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[Portrait]

Perrine Goulet, une enfant de l’aide sociale à l’Assemblée

Publié le 29/11/2019 • Par Rouja Lazarova • dans : Régions

Perrine-Goulet
COREALIE TOUREAU-ORGINIS.FR
Placée en foyer dans sa jeunesse, la députée (LREM) de la Nièvre Perrine Goulet est l’auteure d’un rapport parlementaire qui interroge la décentralisation de la protection de l’enfance.

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Ce qui ne tue pas rend plus fort. Telle est la conviction de Perrine Goulet, forgée au fil des épreuves qui ont jalonné sa jeunesse. « Je tombe, mais je me relève toujours. Les coups reçus me renforcent », lance-t-elle, le regard clair, presque froid, malgré son sourire. Née en 1978 à Nevers – « Tout est sur Wikipédia, à mon grand désespoir. Je trouve qu’on devrait avoir le droit de révéler ce qu’on veut de sa vie privée » -, Perrine Goulet a 9 ans lorsque, à la suite de la mort de sa mère, elle est placée dans un foyer de l’enfance. « Il y avait deux ou trois éducateurs sympas, je me ressourçais auprès d’eux. Mais il y en avait aussi des infects », se souvient-elle. Et puis, la violence n’est pas seulement physique, elle est aussi symbolique. « Quand les ados racontent leurs coucheries à une fille de 12 ans, c’est violent. »

Faire la paix avec son passé

La loi du plus fort régit ce monde clos. « Si tu ne veux pas être toi-même un souffre-douleur, tu deviens quasiment bourreau », poursuit-elle. Elle-même, l’est-elle devenue ? « Je n’ai jamais frappé, mais faire faire les corvées aux autres, ça oui », acquiesce-t-elle avec une franchise déconcertante. Cette violence ressurgira plus tard, au moment d’éduquer ses enfants. « J’ai reproduit ce qu’on m’avait fait subir. On se rend compte du mal qu’on a fait. » A leur adolescence, elle entame une thérapie qui l’aidera à « faire la paix » avec son passé. Au foyer, ce qui lui permet de tenir, c’est l’école – elle est bonne élève – et le handball qu’elle pratique dès le collège. A sa sortie, elle part vivre chez les parents de son copain rencontré au lycée et découvre le calme, « les petits-déjeuners préparés ». Avec un bac en poche, elle décroche un poste de conseillère de clientèle chez EDF-GDF. Au fil des ans, le Smic ne suffisant plus, elle décide de passer des diplômes et devient cadre ! Impensable pour une ancienne de l’aide sociale à l’enfance (ASE).

Même si elle a longtemps été syndiquée au sein de FO, personne ne comprend son entrée en politique. « Même pas mon frère. On a passé Noël ensemble, on n’a pas parlé de politique. J’ai toujours voté, mais la politique, je la regardais de loin. Et six mois plus tard, j’ai été élue députée », sourit la quadragénaire. C’est qu’en janvier 2017, Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, passe à Nevers. « Coup de foudre politique ! Il incarnait quelque chose d’autre, pas le sempiternel droite-gauche. » A l’Assemblée nationale, elle échoue à intégrer la délégation aux droits des femmes, un regret pour cette ardente défenseuse de l’égalité femmes-hommes. La thématique de la protection de l’enfance remonte plutôt du terrain de sa première circonscription de la Nièvre où elle rencontre des associations de l’ASE, de l’adoption, un collectif militant pour les droits de l’enfant. « J’ai réalisé que la protection de l’enfance est un vrai sujet », affirme-t-elle. Elle acquiert une conviction : il faut le porter dans le débat parlementaire.

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