Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

[Opinion] Politiques culturelles

Le Centre national de la musique , outil de la diversité culturelle

Publié le 02/12/2019 • Par Auteur associé • dans : Actualité Culture, France

© maxoidos-adobestock
© maxoidos-adobestock maxoidos-adobestock
Dotés d'une reconnaissance légale depuis la loi NOTRe, les droits culturels sont censés irriguer toutes les politiques culturelles et les projets des établissements publics. Tel doit être le cas du Centre national de la musique (CNM) créé par la loi 2019-1100 du 30 octobre 2019. Mais "la loi ne fait pas tout", comme l'explique Jean-Michel Lucas.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Jean-Michel Lucas

Jean-Michel Lucas

ex-directeur régional des affaires culturelles, auteur de «Les Droits culturels : Enjeux débats, expérimentations» (éditions Territorial)

Le Centre National de la Musique (CNM) est né d’un constat largement partagé : les bouleversements techniques et économiques de la vie musicale  – le streaming,  les plates formes de diffusion, la concentration dans l’organisation des festivals… mettent à mal l’existence même de la filière musicale française. Tous ces changements, si rapides, rendent nécessaires des interventions régulatrices de la puissance publique.

La première idée du CNM fut le projet de «Maison commune de la musique» dont l’objectif était centré sur le soutien aux industriels de la musique confrontés à la concurrence mondialisée, pour les aider à conquérir des marchés. En somme, la musique comme arme du «soft power» national.

Accords internationaux sur la diversité culturelle

Il a bien fallu s’étonner de ce projet bancal : il revendique que la filière musicale reçoive des aides publiques exactement comme les  autres filières industrielles sans se rendre compte qu’avec cet argument, la musique devient un produit ordinaire; en somme, une marchandise comme les autres !

Cette conception du CNM n’était pas raisonnable, pour mille raisons dont une suffit : la France a bataillé dur pour obtenir à l’Unesco les  accords internationaux sur la «diversité culturelle» qui énoncent  clairement que «la culture n’est pas une marchandise comme les autres» ! Au regard de nos engagements dans ce combat politique, vouloir se passer de toute  référence à la « diversité culturelle » pour bâtir le CNM n’avait aucun sens.

L’étape du débat au Sénat

Il a quand même fallu attendre le débat au Sénat pour que la loi sur la création du  CNM se réfère à ces accords de l’Unesco sur la diversité culturelle et, donc, sur les droits culturels, comme l’on fait précédemment l’article 103 de la loi pour une nouvelle organisation de la République territoriale (loi NOTRe du 7 août 2015) et l’article 3 de la loi la loi pour la liberté de création, l’architecture et le patrimoine (loi LCAP  du 7 juillet 2016).

Le  CNM peut, maintenant, se déployer en respectant  les principes établis à l’Unesco, dont le principe du respect des droits de l’homme, celui de la solidarité ou celui du bon équilibre entre l’économie et la culture. («La culture étant un des ressorts fondamentaux du développement, les aspects culturels du développement sont aussi importants que ses aspects économiques, et les individus et les peuples ont le droit fondamental d’y participer et d’en jouir.» art 2 de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’Unesco de 2005).

C’est, d’ailleurs, mieux pour les industriels de la musique : puisque leurs marges financières sont généralement faibles, ils ont besoin d’une politique publique solidement fondée comme est celle de la «diversité culturelle».

Réseaux musicaux territoriaux

Il reste que la loi ne fait pas tout  : le  CNM aura besoin des collectivités pour que la «diversité culturelle» s’incarne concrètement, notamment en co-construction avec les réseaux musicaux territoriaux.

C’est la meilleure manière de soutenir nos industries musicales que de booster, partout, sur nos territoires  les libertés effectives des artistes d’inventer de nouvelles formes musicales, en favorisant les interactions entre les cultures, en accompagnant les personnes dans des parcours artistiques élaborés avec elles.

A condition évidemment que les territoires  mettent, eux- mêmes  «au travail» les droits culturels des personnes  et pas seulement l’ attractivité économique des manifestations musicales.

Références

Cet article est en relation avec le dossier

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Le Centre national de la musique , outil de la diversité culturelle

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement