Les services de l’Etat ont également demandé à une équipe de scientifiques une expertise sur les causes de la mortalité des poissons, dont les conclusions seront rendues fin 2012. Un groupe de travail franco-suisse sur l’état du Doubs s’est réuni pour la première fois le 12 mai 2011.

« L’Etat a mis du temps à réagir », déplore Jacques Breuil, vice-président en charge de l’environnement et du développement durable au conseil général du Doubs, qui a lancé parallèlement un plan d’actions. Une opération d’aide aux agriculteurs pour créer et couvrir des équipements de stockage d’effluents est à l’étude, avec l’Agence de l’eau et la chambre d’agriculture, depuis plus d’un an, de même que la suppression de barrages sur la Loue.
Des actions de sensibilisation sont menées en direction des communes – réduire l’utilisation des produits phytosanitaires –, des scieries… Le schéma d’aménagement et de gestion des eaux (Sage), en cours de révision, pourrait devenir plus exigent concernant les capacités de stockage d’effluents, l’épandage…

Sanctions demandées – Pourtant, « en un an, rien n’a changé », dénonce Philippe Boisson qui réclame, au nom de son collectif, « plus de contrôles et de sanctions de la part de l’Etat en cas de non respect des normes et réglementations » et pointe la responsabilité des collectivités locales : « Il n’y a pas de contrôle des stations d’épuration. Or, beaucoup dans le Doubs fonctionnent mal. »

Ce que dément le conseil général, dont le service d’assistance technique vérifie, à la demande des communes, le fonctionnement des stations.

« Les pics de pollution, ponctuels, ne touchent pas l’ensemble de la rivière », relativise Jacques Breuil, également maire de Quingey, commune située sur la Loue. Durant l’été 2010, certains hôtels et restaurants du département avaient fortement soufferts de la défection de touristes pêcheurs.

Commentaires

0  |  réagir

Ajouter un commentaire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - Antony Parc 2, 10 place du Général de Gaulle, La Croix de Berny – BP 20156, 92 186 Antony Cedex ou en cliquant ici.

L'actu Technique

Offre découverte 30 jours gratuits !

Formations

Evènements

services

Thèmes abordés

menu menu

Club Techni.Cités : l'information pour les techniciens de la FP