Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
  • Accueil
  • Actualité
  • France
  • « C’est la première fois que l’Etat reconnaît l’inégalité républicaine vécue en Seine-Saint-Denis »

Politique de la ville

« C’est la première fois que l’Etat reconnaît l’inégalité républicaine vécue en Seine-Saint-Denis »

Publié le 31/10/2019 • Par Mathilde Elie • dans : France

François Cornut-Gentille
G.Garitan
Deux ans après la publication d’un rapport parlementaire qui dressait un état des lieux sévère de l’action de l’Etat en Seine-Saint-Denis, le Premier ministre et une partie du gouvernement se sont rendus ce jeudi 31 octobre dans le département. Edouard Philippe y a présenté 23 mesures spécifiques pour faire face à la situation. Qu’en penses les auteurs du rapport ? La Gazette s’est entretenue avec le député François Cornut-Gentille (LR), co-auteur.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

C’est un déplacement en grande pompe qui a eu lieu ce jeudi 31 octobre en Seine-Saint-Denis. Pas moins de six ministres étaient présents autour d’Edouard Philippe, venu présenter « un plan spécifique et massif » pour le département le plus pauvre de France. Parmi les 23 mesures annoncées par le Premier ministre se trouvent une prime de 10 000 euros pour fidéliser les fonctionnaires, le recrutement de 150 policiers, ou encore le renforcement des contrôles des logements insalubres.

Une réponse au rapport parlementaire présenté fin mai 2018 par les députés Rodrigue Kokouendo (LREM) et François Cornut-Gentille (LR), qui avaient fustigé l’inefficacité des politiques publiques dans le 93. Ce dernier estime qu’il s’agit là d’une première étape et qu’il faut aller beaucoup plus loin, notamment dans la prise en compte de phénomènes tels que l’économie souterraine. Entretien.

Comment jugez-vous le déplacement du Premier ministre et d’une partie du gouvernement ce jeudi 31 octobre en Seine-Saint-Denis ?

Au-delà des annonces qui ont été faites, ce qui me paraît important c’est que pour la première fois, l’Etat reconnait enfin le traitement inégalitaire dont est victime la Seine-Saint-Denis. C’est primordial car une fois que c’est dit, on est obligé d’agir. Plus que des mesures, je souhaitais vraiment obtenir la reconnaissance de cette situation indigne de la République. C’est une première étape.

Votre rapport mettait en évidence des lacunes dans trois politiques publiques : l’éducation, la justice et la sécurité. Que pensez-vous des annonces faites par le premier ministre aujourd’hui sur ces sujets ?

Sur les mesures elles-mêmes, je suis plus prudent. L’annonce principale, qui concerne la fidélisation des fonctionnaires avec une prime de 10 000 euros après cinq ans d’exercice dans le département, indique la volonté de réaliser un geste fort en s’attaquant à un problème majeur : le dramatique taux de turn-over dans les domaines de la justice, de l’éducation et de la sécurité. Le gouvernement a raison d’y mettre les moyens. Mais si cela reste une mesure forte, j’ai des réserves sur sa mise en œuvre qui reste encore floue.

Je salue aussi les efforts relativement significatifs sur la justice, même si le renforcement annoncé des effectifs ne permettra toujours pas de combler le manque [le gouvernement prévoit de recruter 35 greffiers dont 20 en 2020 et 12 magistrats, Ndlr].

Enfin, je suis aussi mitigé sur la sécurité. Là aussi j’attends d’y voir plus clair, notamment sur le nombre de recrutements. Concernant l’éducation mon sentiment est aussi partagé même si je trouve l’idée intéressante [le gouvernement prévoit un pré-recrutement d’étudiants boursiers qui s’engagent en contrepartie à exercer trois ans dans le département,Ndlr].

Je me suis engagé à produire un rapport de suivi pour réaliser une évaluation des mesures et lever toutes ces incertitudes.

Avez-vous le sentiment que le gouvernement s’attaque réellement au problème ou est-il encore en train de le « contourner » comme vous l’écriviez dans votre rapport ?

Le gouvernement ne contourne pas les difficultés que présente la Seine-Saint-Denis mais il reste sur des problématiques traditionnelles alors que des phénomènes nouveaux prennent de l’ampleur.

Vous pointiez à ce sujet le manque de diagnostic, l’absence de chiffres fiables. Où en est-on aujourd’hui ?

Justement, toujours au même stade. Dans notre rapport, nous mettions l’accent sur deux choses : les inégalités et les outils d’actions de l’Etat. Sur le premier point je pense qu’il y a eu une prise de conscience. Mais sur le second nous n’y sommes pas encore. Les politiques publiques sont déstabilisées par des phénomènes nouveaux, tels que la pression de mafias face auxquelles l’Etat ne sait pas quoi faire. Il y a une explosion de l’économie souterraine qui se ressent dans les services publics et qui change la vie dans les écoles, les commissariats, les tribunaux, les associations. On ne la mesure pas car il n’y a pas les outils d’action publique pour cela. Et cela n’existe pas qu’en Seine-Saint-Denis. Il ne s’agit pas seulement de résoudre les inégalités et les problèmes dans ce département, mais de faire évoluer les politiques publiques au niveau national.

La mesure du gouvernement qui consiste à recruter des officiers de police judiciaire est une bonne chose, mais il faut aller au-delà. C’est toute une stratégie qu’il faut avoir, avec une véritable politique d’accompagnement social.

De plus il faut absolument mesurer la population. Qu’est-ce qu’une politique publique dont on ne connait pas le public ?

Vous écriviez dans votre rapport que « la seule surmultiplication des moyens à court terme n’aboutit pas à de meilleurs résultats à long terme ». Est-ce que les annonces d’aujourd’hui ne constituent pas pas justement encore des moyens à court terme ?

Ce que je dis sur l’idée d’un processus qui doit être initié n’est pas seulement l’idée que je défends. C’est aussi celle exprimée par le Premier ministre. Nous avons échangé ce matin et nous partageons la volonté de mettre en place un suivi, de bâtir les choses progressivement. De mon côté je continuerai à exercer cette pression.

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

« C’est la première fois que l’Etat reconnaît l’inégalité républicaine vécue en Seine-Saint-Denis »

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement