Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
  • Accueil
  • Actualité
  • France
  • Le Conseil national des villes s’intéresse à l’économie informelle et aux mères isolées

Politique de la ville

Le Conseil national des villes s’intéresse à l’économie informelle et aux mères isolées

Publié le 22/10/2019 • Par Nathalie Perrier • dans : France

Quartier réaménagé Superkilen Copenhague par Genre et Ville 2016
Association genre et ville
Lors de sa dernière assemblée plénière au Commissariat général à l’égalité des territoires, le Conseil national des villes a débattu et adopté deux nouveaux avis : l’un sur l’économie informelle et les quartiers prioritaires, l’autre sur l’emploi des mères isolées dans les quartiers prioritaires de la ville. En voici les grandes lignes.

En mars dernier, Julien Denormandie, ministre de Ville et du Logement, a saisi le Conseil national des villes (CNV) sur deux sujets de société « ardus, paradoxalement vastes et précis », pour reprendre l’expression du vice-président du CNV, Patrick Braouezec : l’économie informelle et les quartiers prioritaires, et l’emploi des mères isolées. Ces deux sujets illustrent « le pas de côté » que le CNV doit faire pour conseiller le gouvernement. « C’est un beau défi que nous avons relevé collectivement » depuis quatre ans a commenté Patrick Braouezec. Voici dans les grandes lignes les deux avis adoptés en séance plénière et adressés aux ministres Edouard Philippe, Jacqueline Gourault et Julien Denormandie.

Economie informelle et quartiers prioritaires : « Valoriser les savoir-faire économiques et soutenir les initiatives des habitants : un nouveau défi »

Le ministre chargé de la Ville et du logement a saisi le CNV le 21 mars sur le sujet suivant : « comment faire évoluer du non lucratif vers du lucratif les projets et les initiatives des habitants ? », en vue d’un avis et de recommandations sur la richesse économique et les savoir-faire économiques dans les quartiers prioritaires. Un groupe de travail composé de 19 membres, issus des quatre collèges du CNV, a été dédié à cette saisine. Il s’est réuni six fois et a procédé à un grand nombre d’auditions de mars à juin.

Commerce de rue, activités de couture, de cuisine et de coiffure, garde d’enfants, mécanique de rue… Dans les quartiers prioritaires, une proportion de ces activités relève le plus souvent d’une économie de subsistance qui produit peu de valeur mais qui a une grande utilité sociale. Il reste cependant difficile d’en faire un recensement, les données statistiques locales ou nationales n’existant pas. Le CNV estime donc nécessaire, dans un premier temps, de chiffrer cette économie informelle qui émerge et perdure dans un contexte de pauvreté monétaire et de chômage des habitants. « L’un des moyens, pour ce qui relève des quartiers prioritaires, serait la mobilisation de

l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) afin qu’il puisse identifier et mesurer des indicateurs d’activités et de richesses économiques créées, ainsi que les emplois présents dans les quartiers », estime le CNV.

L’objectif à terme est d’aller vers une reconnaissance de cette économie informelle et des savoir-faire inhérents. « Reconnaitre les compétences, les savoir-faire et les savoir-être issus des pratiques et des activités non formelles, permettrait de valoriser les publics aujourd’hui éloignés de dispositifs publics », souligne le CNV. Aux organismes de l’Etat (Pôle Emploi, missions locales, ainsi que les organismes financés par l’Etat), d’être « exemplaires en créant et utilisant des outils et des méthodes adaptées » pour repérer ses savoir-faire, les valoriser et favoriser les initiatives. Le CNV propose ainsi d’assouplir les procédures réglementaires de création d’entreprises et d’activités pour favoriser la reconnaissance des compétences et faciliter les déclarations fiscales et sociales.

Pour le CNV, la dimension du portage politique joue un rôle essentiel pour mobiliser l’ensemble des partenaires et ainsi favoriser et/ou consolider l’émergence des initiatives sur les territoires. Il recommande la création dans le cadre d’expérimentation dans des territoires volontaires d’ « incubateurs d’économie solidaire de quartiers » et de « coopératives d’activité et d’emploi solidaire ». Il préconise d’engager dès 2020 une expérimentation dans une dizaine de territoires volontaires.

Mères isolées en QPV, monoparentalité et employeurs publics et privés : le défi de la conciliation des temps

Le ministre en charge de la Ville et du Logement a saisi le CNV le 21 mars au sujet de la conciliation des temps de vie pour les parents des quartiers prioritaires, et plus particulièrement pour les familles monoparentales. Cela a amené le CNV à se poser la question suivante : « Que faire pour que les entreprises et leurs-sous-traitants changent leurs pratiques ? » Le groupe de travail dédié s’est réuni cinq fois pour mener ses réflexions de mars à juillet 2019 et procéder à des auditions.

La monoparentalité est plus répandue dans les quartiers prioritaires que dans les autres quartiers. Selon une étude de l’INSEE, le taux de pauvreté pour les familles monoparentales est environ trois fois plus élevé que celui d’une famille composée de deux parents avec le même nombre d’enfants. Autre constat : les chef(fe)s de familles monoparentales sont majoritairement des femmes. Et lorsqu’elles sont en emploi, ce sont des travailleuses pauvres. Parmi les problématiques que rencontrent les familles monoparentales – qu’elles résident ou non dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV) – la précarité, l’isolement social et la protection des enfants sont les principales difficultés auxquelles elles doivent faire face.

Avec le revenu, le temps est un élément central de l’exercice de la parentalité. « Les entreprises, les employeurs, publics comme privés, les collectivités doivent insuffler des politiques favorisant la conciliation entre les temps de vie, pour que les individus, femmes, hommes, habitant(e)s des quartiers, se donnent un Droit au temps – comme un Droit à la ville », défend le CNV. Le CNV préconise un aménagement des horaires de travail adapté aux situations des mères isolées. Il demande à ce que soit pris en compte le temps des mobilités (rembourser intégralement les frais de transport domicile-travail et intégrer aux salaires les heures de transport dans les cas d’horaires découpés).

Les collectivités locales et l’Etat doivent être à la manœuvre. Le CNV propose d’intégrer systématiquement le critère de familles monoparentales en QPV dans les publics prioritaires à l’accès aux modes de garde. Il souhaite que le recours au droit aux prestations soit amélioré, notamment celles qui entraînent une majoration pour isolement (RSA, prime d’activité, allocations logement…). Il soutient l’initiative annoncée par le Gouvernement destinée à recouvrir le non-paiement des pensions alimentaires, mais demande que ce recouvrement soit automatique. Il propose aussi rendre automatique le versement du complément d’allocation de soutien familial (ASF), et qu’il continue d’être versé quand le parent qui a la garde de l’enfant reprend une vie de couple, cette allocation étant versée pour l’enfant, et non pour le parent.

Le CNV juge essentiel de renforcer les liens entre parents et institutions, et notamment l’école. Il insiste également sur la nécessité d’accompagner les mères isolées. Il faut, indique-t-il « rendre l’accès à des soins psychologiques plus facile aux mères isolées, et systématiser le suivi psychologique des chef(fe)s de familles monoparentales dès la grossesse (notamment pour les mineures) ou dès le moment de la séparation ».

Enfin les politiques publiques doivent encourager le répit parental. Tout « temps pour soi » est vécu de façon culpabilisante pour les parents isolés. Pour cela, le CNV propose que les contrats de ville intègrent le soutien à toutes actions permettant d’organiser des activités « temps libre » pour les mères isolées, et encouragent les activités familiales qu’elles soient culturelles ou sportives.

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Covid : nouveaux enjeux, nouvelles mobilités

de La Rédaction de la Gazette des communes avec le soutien de la MNT

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Le Conseil national des villes s’intéresse à l’économie informelle et aux mères isolées

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement