Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Santé

Le Plan d’urgence pour l’hôpital veut « recréer une confiance dans l’avenir »

Publié le 20/11/2019 • Par Catherine Maisonneuve Isabelle Raynaud • dans : A la une, France

hopital
D.R.
Le Premier ministre Edouard Philippe et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la santé ont présenté en duo, le 20 novembre, un plan d’urgence et de soutien à l’hôpital public qui prévoit 1,5 milliard de financement supplémentaire et 10 milliards d’allègement de dette sur 2020-2022. Le plan stoppe aussi la baisse des tarifs.

Ma Gazette

Sélectionnez ce thème et créez votre newsletter personnalisée

Derniers d’une longue liste, les internes ont été appelés à une grève illimitée à partir du 10 décembre. Après plusieurs mois de grève des urgences et une manifestation unitaire des hospitaliers le 14 novembre, Edouard Philippe l’a d’abord affirmé en préambule : « Nous avons entendu leur colère, leur épuisement, leur désarroi. » Mais les deux mesures phares du plan « Ma Santé 2022 Investir pour l’hôpital », présenté le 20 novembre, coup de pouce de l’Ondam (Objectif  national de dépenses d’assurance maladie) et reprise partielle de la dette,  sont d’abord destinées à donner une bouffée d’oxygène aux établissements.

Coup de pouce de l’Ondam

Tout d’abord, l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie hospitalier va être desserré par amendement dès le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, dont l’examen a été mis sur pause : il va passer des 2,1% initialement prévus à 2,4%, ce qui représente 300 millions d’euros.

Et cet Ondam sera porté à 2,4% en 2021 et 2022 soit une hausse de 200 millions chaque année par rapport à l’année précédente.  Sur 2020-2022, cela représente 1,5 milliard cumulés « de plus que ce que prévoyait la trajectoire initiale »

Reprise d’un tiers de la dette hospitalière

A partir de 2020, 10 milliards de dettes – sur un total de 30 – seront repris aux hôpitaux en trois ans afin d’alléger leurs charges et leur permettre d’investir et de se transformer. Actuellement le remboursement du total de la dette représente 850 millions d’euros par an.

« C’est une décision de rupture », a commenté Edouard Philippe, car l’investissement hospitalier a été divisé par deux en 10 ans pendant que la dette des hôpitaux augmentait de 40%. Quels hôpitaux seront concernés ? « Chaque hôpital qui souhaite s’engager dans une trajectoire de désendettement et/ou dans un plan de transformations induites par le plan Ma Santé 2022 » : la réponse est vague mais un projet de loi sera présenté au premier semestre 2020 en même temps que la loi de programmation des finances publiques.

Les tarifs vont cesser de baisser

Mesure moins commentée mais importante : les tarifs hospitaliers cesseront de baisser et seront même en légère hausse jusqu’à la fin du quinquennat, après une hausse alors annoncée comme « exceptionnelle » de 2019. Cela interrompt un cycle de 10 années de baisse… L’hôpital aura moins mal !

Parallèlement à la réforme du financement qui vise à réduire la part du financement à l’activité, l’objectif est d’augmenter chaque année les tarifs d’au moins 0,2% « et de faire encore mieux quand ce sera possible grâce à une meilleure pertinence des soins ». Pour Edouard Philippe, cela « permettra de recréer une confiance dans l’avenir, c’est l’engagement de pouvoir investir, de maintenir l’emploi hospitalier et les lits à l’hôpital ».

Une prime annuelle de 300 euros « à la main des hôpitaux »…

Mais le Plan hôpital s’articule aussi autour d’un axe « renforcer l’attractivité des métiers et fidéliser les soignants » avec un catalogue de mesures catégorielles hormis la première  qui pourrait concerner à court terme 600 000 personnels : « les hôpitaux auront à leur main des enveloppes pour valoriser, selon des critères qu’ils auront eux-mêmes définis, l’engagement et l’investissement des personnels, ont annoncé Edouard Philippe et Agnès Buzyn. Cela représentera en moyenne une prime annuelle d’environ 300 euros [qui] n’obéira pas à des critères financiers, mais à des critères de qualité des soins et de prise en charge, au niveau de chaque service ».

… et des mesures catégorielles

Le Plan prévoit aussi que :

  • la prime d’engagement dans la carrière hospitalière (PECH) qui existe pour les médecins (et sera augmenté) sera étendue aux professions en tension. Son montant sera revalorisé autour de deux niveaux de 10 000 et 15 000 euros ;
  • les 4 premiers échelons du statut de praticien hospitalier seront fusionnés pour améliorer le début de carrière ;
  • il sera mis en place un grade de débouché en catégorie B pour les aides-soignantes qui pourrait bénéficier à plus de 10 000 professionnels par an ;
  • la formation à la prise en charge des personnes âgées en service de gériatrie sera plus accessible. Une prime de 100 euros mensuels nets sera mise en en place pour les personnels formés, soit à terme 60 000 professionnels ;
  • une prime annuelle nette de 800 euros sera versée aux 40 000 personnels hospitaliers travaillant à Paris, dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis ou dans le Val-de-Marne et gagnant moins que le salaire médian (environ 1 950 euros nets par mois).

L’axe « lever les blocages » se réfère au Plan Ma Santé 2022 notamment en adaptant la gouvernance avec une mesure symboliquement forte : les postes de chefs d’établissements seront ouverts aux médecins…

Les maires remontés sur le sujet

CONGRES-forum-hopitalCoïncidence de calendrier, une table ronde sur le maillage hospitalier avait lieu, pendant la présentation du plan, au congrès des maires de France. Et la représentante du ministère de la Santé, désignée pour remplacer la ministre, a passé un sale moment. Déserts médicaux, fermeture de services, transformation des centres hospitaliers en hôpitaux de proximité : les remontrances envers l’Etat, qui a la compétence santé étaient nombreuses.

Le plan, brossé en quelques traits au milieu des échanges, n’a pas complètement rassurés les élus. « Les mesures me paraissent intéressantes », mais il faudra creuser, a déclaré Bernard Vauriac, maire de Saint-Jory-de-Chalais (Dordogne, 570 hab.) président de la commission santé de l’AMF. « Je ne pense pas qu’1,5 milliard sur trois ans va être suffisant », nuançait Nicolas Sansu, maire de Vierzon (Cher, 27 000 hab.).

Et même s’ils n’ont pas de compétences et sont parfois mis de côté, les élus locaux ont la ferme intension de continuer à faire tout leur possible : « La santé, ça nous regarde, c’est le troisième sujet le plus important pour nos concitoyens après le logement et l’emploi », a rappelé Frédéric Chéreau, maire de Douai (Nord, 40 000 hab.)

Cet article est en relation avec les dossiers

Thèmes abordés

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Comment mettre la relation citoyen au cœur de la stratégie numérique du territoire ?

de Orange Business Services

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Le Plan d’urgence pour l’hôpital veut « recréer une confiance dans l’avenir »

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement