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Politiques culturelles

Mains d’Œuvres : comment une friche culturelle s’est enlisée

Publié le 22/10/2019 • Par Pascale Tessier • dans : Actualité Culture, Régions

Mains d'Oeuvres ©Xavier Remongin - UNE
D.R.
L’expulsion de l’association Mains d’oeuvres à Saint-Ouen, le 8 octobre, a consommé la rupture entre la ville et les responsables de ce site culturel installé sur une friche industrielle depuis 21 ans. Pourtant l’histoire de ce lieu atypique avait plutôt bien commencé. Retour sur l’histoire d’un échec.

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D’un côté, Mains d’OŒuvres, une association installée sur une friche industrielle devenue un centre culturel atypique. De l’autre, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), une ville qui, depuis cinq ans, n’entend plus jouer la même partition que celle de la municipalité précédente. De désaccords en revirements et en silences mal interprétés, l’association a été expulsée le 8 octobre par la police – suite à une décision de justice pour loyers impayés – alors qu’elle espérait voir les choses traîner encore quelques semaines. C’est peu dire qu’entre Mains d’Œuvres et le maire de Saint Ouen, William Delannoy (UDI) le courant ne passe plus. Mais aurait-on pu éviter d’en arriver à une situation qui, pour l’heure, ne profite à personne ?

Une subvention passée de 90 000 à… 0 €

Installée depuis 1998 dans les 4000 m2 de l’ancien centre social et sportif de Valeo, et ouvert au public trois ans plus tard, Mains d’Œuvres est, tout à la fois, lieu d’exposition et de concert, école de musique, studio de répétition ou encore ateliers de théâtre. Une association qui compte 70 salariés (dont 25 permanents), 1500 adhérents, et 40 000 visiteurs annuels. Elle fonctionnait jusqu’en mars 2014 avec une subvention municipale « de 90 000€ en acquittant 60 000€ de loyers annuels », détaille la directrice, Juliette Bompoint.

Dès le changement de municipalité en  2014, les relations s’enveniment et, selon Juliette Bompoint, « la subvention passe à 0€ ». Mais fin 2015, faisant admettre que l’incendie de 2010 l’a privée d’une partie du bâtiment et qu’elle ne perçoit plus de subvention pour compenser les loyers, l’association obtient de la justice un loyer ramené à 1€. Elle cumule alors « 237 000 € de loyers impayés à la ville », selon le premier magistrat de la ville.

Les municipales de 2020 en ligne de mire

Déboutée du renouvellement du bail qu’elle réclame, Mains d’Œuvres est condamnée en juillet dernier à quitter les lieux. Ayant fait appel de la décision, elle n’imagine alors pas que l’expulsion puisse intervenir avant le jugement du 3 décembre. Et rêve, à mots couverts, de voir les choses traîner jusqu’aux municipales de mars 2020.

Locataire devenu squatteur

Pour Juliette Bompoint, le maire fait preuve « d’une incompréhension totale de notre positionnement ». Mais pour William Delannoy (qui n’a pas répondu aux sollicitations de La Gazette, au-delà d’un communiqué et d’un édito), « de locataire ne payant pas son loyer », Mains d’Œuvres est devenue « squatteur passé le 31 décembre 2017 », date de la fin du bail. Un élément qui justifiait, à ses yeux, l’intervention policière ordonnée par le préfet de Seine-saint-Denis, le 8 octobre.

Depuis, la tension n’est pas retombée et l’affaire prend un tour très politique. D’un côté, l’association organise des manifestations et a lancé une pétition en ligne. De l’autre, la majorité du maire s’est nettement fissurée au point de provoquer la démission de plusieurs de ses colistiers et William Delannoy accuse l’association « de canaliser la colère des artistes contre la mairie pour éviter de devoir rendre des comptes. »

Entre les deux, le ministre de la Culture tente de remettre de l’huile dans les rouages. En vain pour le moment. Regrettant « qu’aucune solution amiable n’ait pu être trouvée au différend qui oppose la mairie de Saint-Ouen à Mains d’Œuvres depuis 2014 », et refusant de se résoudre à la disparition de ce lieu artistique et culturel, Franck Riester a proposé une médiation rapide, sous l’égide de son ministère. La mission est-elle encore possible ?

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