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Prévention de la délinquance

Absentéisme et petites infractions : comment Marseille responsabilise les familles

Publié le 18/11/2019 • Par Emilie Denètre • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu experts prévention sécurité, France

Gregoire Turkiewicz Marseille
Alexis Goudeau
À l’occasion des États-Généraux de la Sécurité Locale, organisés mardi 5 novembre, par la Gazette des Communes, Grégoire Turkiewicz, coordonnateur du CLSPD et chef du service prévention de la délinquance à Marseille, a décrit les rouages de la cellule de citoyenneté et de tranquillité publique (CCTP), devant laquelle certains mineurs signalés sont appelés à s'expliquer, aux côtés de leurs parents, pour des faits d'absentéisme scolaire ou pour des troubles à l'ordre et la tranquillité publique

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Depuis 2013, la ville de Marseille, comme plusieurs dizaines d’autres en PACA, s’est dotée d’une cellule de citoyenneté et de tranquillité publique (CCTP). Son objectif : prévenir l’absentéisme scolaire et les petits faits de délinquance en convoquant le jeune et sa famille (ou des adultes) devant le maire et ses partenaires de sécurité. Un dispositif novateur qui repose sur une méthode bien rodée de suivi individualisé. 

Pouvez-vous nous décrire le fonctionnement de la CCTP à Marseille ?

La première étape est celle du recueil d’informations et de l’instruction. Nous avons créé – et cela n’a pas été facile – un partenariat avec l’Éducation nationale de manière à ce que les chefs d’établissement nous fournissent des listes en quasi temps réel des absentéistes. Il y a une instruction commune avec l’inspecteur d’académie pour trier les situations et évaluer celles qui relèvent de la compétence municipale.

De même, pour les troubles à la tranquillité publique, nous avons désormais un référent policier dans chaque circonscription qui trie les mains courantes (qui n’ont pas donné lieu à une plainte) et nous renvoie les situations qui le méritent.

Une fois les informations en notre possession, nous menons une instruction collégiale. Nous analysons ensemble (le maire, le Parquet, l’Éducation nationale, le travail social et la police) les dossiers nominatifs dans toutes leurs dimensions. Chaque représentant institutionnel partageant alors avec les autres les informations en sa possession sur la famille, mais aussi le passif du jeune ou de la personne concernée. En dernier ressort, le Parquet décide de prendre ou non la main sur le dossier. Nous gardons dans la cellule environ 50 % des dossiers.

C’est à ce stade que la famille est convoquée devant la cellule ?

Absolument. C’est mon équipe qui se charge de cette mission. Nous sommes une dizaine. Nous menons un premier travail « d’enquête » pour retrouver le domicile de la famille (les adresses s’avèrent souvent erronés) puis nous nous rendons directement au domicile. C’est la partie la plus délicate, il faut en effet beaucoup de psychologie. À ce moment-là, nous expliquons aux familles que cette convocation est une « ultime main tendue » que l’autorité municipale accepte de donner- en ne déposant pas plainte – mais qu’en contrepartie il leur faut venir s’expliquer devant cette autorité. Une fois l’accord obtenu, nous les rappelons chaque semaine pour rappeler la date du rendez-vous. Nous avons 99% de présentation.

Puis vient le jour J ?

Oui, nous misons sur la solennité avec les cinq institutions présentes dont le maire « encharpé ». Les familles rentrent dans le processus sur du régalien – la convocation par le maire – et en ressortent sur du social, avec des mesures d’accompagnement. Pour les mesures d’aide et d’accompagnement, nous avons dû créer des partenariats avec des associations afin que ces dernières acceptent de travailler sur une réquisition du maire. Une petite révolution pour certaines ! Les familles sont suivies sur 1 mois et demi, 2 mois après leur passage devant la cellule.

Vous insistez sur l’aspect collégial de votre démarche, pourquoi

Car il était important pour les maires de ne pas apparaître comme des « shérifs » et de ne pas entrer dans un processus dans lequel on aurait pu leur reprocher d’exercer des « pouvoirs discrétionnaires ».

Justement sur le secret professionnel partagé, sur quelle base travaillez-vous ?

Nous avons évidemment une charte de déontologie, mais je dispose surtout d’une lettre d’habilitation signée par le Préfet de Police, le Procureur, le maire, le recteur d’académie et la présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, qui me permet de travailler sous le sceau du secret professionnel partagé. Nous partageons également une boîte mail codée ainsi qu’une base d’informations « en vase-clos » que nous mettons à jour.

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