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Etude exclusive

Données, partenariat, compétences, le trio gagnant pour la Ville du futur

Publié le 05/12/2019 • Par Baptiste Cessieux • dans : France

aménagement smart city
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Cette année encore, « La Gazette des communes », « Le Moniteur », « L'Usine Nouvelle » et « L'Usine Digitale » se sont associés, avec le soutien de Birdz, pour interroger leurs lecteurs sur le sujet transversal de la ville du futur. Répondant aux mêmes questions, entreprises de construction, industriels et collectivités révèlent des visions différentes d'un projet qui les impacte tous.

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Ville du futur : à la une

Dans nos pages comme dans la vie des collectivités ou dans les stratégies des entreprises, l’invention de la ville du futur prend sans cesse un peu plus de place. Connectée, intelligente, multimodale, autonome en énergie ou neutre en carbone ? La ville du futur sera sans doute un peu de tout cela. Mais ces attentes correspondent-elles aux réalités des premiers projets ? La gestion des données, carburant de la ville intelligente, est-elle suffisamment appréhendée par les collectivités de toute taille ? Et finalement, la ville du futur réussit-elle à dépasser son statut de « projet innovant » ?

Par leurs réponses à nos questions, pour la deuxième année, quelque 600 décideurs de collectivités, de l’industrie et du bâtiment dressent un tableau instructif du ressenti des acteurs de la ville face à la ville du futur. Notre panel met au jour les attentes et les réalités de ceux qui sont déjà confrontés aux réalités du terrain.
En effet, 55 % des collectivités, 90 % des entreprises BTP et 73 % des entreprises de l’industrie ont indiqué être déjà engagés dans un tel projet.

Déjà engagés veut également dire que ces différents acteurs ont essuyé les plâtres de l’innovation. Et pour le privé, le constat est sans appel : 87 % des entreprises du BTP et 83 % des industriels estiment que les collectivités ne sont pas assez préparées pour mener des projets de villes de futur.

À l’autre bout des contrats, du côté des collectivités, elles sont deux tiers à être satisfaites des projets menés. Pour celles-ci, le retour positif des usagers est le plus important, mais les remarques des déçus pointent des « outils gadgets », « un manque de vision globale » et de « grandes ambitions qui ne donnent pas grand-chose ».

Malgré tout, l’engouement pour les projets « smart » va croissant : 73 % des dirigeants territoriaux interrogés considèrent que leur collectivité devrait s’engager dans un projet de ville du futur. Ils sont même 93 % dans les collectivités de petite ou moyenne taille.

Pour Jacques Priol, président de la société de conseil Civiteo et auteur notamment de « Le Big Data des territoires : les nouvelles stratégies de la donnée au service de l’intérêt général » (FYP Editions, 2017), « ces chiffres confirment deux choses : d’une part le phénomène s’accélère (avec sans doute un effet de mode), d’autre part il s’étend aux collectivités de toute taille alors qu’il ne concernait que les métropoles il y a peu de temps encore ».

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Démarche écologique

L’engouement pour les projets innovants estampillés « ville du futur » porte pourtant sur des sujets différents. Industries et collectivités se rejoignent tout de même sur la primauté de la démarche écologique. Cette attente est même en hausse (+ 5 points) par rapport à l’année dernière.

85 % des entreprises estiment que les collectivités ne sont pas assez préparées pour mener des projets de ville du futur. Même son de cloche pour les collectivités : elles ne sont que 34 % à noter leur maturité du sujet à 7 sur 10.

Les autres bénéfices attendus par les collectivités visent à répondre aux besoins des citoyens en matière de transport (54 %), de services urbains (53 %), puis à améliorer l’attractivité du territoire (50 %) et enfin à renforcer la démocratie participative (47 %). Ce dernier bénéfice semble d’ailleurs gagner en consistance dans les projets de ville du futur : il prend 11 points depuis l’année dernière. Autre évolution notable : la réduction des coûts est un bénéfice attendu par 43 % des collectivités. Elles étaient 34 % à pointer cet intérêt l’année dernière.
De façon cohérente, les projets engagés ou à venir correspondent à ces attentes. Parmi les agents et les élus, 57 % se sont engagés dans un projet dont l’objectif est l’environnement durable, 59 % s’attellent au développement des services publics urbains et 47 % aux transports.

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La data au centre du jeu

On retrouve dans ces projets les thèmes majeurs de la smart city : les métiers de flux qui peuvent bénéficier d’optimisation grâce au traitement des données. Un traitement plus facile à dire qu’à faire. Ainsi, à la question « pensez-vous que votre collectivité est bien équipée pour exploiter les données en open data », 41 % des collectivités estiment qu’elles le sont, soit 9 points de plus que l’année dernière.

Un résultat encourageant, mais Pascal Kuczynski, délégué général de l’Adullact, pense qu’il s’agit d’un trompe-l’œil. « À mon sens, ceux qui se disent suffisamment équipés ne se rendent pas compte de ce que cela implique. À Montpellier, par exemple, ils se sont rendu compte de la difficulté de traiter la donnée au moment de lancer l’optimisation des transports. Cette optimisation demande trois ans d’antériorité de données, mais ces données se sont avérées moins simples d’accès que prévu. Pourquoi ? Car le délégataire des transports les distribue à la collectivité en temps réel, mais pas en historique. La façon de récupérer les données antérieures n’avait pas été prise en compte. Cet exemple illustre l’un des nombreux pièges à éviter lorsque l’on parle de données et d’optimisation de la ville grâce aux données. Ce qu’il faut comprendre, c’est que les débuts de la smart city, c’est comme les débuts d’internet il y a trente ans. Avec le même niveau d’incompréhension et d’incompétence qu’à l’époque. »

Les déboires des transitions technologiques précédentes sont pourtant bien intégrés par la majorité des collectivités et des entreprises qui ont répondu à notre enquête. Sur la cybersécurité, notamment, les réponses du privé et du public se rejoignent pour pointer la vulnérabilité des données (voir les graphiques ci-dessous).

« La réalité, c’est que tout le monde est vulnérable », commente Pascal Kuczynski. « Les collectivités en parlent peu mais le problème est bien réel. Sur les Ransom Ware par exemple (attaque menaçant de détruire des données si une rançon n’est pas payée), on sait que les collectivités accèdent rarement aux demandes des pirates. Mais elles ne présentent quasiment jamais l’impact qu’ont eu ces attaques sur leurs infrastructures. Quel temps et quel travail a-t-il fallu pour récupérer les données détruites ? »

Le secrétaire général de l’Addulact, défenseur du logiciel libre, en profite pour rappeler son message d’indépendance vis-à-vis des logiciels propriétaires : « Cette vulnérabilité est encore plus grande lorsque les clefs des logiciels sont détenues par des éditeurs, car c’est alors à eux de gérer la cybersécurité. Dans cette configuration, il est difficile pour la collectivité de monter en compétence. »

Plus encore, laisser la cyber-sécurité des données aux seules entreprises pourrait entacher la confiance du citoyen envers les collectivités. « D’autres études montrent que les citoyens ont plus confiance dans les acteurs publics pour bien protéger leurs données », rappelle Jacques Priol.

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41 % des collectivités locales jugent être suffisamment équipées afin d’exploiter les données en open data. Parmi celles engagées dans des projets de ville du futur ou en cours de déploiement, ce chiffre grimpe à 51 %.

Nouveaux enjeux de la relation public-privé

La question du contrôle de la cybersécurité conduit immédiatement à celle, encore plus présente dans les projets de ville du futur, du contrôle de la donnée. Et sur ce sujet, chacun voit midi à sa porte. Pour 67 % des collectivités, la propriété est de leur ressort. Elles sont 12 % à estimer que la question est partagée entre la ville et l’entreprise, et 1 % à indiquer que c’est l’entreprise qui est propriétaire. Du côté des entreprises, c’est pratiquement le contraire : 28 % (BTP) et 10 % (industrie) pensent que la propriété est uniquement du ressort des collectivités.

« Un contraste saisissant, commente Jacques Priol. Et ce sont les collectivités qui ont raison. Les entreprises ignorent trop souvent le statut public des données qu’elles produisent lorsqu’elles travaillent pour les collectivités. La loi pour une République numérique a renforcé les moyens dont disposent les acteurs publics pour faire valoir leurs droits. C’est un combat que nous menons aujourd’hui avec des territoires pionniers. Et c’est un nouvel enjeu des relations public-privé. »

Dans ces nouvelles relations, les services territoriaux à la manœuvre diffèrent en fonction des entreprises. Les entreprises du BTP indiquent travailler de concert avec la direction de l’aménagement du territoire à 45 %, de l’urbanisme à 41 %, la direction générale des services à 36 % et les services techniques à 32 %. La direction des systèmes d’information (DSI), elle, n’est citée que dans 3 % des cas. Côté industriels, c’est la direction générale des services qui est le contact privilégié dans 46 % des cas. Viennent ensuite les directions de l’aménagement du territoire (31 %), des services techniques (30 %), de l’urbanisme (26 %) et des SI (10 %).

Un résultat révélateur mais « aberrant », pour Pascal Kuczynski. « Dans les projets de villes du futur, la technique est dans les octets. Il faudrait que les DSI soient bien plus présentes dans les interactions avec les entreprises, estime-t-il. Ce qui est révélé ici par la prédominance des directions générales, c’est la mainmise des services de communication sur ces sujets. C’est une critique que j’entends souvent de la part des membres de l’Addulact : les services techniques, en particulier la DSI sur des questions de smart city, sont trop peu sollicités. »

Confiance du citoyen

Véritable manque de sollicitation des services techniques ou déficit de communication interne ? Ce qui est sûr, c’est que cette remarque se rapproche des demandes d’amélioration formulées par les entreprises qui ont répondu à ce questionnaire spécifique.

Les commentaires accompagnant ces chiffres demandent « une meilleure définition des objectifs attendus », « le développement des compétences dans les collectivités », « la formation des élus et la sensibilisation des agents » et « un accompagnement technique pour permettre aux collectivités de prendre en main les technologies de demain ».

Ces attentes du secteur privé se révèlent également dans l’énumération des obstacles aux projets de ville du futur. Comme l’année dernière, c’est le manque de moyens financiers (67 %) et de ressources compétentes en interne (52 %) qui sont les premières difficultés indiquées par les agents et les élus.

Gestion des données et risque de cyber-attaques sont cités plus tard, par 31 % et 25 % des répondants. C’est un autre obstacle qui préoccupe de plus en plus : la confiance du citoyen dans la protection de ses données est citée par 29 % des collectivités interrogées, contre 18 % l’année dernière.

« La question financière reste importante, mais tous les autres obstacles renvoient à la question des compétences (juridiques, informatiques, managériales… ) », détaille Jacques Priol.

« Au final, l’enquête montre trois choses, selon Jacques Priol : d’abord, que la data est un sujet à part entière, au cœur des enjeux. Ensuite, que cet enjeu sera traité grâce à de nouvelles formes de partenariat public-privé. Enfin, qu’il est indispensable que les collectivités se dotent d’une vision stratégique et managériale du sujet. » Données, partenariat et montée de compétences. D’une année à l’autre, le triptyque de la ville du futur se clarifie un peu plus. Reste à lui donner un peu de consistance pour construire la ville de demain sans risquer de perdre son indépendance, la confiance du citoyen ou son équilibre budgétaire.

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Méthode de l’enquête

Baromètre réalisé via un questionnaire en ligne, par Infopro Digital études pour « La Gazette des communes », « Le Moniteur », « L’Usine Nouvelle », « L’Usine Digitale » et Birdz, du 9 septembre au 7 octobre 2019. 608 répondants, parmi lesquels 230 décideurs issus de collectivités (133 élus et 97 agents), 208 du secteur de la construction (100 directeurs généraux) et 170 de l’industrie (56 directeurs généraux).

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