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Réforme des retraites

Grève : participation record des territoriaux

Publié le 05/12/2019 • Par Véronique Vigne-Lepage • dans : A la une, A la Une RH, France, Toute l'actu RH

CGT grève
CGT
La proportion de grévistes dans les collectivités, comme dans toute la fonction publique, est plus importante que lors des précédentes mobilisations. Quant aux manifestations, auxquelles les territoriaux ont aussi participé en masse, elles ont été d'une ampleur inédite. Le mouvement devrait durer.

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Très exactement 13,76 % : c’est un taux record de grévistes qu’ont connu le 5 décembre les collectivités locales, selon les chiffres communiqués par les services d’Olivier Dussopt. La fonction publique d’Etat affiche, elle, l’impressionnante proportion de 32,8 % de grévistes – principalement dans l’Education nationale (20,38%) – et la fonction publique hospitalière, 18,9%. Au total, 26% des fonctionnaires ont cessé le travail.

L’appel à la grève lancé par quasiment toutes les organisations syndicales (hors CFDT) contre la réforme des retraites a ainsi mobilisé de manière inédite dans les trois volets de la fonction publique, à commencer par la territoriale : lors de l’appel unitaire à la grève des fonctionnaires le 9 mai 2019, les agents des collectivités locales avaient été 5,6% à faire grève. Ils avaient été 6,57 % le 22 mai 2018, 8,11 % le 22 mars de la même année (appel unitaire hormis CFDT et Unsa) et 9,5% le 10 octobre 2017.

La fonction publique d’Etat, elle aussi, n’avait atteint au maximum, lors de ces dernières mobilisations, que 13,95% de grévistes (10 octobre 2017). «Moi, je fais grève une heure et des collègues une demi-journée, témoigne Amandine (le prénom a été changé), assistante sociale à la Métropole de Lyon. Même partiellement, ça permet d’être décompté dans les agents en grève ».

«Même dans de tout petits villages»

« Si elles n’étaient pas totalement fermées, toutes les collectivités ont été impactées, s’est félicité en fin de journée la CGT Services publics. «Dans certains endroits, ce sont des services entiers qui étaient fermés », estime Michel Causseville, chargé par la CGT Services publics (SP) de récolter les remontées des sections locales. Ainsi, à Marseille, 90 % des restaurants scolaires, crèches et piscines étaient fermés. A Pierrelatte, c’était même 100% des crèches, services sociaux, bibliothèques et écoles. A Bordeaux, 95 % des restaurants scolaires. A Saint-Étienne, 95 % des crèches et à Clermont-Ferrand, 99 % des cantines.

Didier Louvet (CGT également), assure que « même dans la France rurale, la grève a été suivie, parfois de tout petits villages où ça n’était jamais arrivés depuis longtemps ».

« Du jamais vu »

Quant aux 245 manifestations prévues en France dans la journée, elles ont rassemblé 450 000 personnes selon les décomptes officiels. A Nice, dans les Yvelines… les organisations syndicales assurent : « C’est du jamais vu ».

A ce chiffre il faut ajouter les participants au cortège parisien qui, d’après l’estimation de la CGT, a atteint 250 000 participants. Un cortège qui a mis plusieurs heures à s’ébranler : pour certains, cette lenteur était dû à la masse, tandis que pour d’autres, ce sont les policiers qui bloquaient à l’avant, pour éviter un mélange avec des black-blocks. «L’itinéraire n’était en outre fait que de petites rues à contre-allées, pénibles, note de son côté Abdellah Chaouch, secrétaire général du syndicat CGT du Sdis de Seine-et-Marne et membre du collectif des Sdis. Est-ce que ce n’est pas orchestré pour que certains perdent patience et que la manifestation ne paraissent pas légitime car pas pacifique ? ».

De fait, l’après-midi a été émaillée d’échauffourées entre les force de l’ordre et des manifestants ou black-blocks, dans plusieurs villes. A Rennes, une intrusion dans a préfecture a été noté, sans dégâts. Et à Paris, on a même pu voir des pompiers et des policiers s’opposer. « Mais le climat global était plutôt serein et déterminé, les gens dignes, par rapport à la situation d’impasse sociale dans laquelle nous place le gouvernement », assure Abdellah Chaouch.

Les pompiers très mobilisés

Les sapeurs-pompiers se sont extrêmement mobilisés ce 5 décembre, malgré un courrier spécifique que leur a adressé Christophe Castaner à la veille de cette grève, pour tenter de les rassurer. «Ce ne sont que des effets d’annonce, rien n’est authentifié, lâche Abdellah Chaouch. Nous allons être obligés de partir plus tard à la retraite et avec une pension moins importante que maintenant ». Son collègue Sébastien Delavoux, qui manifestait à Angers avec 160 pompiers sur 500 au Sdis, avance l’estimation d’une perte de 10 à 20% pour les pensions des pompiers.

Améliorer la carrière d’abord

Mais d’autres métiers de la territoriale, nombreux, ont été également concernés par la mobilisation. A Lyon, par exemple, les égoutiers de la Métropole, en tenue de travail, étaient à l’avant de la manifestation avec les sapeurs-pompiers. Leur but : réclamer le maintien de la prise en compte de la pénibilité de leur travail.

« C’est compliqué de savoir exactement qui est là, dans les cortèges, témoigne Sylvie Ménage, pour l’Unsa-Territoriaux, mais nous avons beaucoup de retours montrant que les agents des collectivités sont très mobilisés, y compris les contractuels, qui représentent 50% des effectifs de la territoriale : on ne peut pas envisager une réforme des retraites si on n’a pas amélioré d’abord la carrière des gens ». Elle rappelle que les territoriaux ont été très déçus de la venue de Jean-Paul Delevoye au CSFPT, le 27 novembre : «Nous nous inquiétons à cause des primes qui sont distribuées de manière inégale, de la situation des agents qui ont une carrière incomplète… mais aussi de n’avoir aucune simulation ».

Les territoriaux, grands oubliés de la réforme

Avant de rejoindre le lieu de départ du cortège parisien, une délégation de l’Unsa s’est rendue, le 5 décembre au matin, devant le ministère, à Bercy, pour faire entendre ces revendications spécifiques de la fonction publique. « Les territoriaux, notamment, figurent parmi les grands oubliés de cette réforme », estime Sylvie Ménage.

Les organisations syndicales ont appelé à renouveler la grève le 6 décembre et une réunion intersyndicale fonction publique doit décider de la suite du mouvement, notamment dans les collectivités. Si Johan Laurency, de FO, assure que, toute la journée du 5, le mot d’ordre a été le rejet de la réforme des retraites, la CGT appelle à une extension des sujets, ajoutant à la liste : « abrogation de la loi de transformation de la fonction publique, augmentation des salaires et dégel du point d’indice, développement des services publics et amélioration des conditions de travail ».

 

 

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