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Open data

Open data des images des musées et monuments : non au pillage de notre patrimoine par Google !

Publié le 13/01/2020 • Par Auteur associé • dans : Actualité Culture, Opinions

Crew working together in the studio
©Rawpixel.com - stock.adobe.com
Les fonds photographiques constitués par les établissements patrimoniaux sur leurs collections sont convoités par les géants d'Internet, notamment Google. Pour la CGT-Culture, la Rue de Valois, qui a notamment sous sa tutelle, l'opérateur photographique des musées de France, la RMN-Grand Palais, ne doit pas céder au lobbying en faveur de la libéralisation totale de la réutilisation de ces données.

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CGT-Culture

L’open data des photographies des œuvres des musées et monuments prône l’accès et l’usage gratuit des fonds photographiques patrimoniaux mais surtout la gratuité pour toutes les utilisations commerciales et sur toute la planète.

Depuis déjà des années, un puissant lobbying de Google se déploie partout dans le monde pour ouvrir l’accès commercial gratuit aux images des musées et monuments. L’article 14 de la nouvelle directive  Européenne sur le droit d’auteur, qui sort du champ de la protection les photographies des musées, est un exemple clair de cette puissance du lobbying de Google qui pervertit jusqu’aux plus importantes décisions publiques européennes.

L’art est l’un des plus important domaine d’attractivité sur internet. Pour  Google, qui capitalise les audiences pour générer des revenus commerciaux, c’est un enjeu majeur.

Comme pour la presse l’édition, la musique, Google et les GAFA, sont en première ligne pour obtenir la gratuité des usages. Pour pouvoir maîtriser les contenus culturels et des audiences qu’ils suscitent sur Internet. Derrière cette gratuité, l’objectif réel c’est la prédation des contenus, la volonté déterminée de se débarrasser des barrières légales pour maitriser la diffusion.

La France ciblée par Google

Google a ciblé la France, le pays des musées, comme le maillon décisif pour faire basculer, par effet de domino, toutes les images des musées de la planète dans la dérégulation totale. Le passage des musées français, parmi les plus importants du monde, à l’open data entraînerait très certainement une vague de fond internationale, alors que les musées allemands, anglais et italiens ont tous refusé cette la gratuité des usages commerciaux.

Or le ministère de la Culture conduit depuis plusieurs mois une très discrète mission pour mettre en place l’open data dans les musées et les monuments sous tutelle du ministère. Une étude à plus de 150 000 euros a été commandée en toute opacité à un cabinet conseil américain, Accenture, pour justifier ce bradage de notre patrimoine commun. Le lobbying de Google est ainsi clairement relayé au sein même du Ministère de la Culture.

L’argument massue de l’open data pour les lobbyistes c’est la liberté des usages scientifiques. Des usages scientifiques qui seraient bridés par les actuels tarifs d’usage des fonds patrimoniaux. L’open data en serait la solution.  Or derrière  cette liberté, en réalité, se dissimule une gratuité universelle pour l’intégralité des usages commerciaux, y compris les plus mercantiles et les moins scientifiques mais les plus lucratifs.

L’agence photo de la RMN Grand Palais et ses 60 salariés est aux premières loges de cette dérégulation sauvage. Sa mission de service public de couverture photo des collections muséales françaises, qu’elle exerce depuis plus de 70 ans, est en grande partie financée par la cession payante des droits commerciaux d’usage des images. C’est sa disparition, celle de ses missions et de ses emplois, qui sont programmées.

Pertes de ressources pour les musées et les collectivités

Pour les établissements publics, les musées, les communes et les collectivités gestionnaires des fonds d’images, cela serait de significatives pertes de ressources, la réduction des moyens pour poursuivre les campagnes d’inventaire photographique, mais avant tout, l’ouverture aux multinationales du numérique du droit de disposer sans limites des patrimoines constitués par la République.

Nous pensons que rien ne justifie cet accaparement privé des biens publics. La gratuité des usages commerciaux nie la réalité de la production, du travail et de la création, elle corrompt les équilibres économiques au profit unique des plus puissants, elle donne aux plus riches le pouvoir de s’enrichir plus encore sans jamais participer aux couts de production et de conservation des contenus culturels.

C’est pour cela que la CGT demande l’abandon immédiat des projets ministériels d’open  data des images de notre patrimoine. Les profits privés issus de l’exploitation commerciale des images des musées et monuments ne doivent pas pouvoir profiter de la gratuité.

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Commentaires

Open data des images des musées et monuments : non au pillage de notre patrimoine par Google !

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REGINA

14/01/2020 10h30

Qui a eu cette idée stupide de brader les photos des œuvres de nos Musées ? Elles risquent d’être utilisées à des fins commerciales ds ts les domaines. La France est à vendre au Bon coin !!!!!

kris

14/01/2020 05h03

L’Open Data n’est pas une braderie ! C’est un terme générique qui ne veut rien dire…
L’Open Data est régit par des licences, pour un usage commercial, où pas, selon la volonté de l’ayant droit.
Arrêtons de crier au loup, et servons nous de ces licences, elles ont été créées et sont faites pour ça.
A bon lecteur…

Céline CHANAS

14/01/2020 06h31

Cette tribune se trompe réellement de combat et ne comprend pas les enjeux d’une stratégie d’ouverture des données et contenus culturels.
Oui, on peut ouvrir ses données sans les brader
Oui, on peut vouloir les partager dans le cadre d’une politique culturelle de partage et de contribution

Lisez aussi les retours d’expérience des professionnels qui se sont engagés dans la philosophie de l’ouverture et du partage, notamment dans les musées territoriaux.
Ecoutez leurs arguments et ce qu’ils en retirent dans l’amélioration du service public et de la relation aux usagers.

Lisez le rapport Images Usages !

https://www.inha.fr/fr/actualites/actualites-de-l-inha/en-2018/rapport-final-du-programme-images-usages.html

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