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Lutte contre l'exclusion

Les bidonvilles : un défi pour les futures équipes municipales

Publié le 11/10/2019 • Par Rouja Lazarova • dans : France

Bidonville-Paris
A. Feigeles [CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons]
Alerter les candidats aux élections municipales sur les enjeux de la résorption des squats et des bidonvilles – telle est l’ambition du Collectif national droits de l’homme (CNDH) Romeurope à travers une campagne de sensibilisation des élus locaux et des candidats, lancée lors d’une conférence de presse, le jeudi 10 octobre.

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« On assiste aujourd’hui à un alignement des planètes. Si on ne bouge pas maintenant, on ne bougera probablement jamais », a plaidé, en introduction, Manon Fillonneau, déléguée générale du CNDH Romeurope. En effet, on observe une volonté de l’Etat de venir à bout de ces formes d’habitat précaires et dégradantes que sont les 570 bidonvilles en France regroupant environ 16 000 personnes, majoritairement des Roms venus de Roumanie et de Bulgarie. D’abord, il y a eu l’instruction du 25 janvier 2018 visant à donner une nouvelle impulsion à la résorption des campements illicites et des bidonvilles, qui insiste sur les diagnostics sociaux préalables à toute évacuation, sur l’inclusion durable des personnes grâce à un accompagnement global, et souligne la nécessaire adhésion des collectivités locales. Il y a eu, ensuite, l’annonce en septembre dernier par le ministre de la ville et du logement du doublement des crédits consacrés à la résorption des bidonvilles, qui doivent passer de 4 à 8 millions d’euros dès 2020.

Un investissement social

Cette politique vient non seulement aider les personnes concernées et améliorer le quotidien des riverains et des habitants d’un territoire , elle est également vertueuse de point de vue des finances publiques. Ainsi, la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (DIHAL) a produit une fiche « Accueillir, moins cher qu’expulser », dans laquelle elle évalue à 6 euros par jour et par personne le coût d’une politique de résorption d’un bidonville, alors que le coût d’un hébergement s’élève à 25 euros par jour et par personne, et celui d’une évacuation – à plus de 100 000 euros.

S’investir dès la première année du mandat

Le CNDH Romeurope adresse un message aux futurs maires : pour réussir cette politique, ils doivent respecter leurs obligations légales (scolarisation des enfants, domiciliation des personnes, accès à l’eau et à l’électricité), mais aussi aller au-delà, assumant un rôle moteur dans la mise en œuvre d’un projet global de résorption de bidonvilles. Dominique Plancke, ancien élu local et membre du Collectif de soutien aux Roms de Lille, a insisté sur le calendrier : « Il est important pour les nouvelles équipes municipales de d’investir dès la première année de leur mandat. D’abord parce que c’est là que leur légitimité est la plus forte, ensuite, parce que ce sont des projets de longue haleine ». Il a rappelé que la ville n’est pas seule dans cette aventure, mais appuyée par l’Etat est les associations. « J’appelle  les élus à ne pas avoir peur des collectifs citoyens et des associations car ils connaissent le terrain et ont gagné la confiance des familles », a-t-il noté.

Des expériences locales positives

A Villeurbanne, début 2016, la municipalité a sécurisé quatre logements inoccupés de son parc, et les a mis à disposition des familles venant d’un bidonville. Elle a confié leur accompagnement social à l’association Action pour l’insertion par le logement (ALPIL). Au bout de 18 mois, ces familles étaient aptes à quitter le logement. L’expérimentation a été évaluée et jugée plus performante que les « villages d’insertion », ces sas avant l’inclusion, que certaines collectivités (comme la ville de Metz) mettent en place. « Il faut une bonne coordination interservices car la problématique concerne le patrimoine, l’éducation, les solidarités, les déchets », a témoigné Claire Le Franc, adjointe (DVG) au maire de Villeurbanne (Rhône, 150 000 habitants) en charge des Solidarités, de l’innovation sociale, du handicap et de la politique de la ville. Suite à cette expérience, la ville a décidé de mobiliser 12 logements d’ici fin 2019 pour le même public. « Une des difficultés constatées, ce sont les discriminations dont souffre cette population, notamment de la part des banques, concernant l’ouverture de comptes courants », a regretté Claire Le Franc.

Solliciter des fonds européens

A Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne, 60 000 habitants), sur les 32 familles installées dans des « logements sas » de la ville en 2015, 20 ont aujourd’hui intégré le droit commun. Le maire (PCF) Philippe Bouyssou a tenu à mettre en perspective les 8 millions accordés par le gouvernement. « Nous avons réussi à obtenir 1,5 millions d’euros du FSE et du FEDER, après une longue bataille. Peu de villes cherchent à mobiliser ces fonds car la procédure est kafkaïenne. Cependant les moyens sont conséquents », a-t-il souligné.

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