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Alimentation

Pacte de Milan : ces villes qui s’engagent pour une alimentation plus durable

Publié le 10/10/2019 • Par Myriem Lahidely • dans : France

Carton de légumes
Buritora / Adobestock
Le 5e sommet du Pacte de Milan se tenait à Montpellier du 7 au 9 octobre 2019. Les villes présentes ont réécrit le texte à l’aune des 17 objectifs de développement durable de l'ONU. Cette « Déclaration de Montpellier » devient la feuille de route universelle.

Lorsqu’il a été lancé en 2015, le pacte de Milan invitait les villes du monde à développer des politiques agroécologiques et alimentaires novatrices pour nourrir la planète de façon saine, et accessible à tous. Le texte était signé par 47 villes dont Montpellier, première parmi la dizaine de villes françaises à l’avoir  adopté avec Paris, Rennes, Bordeaux, Marseille, Lyon… Elles sont aujourd’hui plus de 200, petites et grandes des cinq continents, et 25 autres les ont rejointes lors du sommet qui vient de s’achever le 9 ocotbre 2019 à Montpellier.

« Elles se sont toutes engagées à mettre en place des actions locales pour aller vers des systèmes alimentaires plus durables », rappelle Anna Scavuzzo, 1ère adjointe de Giuseppe Sala, maire de Milan. Parmi les priorités du texte initial : la protection des terres à fort potentiel, la mise en valeur des circuits courts et la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Identifier les bonnes pratiques

Le sommet qui vient de se terminer et a réuni 91 villes dont 30 capitales mondiales –Ouagadougou, Rio de Janeiro, New York City ou Moscou – était le moment d’échanger, comme chaque année depuis 2015, sur les actions déjà en place, dans des contextes urbains très divers. « Nous sommes là pour identifier les bonnes pratiques et les ramener vers nos villes », rappelle Anna Scavuzzo. Tel-Aviv, par exemple, a instauré une gouvernance alimentaire locale, Nairobi agit sur la sécurité alimentaire quand Ouagadougou travaille à modifier les habitudes alimentaires en lançant une campagne pour réduire le sel et le sucre dans la cuisine de rue.

« Les villes sont en contact avec les citoyens, elles ont la capacité d’agir de façon plus rapide que les Etats », note Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole. « Et l’urgence, c’est d’agir ! », ajoute-t-il. Le réseau qui s’est constitué avec le Pacte de Milan a voulu aller plus loin en conformant le texte de 2015 aux 17 objectifs de développement durable (ODD) que les Nations Unies ont inscrit dans leur Agenda 2030 pour une transition écologique et solidaire du monde, qui intègre toutes les données sociétales (faim, éducation recherche, pauvreté, eau propre, changement climatique, paix…).

montp2

Entrainer d’autres villes

Toutes les villes signataires du Pacte de Milan étaient invitées à valider cette nouvelle « Déclaration de Montpellier » qui uniformise les actions au niveau planétaire, en y amenant leurs amendements, le cas échéant. Parmi les apports intégrés : mobiliser les acteurs de l’alimentation pour assurer l’hygiène alimentaire (proposition de Brazzaville capitale du Congo), assurer la santé alimentaire (Barcelone), supprimer le plastique (Nantes)… « Cette déclaration va être envoyée à l’ONU pour faire partie du corpus mondial des textes fondateurs », se félicite Philippe Saurel.

Les dix années qui viennent vont être des années cruciales pour passer des mots aux actes, alors que beaucoup de villes n’ont pas encore commencé le chemin. « Il faut donner du temps pour arriver à convaincre et changer les pratiques mais au moins nous avons un langage commun », ajoute le maire.

Ce 5e sommet récompensait des villes signataires du Pacte, lors du « Milan Pact Awards ». Parmi les six primées : Sao Paulo pour son action contre le gaspillage alimentaire, Kazan en Russie pour sa bonne nutrition et Montpellier pour son approvisionnement et sa distribution alimentaires durables.

Sanctuariser des terres dans le Scot et le PLUI

« Notre action phare est d’avoir sanctuarisé deux tiers d’espaces naturels et agricoles dans notre Scot qui sert ainsi de socle à notre politique alimentaire, obligation qui sera inscrite en 2020 dans le PLUI », confie le président de la métropole, soumise depuis quinze ans à une pression foncière très forte. Les communes ont donc interdiction de construire sur ces terres. La métropole a par ailleurs voté à l’unanimité, début octobre, la création de deux associations foncières autorisées (AFA) sur 11 de ses communes. « Elles représentent un potentiel de 3000 hectares de foncier public et privé à mettre à disposition des agriculteurs », résume Mylène Fourcade, vice-présidente de M3M, déléguée à l’agro-écologie et à l’alimentation. « 70 % des Montpelliérains veulent plus de produits locaux, il faut relocaliser la production. »

En 2018, M3M développait aussi un guide papier et une plateforme grand public en ligne BoCal (Bon et local) qui recense 500 producteurs et points de vente du grand Montpellier et des intercommunalités alentour – point retrait, vente à la ferme, livraison à domicile, marchés… – proposant des produits bios et/ou locaux. « Se mettre autour de la table pour mettre en place des politiques vertueuses c’est parfois compliqué, nous sommes sur le chemin », confie Yvon Bourrel, maire de Mauguio-Carnon, commune de l’agglomération voisine de l’Etang de l’Or. Les principaux acteurs de l’écosystème agroécologique et alimentaire local signaient lundi 7 octobre à l’ouverture du 5e Pacte de Milan, la Charte pour la transition agro-écologique et l’alimentation durable. « Elle engage sur six axes forts et a vocation à être signée par tous les acteurs qui souhaitent s’engager dans cette démarche », rappelle Mylène Fourcade. La Métropole y travaillait depuis 2015.

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