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Sécurité civile

Grève des sapeurs-pompiers : et maintenant ?

Publié le 16/10/2019 • Par Mathilde Elie • dans : A la une, A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, France, Toute l'actu RH

manifestation sapeurs-pompiers
FO SIS 59
Après quatre mois de grève et une manifestation nationale, la colère des sapeurs-pompiers ne retombe toujours pas. Si le ministre de l’Intérieur a annoncé trois rendez-vous dans les semaines qui viennent, les syndicats dénoncent l’absence de réponses concrètes. De leur côté, les collectivités pointent le manque de moyens pour accéder à certaines de leurs demandes.

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« Une colère amplifiée et des demandes sans réponses concrètes. » Tel est le bilan dressé par les syndicats de sapeurs-pompiers regroupés en intersyndicale (CGT, FASPP-PATS, FO-SIS,CFDT-SDIS, UNSA-SDIS, SPASDIS-CFTC, Avenir Secours, CGE-CGC) après plus de quatre mois de mobilisation. Au lendemain de la manifestation nationale qui a poussé 7400 sapeurs-pompiers dans les rues de la capitale, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, les professionnels ne cachent pas leur déception et estiment que « l’urgence de la situation n’a toujours pas été saisie ».

Certains d’entre eux ont été reçus à cette occasion par le cabinet du ministre de l’Intérieur. A noter que le ministre lui-même, en déplacement dans l’Aude, n’était pas présent. « Un signe de mépris », selon André Goretti, président de la FASPP-PATS, qui raconte avoir dû « négocier pour obtenir des réunions techniques ». Dans un communiqué envoyé mardi 15 octobre dans la soirée, le ministre de l’Intérieur a effectivement présenté un calendrier en réaffirmant « son souhait de poursuivre le dialogue avec les organisations syndicales pour construire la sécurité civile de demain ».

Trois rendez-vous ont ainsi été donnés aux représentants syndicaux, en présence du ministre de l’Intérieur : le 6 novembre pour aborder la question des retraites avec le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, l’Association des maires de France (AMF) et l’Assemblée des départements de France (ADF), le 14 novembre pour évoquer l’ensemble des revendications (voir encadré) également avec les collectivités, et enfin une réunion sur le thème du secours d’urgence à personne avec le ministère de la Santé et des Solidarités « tout prochainement ».

« Partie de ping-pong sans fin »

« Nous sommes loin du compte et pas du tout satisfaits par ces annonces, déplore André Goretti. Le ministre connaît déjà nos revendications. Il n’y a là rien de concret. Ces rendez-vous ne résoudront pas le malaise profond qui touche notre métier. L’Etat s’est désengagé financièrement et c’est une partie de ping-pong sans fin qui se joue entre lui et les financeurs. »

Du côté des collectivités justement, la mobilisation des sapeurs-pompiers est jugée « juste et légitime » par Olivier Richefou, président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS) et du conseil départemental de la Mayenne. « Je pense que les syndicats sont entendus à la fois par le gouvernement et par les employeurs que représentent l’AMF et l’ADF. Le calendrier avancé par le ministre de l’Intérieur démontre sa volonté de ne pas laisser pourrir la situation », a-t-il déclaré à la Gazette.

« Les sapeurs-pompiers ont raison de ne pas être satisfaits de l’organisation actuelle des secours en France », estime Olivier Richefou, en évoquant les violences dont ils sont victimes et la sur sollicitation pour des interventions qui ne relèvent pas de leurs missions. « Il faut ensuite que les réponses viennent… »

Concernant la revalorisation de la prime de feu à 28% du salaire de base (contre 19% actuellement), l’une des principales revendications de l’intersyndicale, le président de la CNSIS estime là aussi que c’est « compréhensible » mais qu’« à ce jour, les employeurs sont dans une situation financière qui ne permet pas de répondre à une telle demande ». Il en appelle alors à l’Etat qui doit « soit participer, soit donner aux départements les moyens financiers à la hauteur des besoins ».

L’intersyndicale a décidé de déposer un nouveau préavis de grève du 1er novembre au 31 décembre.

Des revendications pour un système « à bout de souffle »

L’intersyndicale porte depuis le mois de mars plusieurs revendications :

  • La revalorisation significative de la prime de feu à hauteur des autres métiers à risques (28% du salaire de base contre 19% actuellement)
  • La garantie de la pérennité de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, l’institution d’un dispositif de portabilité des droits pour les agents de la catégorie active et la suppression des sur-cotisations
  • La prise en compte des questions de protection de leur santé (toxicité des fumées, temps de travail)
  • Le recrutement massif d’emplois statutaires pour répondre aux besoins des Sdis

Face à la montée des violences, les syndicats réclament aussi des dispositions adaptées. Ils évoquent notamment un renforcement de la pénalisation des faits de violence à leur encontre. Plus globalement, ils attendent une réorganisation du modèle de secours qu’ils estiment « malade » et « à bout de souffle ». Un constat partagé par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers quoi, après son congrès annuel à Vannes fin septembre, en a même appelé à un arbitrage du chef de l’Etat.

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