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Ruralité

Le plan de revitalisation des centres-bourgs peine à se déployer

Publié le 07/11/2019 • Par Sophie Le Renard • dans : France

Cemboing-village
Corinne Rozotte / Divergence
Annoncé en 2014, le plan de revitalisation des centres-bourgs se déploie lentement dans les territoires ruraux. Comportant de multiples leviers de financements à l’origine, il se concentre surtout sur des programmes de réhabilitation de l’habitat.

«Le plan de revitalisation n’est devenu concret qu’en 2019. Sa mise en place s’est heurtée à des lourdeurs administratives, même si l’Agence nationale d’amélioration de l’habitat (Anah) et l’Etat nous ont bien épaulés. Mais rien n’est simple », constate Fairouz Hamdane, directrice générale des services de Ham (4 600 hab., Somme).

La ville picarde est l’une des 53 lauréates, avec la communauté de communes de l’est de la Somme (41 communes, 20 500 hab.), de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour la revitalisation des centres-bourgs lancé en 2014, avec une enveloppe de 230 millions d’euros sur six ans. Que sont devenus ces programmes, à l’heure où le Premier ministre a annoncé, le 19 septembre à Uzès (Gard), la reconduction d’un dispositif de revitalisation des petites villes inscrit au programme gouvernemental ?
« Le plan centres-bourgs apportait une stratégie globale en matière de redynamisation, d’attractivité et de cohésion sociale », estime Pierre Jarlier, maire de Saint-Flour, ville lauréate. Aujourd’hui, 43 communes sur les 53 restent engagées, surtout sur des programmes de réhabilitation.
« Quelque 2 768 logements ont été restaurés grâce aux subventions de l’Anah. Mais ce dispositif de revitalisation des centres-bourgs a été long à se mettre en place. Nombre de communes ont eu des besoins en matière d’ingénierie », précise Nicolas Delaunay, du commissariat général à la cohésion des territoires. Elles ont bénéficié des crédits du Fonds national d’aménagement et de développement du territoire (FNADT) pour financer des postes de chefs de mission dans la phase d’étude et de diagnostic.

Mobiliser les propriétaires

Lors d’une enquête menée en 2016 par le CGET sur le volet « ingénierie » du dispositif de revitalisation, les chargés de mission ont pointé des difficultés liées au redécoupage des intercos qui a stoppé certains programmes, les élus intercommunaux ayant défini d’autres priorités. La complexité de lever des financements sur les problématiques commerciales et de mobiliser sur le territoire des investisseurs, bailleurs sociaux ou promoteurs, a aussi été avancée. Dans une première phase opérationnelle, les communes se sont attelées au réaménagement et à la transformation de leur centres-bourgs : restructuration de l’espace, embellissement, amélioration de l’accessibilité des handicapés et des piétons, reprise des réseaux, rénovation des façades…

« Nous avons achevé cette partie. Cela apporte de la valeur et de l’attractivité à notre ville. Mais ce n’est qu’une première phase », observe Etienne Cool, maire (SE) d’Orbec (2 100 hab., Calvados). Dans la commune, comme dans les autres lauréates de l’AMI, une opération programmée d’amélioration de l’habitat et revitalisation urbaine a été couplée au plan de revitalisation des centres-bourgs.

Agir sur l’habitat

La résorption de l’habitat indigne et la lute contre la vacance locative ont donné lieu à des opérations de construction ou de réhabilitation. Ces villes sont confrontées à la difficulté de mobiliser les propriétaires pour qu’ils louent leurs biens après travaux.
« Six immeubles étaient vacants et pouvaient accueillir les populations que nous avions ciblées pour notre centre – jeunes seniors et familles avec enfants. Les propriétaires ont été sommés de faire des travaux. Pour trois immeubles, la situation s’est débloquée et des logements ont été remis sur le marché », détaille Cédric Hamelin, DGS de Saint-Maixent-l’Ecole (6 500 hab., Deux-Sèvres). Accompagnée de la CC Haut val de Sèvres, qui porte la compétence économique (19 communes, 30 100 hab.), la commune a pris en compte la dimension commerciale du plan : les zones à revitaliser ont été ciblées, une brasserie aménagée avec obligation d’ouverture à grande amplitude horaire, des rez-de-chaussée d’immeubles rénovés. Mais faire venir de nouveaux commerces reste difficile. « Nous avons apporté une aide directe aux commerçants en place, créé une plateforme de boutiques en ligne mais n’avons pas réussi à attirer d’autres enseignes », regrette pour sa part Fairouz Hamdane.
Si ce plan de revitalisation des centres-bourgs va continuer à se déployer, un autre programme qui cible 1 000 petites villes vient d’être annoncé (lire ci-contre). « Tout est ouvert, les préfets de régions vont discuter avec les communes dans une approche déconcentrée. Un travail d’identification des villes se fera dans les six mois. Mais rien ne débutera avant les municipales », annonce Nicolas Delaunay du CGET.

Cédric Hamelin estime qu’« avec le plan de revitalisation des centres-bourgs, nous avons bénéficié d’un accompagnement fort de l’Etat et d’une boîte à outils. Aujourd’hui, une même politique publique est mise en place, qui devrait s’inscrire dans la durée ».

Quelle procédure de sélection ?

Des villes de moins 20 000 habitants en milieu rural qui exercent une fonction de centralité pour leur territoire sont ciblées par le plan de revitalisation des petites villes. Une étude comptabilisant leurs équipements sera réalisée dans un second temps, permettant de sélectionner 2 000 communes. Enfin, une étude des critères de fragilité permettra de ne retenir que 1 000 communes. Les services de la préfecture de région examineront alors si elles bénéficient déjà d’autres plans à l’échelle régionale ou départementale.

« Malgré leurs lourdeurs, rien n’aurait pu être fait sans les aides » –

Christian Lauzu, directeur général des services de Decazeville (Aveyron) – 5300 hab.

« Nous avons ciblé trois espaces à réaménager à l’entrée du bourg, à savoir créer une liaison entre le haut et le bas de la ville avec escalier et ascenseur, et en centre historique. Ces opérations ont commencé en 2017 », détaille Christian Lauzu, directeur général des services de la ville de Decazeville, lauréate de l’appel à manifestation d’intérêt pour la revitalisation des centres-bourgs, en 2014, avec Decazeville communauté (12 communes, 19 000 hab.).
Sur le périmètre du centre-ville, une convention avec l’Agence nationale de l’habitat devait permettre de subventionner les propriétaires pour réaliser des travaux. « Mais les investisseurs sont difficiles à mobiliser. Aujourd’hui, nous avons dû élargir le périmètre d’intervention et cela commence à bouger », explique Véronique Jouanne, chargée de mission « habitat » à Decazeville communauté. Les travaux s’élèvent à 3,3 millions d’euros, études comprises, sur un total de 2,3 millions d’euros de subventions.
« Pour payer le différentiel, la commune a fait des économies d’énergie, réduit la masse salariale ou renégocié les emprunts. Nous avons dû monter pas moins de 14 dossiers de subventions. C’est très contraignant, d’autant que les aides de l’Etat sont souvent modifiées. Malgré ces contraintes, nous n’aurions rien pu faire sans ces aides », affirme le DGS qui pense que l’intercommunalité est la meilleure échelle pour porter ce type de projet.

Contact

Christian Lauzu, dgs@decazeville.fr

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