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Etats-généraux de la sécurité locale

Le gouvernement veut associer les maires à son combat contre l’islam politique

Publié le 06/11/2019 • Par Emilie Denètre • dans : A la une, A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, France

Laurent Nunez
Alexis GOUDEAU
À l’occasion des États-Généraux de la Sécurité Locale organisés le 5 novembre par la Gazette des Communes, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a appelé les élus locaux à se saisir des outils de prévention de la radicalisation et à participer à la lutte contre l’islam politique et le communautarisme.

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Un mois après la tuerie de la préfecture de police à Paris, le débat sur les moyens de prévenir la radicalisation se poursuit. En ligne de mire : l’efficacité de notre système de signalement des personnes radicalisées ou en voie de radicalisation afin de prévenir des passages à l’acte meurtriers.

Devant un parterre d’élus et de professionnels réunis le 5 novembre à Paris dans le cadre des Etats-généraux de la sécurité locale, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a sonné la mobilisation. Car si, à l’entendre, le maillage actuel –  mené en étroite collaboration avec les collectivités – est bien organisé, il doit effectivement rester « sous tension permanente », et surtout monter en puissance.

Renforcer la coopération

Et le secrétaire d’État de citer en premier lieu la coopération qui existe depuis 2014 entre l’État et les différents acteurs territoriaux (dont les maires, les représentants du département, du Parquet, de l’Éducation nationale, de la CAF, des travailleurs sociaux, etc.) au sein des cellules préfectorales de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles (CPRAF). A ce jour, 55% des communes participeraient à cette instance et 99 % des conseils départementaux.

Mais pour aller plus loin dans cette organisation resserrée, le secrétaire d’État a évoqué une « nouvelle brique » partenariale : la circulaire du 13 novembre 2018 sur l’information des maires. Cette circulaire, qui a déjà fait l’objet d’un décryptage par la Gazette, incite ainsi les collectivités à créer des « référents radicalisation » et à signer des chartes de confidentialité pour permettre un partage d’informations avec les préfets, notamment sur la présence dans leurs territoires de personnes suivies par les services de renseignements.

« Nous voulons vraiment intensifier ce processus d’échanges d’informations créé par la circulaire » a insisté celui qui fut l’ancien patron du renseignement intérieur, selon lequel « c’est important dans notre relation de confiance avec les élus et cela illustre le rôle majeur que chacun des acteurs de notre société joue dans la détection de la radicalisation violente ».

« Lorsque le Président de la République évoque la société de vigilance, il fait référence à toutes ces actions de détection qui sont menées aujourd’hui » explique Laurent Nuñez, « mais il faut désormais que partout, et notamment dans les services de l’État et des collectivités, nous ayons collectivement le réflexe de la détection et du signalement ». Selon les chiffres du CIPDR, « quelques centaines de communes » se sont d’ores et déjà emparées de cette circulaire de 2018. Une montée en puissance est donc attendue par le gouvernement dans les mois à venir.

Lutte commune contre l’islam politique

Mais Laurent Nuñez a également ouvert un nouveau chantier : celui du combat contre l’islam politique. « Aujourd’hui, nous savons que sur certains territoires ou quartiers se développent des courants qui considèrent que la loi divine est supérieure aux lois de la République. On peut appeler ce phénomène l’islam politique, l’islamisme ou le communautarisme. Et cela pose des difficultés de vivre-ensemble. C’est une lutte contre une autre forme de radicalisation, pas forcément violente mais qui vient contrecarrer au quotidien les règles de notre République, d’autant que nous savons que beaucoup d’individus passent par cette idéologie, avant de basculer dans la violence » a ainsi détaillé le secrétaire d’État.

« Nous voulons lutter contre ce phénomène en contrôlant les lieux de réunion, en s’intéressant à la déscolarisation des enfants ou aux discriminations qui ont cours dans certains clubs sportifs mais dans ce combat, nous aurons aussi besoin l’action des collectivités, de leur présence dans les quartiers, dans la production de contre-discours mais aussi pour apporter autre image de ce que peut être une politique publique » a-t-il précisé.

Si le combat idéologique s’annonce de longue haleine, le secrétaire d’État a conclu sur les enjeux colossaux que recouvre ce nouveau champ d’intervention commune : « il nous faut agir fermement tout en prenant soin de ne pas stigmatiser nos concitoyens de confession musulmane. C’est un travail compliqué qui nous attend. »

Stratégie « Délinquance », « Livre blanc », continuum de sécurité : où en est-on ?

Alors que les acteurs locaux attendent depuis près de 2 ans la sortie de la nouvelle stratégie nationale de prévention de la délinquance, Laurent Nuñez s’est employé à confirmer les grands axes qui formeront l’ossature du futur plan, déjà évoqués par la Gazette. Mais sans fixer pour autant fixer de calendrier ! Il a néanmoins confirmé que cette stratégie abordera la gouvernance locale de la prévention, clarifiera les relations État/collectivités et collectivités/collectivités, promouvra le développement de nouvelles technologies (caméras, etc.) et, dans le même temps, encouragera « le maintien des actions humaines de proximité » de type médiation sociale. Il a également indiqué qu’un dispositif d’évaluation des politiques publiques de prévention de la délinquance serait mis en place.

Quant au « Livre blanc » de la sécurité intérieure, annoncé pour le début 2020, Laurent Nunez a rappelé l’installation ces jours-ci de quatre groupes de travail « internes à l’administration », dont l’un dédié au « continuum » de la sécurité. Le rôle des polices municipales y sera discuté tout comme la coopération possible avec les services de sécurité privée. Le secrétaire d’Etat a promis que ces réflexions seront ensuite « ouvertes » aux associations d’élus mais aussi aux acteurs locaux, avec la tenue d’« assises territoriales » de la sécurité locale, organisées sous l’égide des préfets.

Pour sa part, le député de Seine-et-Marne, Jean-Michel Fauvergue, co-auteur du rapport sur « le continuum de sécurité » a annoncé qu’il défendrait une proposition de loi sur le sujet. « Nous ne voulons pas que ce rapport serve à caler une armoire au ministère, c’est pour cela que nous nous engageons à passer par la voie législative pour les mesures qui ne seront pas retenues par le gouvernement » a expliqué l’ancien patron du Raid, qui n’a pas donné de date : « le calendrier législatif est très contraint, trouver une niche relève de l’exploit, cela risque malheureusement de nous amener assez loin dans le temps ». Le texte devrait reprendre un certain nombre de propositions déjà contenues dans le rapport : la création d’une école nationale de police municipale ou la fusion des cadres d’emplois de police municipale et de garde champêtre. En revanche, la mise en place d’un conseil local unique aux mains des forces de l’ordre en lieu et place des instances partenariales ne figurera pas dans la proposition de loi, a indiqué le député. Cette préconisation s’était heurtée aux associations d’élus, qui y avaient vue une tentative de « recentralisation de la sécurité ».

 

 

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