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Emploi

Quand des employeurs et des bénéficiaires du RSA sont connectés, ça « matche »

Publié le 17/10/2019 • Par Rouja Lazarova • dans : France, Innovations et Territoires

allocataires-RSA
Roland Letscher/ADOBESTOCK
« La Gazette des communes » a choisi de s'associer à la 5e édition de « La France des solutions », du 14 au 20 octobre 2019. Une initiative portée par Reporters d’espoirs. Aujourd’hui : plusieurs départements se sont dotés de plateformes numériques destinées aux allocataires du RSA et aux entreprises, notamment les plus petites. Ces plateformes mettent en relation les personnes cherchant un emploi et les recruteurs. Alors que le nombre de bénéficiaires du revenu de solidarité active ne baisse pas, il existe toujours des emplois non pourvus dans les métiers en tension.

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En mettant en avant des initiatives constructives, porteuses d’espoirs et de solutions concrètes, « La Gazette des communes » s’associe, du 14 au 20 octobre 2019, à la 5e édition de « La France des solutions », initiée par Reporters d’espoirs.

Dans de nombreux territoires, le constat est le même : alors que le nombre de bénéficiaires du RSA stagne, voire augmente, les entreprises ne parviennent pas à trouver des candidats pour certains postes. Services d’aide à la personne, bâtiment et travaux publics, restauration et hôtellerie, notamment, peinent à recruter. Comment établir un lien ces deux mondes grâce aux nouvelles technologies ?

Le département de Loir-et-Cher a été le premier à chercher une solution à cette équation, dès 2016. Il a approché une start-up de son territoire. « Située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville de Blois, Neolink était déjà impliquée en matière d’insertion, puisque 50 % de son personnel étaient d’anciens allocataires du RSA », se souvient Charlotte Couffrant, cheffe de projet « Job41 ». C’est probablement cette connaissance fine du public défavorisé et exclu qui a permis aux équipes de Neolink de construire NeoJob, une plateforme numérique adaptée, plébiscitée par les acteurs.

Aujourd’hui, 21 départements se sont lancés dans l’aventure et ont construit leur plateforme NeoJob. Le principe est simple : les allocataires du RSA s’inscrivent et mettent en ligne leur CV, qui est géolocalisé. Les entreprises publient leurs offres, également géolocalisées. En fonction des compétences, de l’expérience, mais aussi de la localisation, les demandes et les offres « matchent ». Grâce à une messagerie sécurisée, demandeur et pourvoyeur d’emploi peuvent entrer en contact.

Aussi sur smartphone

« L’outil est très intuitif et ergonomique », salue Laure Deltour, directrice générale déléguée du conseil départemental des Yvelines. Ce département qui compte 23 000 bénéficiaires du RSA s’est intéressé à Neolink il y a un an. « Quand l’allocataire du RSA veut détailler ses compétences, il découvre que certaines sont prérenseignées. Il lui suffit de les sélectionner. Il obtient un CV propre sans beaucoup de saisie », explique Laure Deltour. Même simplicité du côté de l’entreprise. Certains descriptifs de poste sont prérenseignés, ce qui facilite le recrutement par les très petites, petites et moyennes entreprises (TPE et PME).

La solution existe désormais sous forme d’application pour smartphone. Celle-ci émet des alertes dès qu’une annonce ou un CV sont publiés. « Le recruteur comme le bénéficiaire du RSA peuvent être très réactifs », estime Yves Sublon, conseiller départemental du Bas-Rhin, vice-président de la commission de l’emploi et de l’insertion. Le Bas-Rhin a ouvert en mai dernier Jobconnexion67.

A l’instar des autres plateformes, cette dernière est gratuite pour les candidats et les entreprises. Le Bas-Rhin compte 25 000 bénéficiaires du RSA, mais les personnes les plus proches de l’emploi susceptibles d’être intéressées par le service sont environ 5 000. Les autres ont besoin d’un accompagnement social et professionnel plus approfondi. L’outil a donc été calibré pour 5 000 personnes.

« Dans certains métiers, comme les services à la personne ou la restauration, la mobilité peut constituer un frein. Il ne sert à rien de proposer des emplois situés à 50 kilomètres », poursuit Yves Sublon. La géolocalisation est plébiscité par tous les acteurs. « Elle est très intéressante car, dans les services à la personne, il y a des contraintes de déplacement », confirme Ingrid Massé, chargée des RH à l’agence de services à la personne Equanidomi à Ozoir-la-Ferrière, en Seine-et-Marne. Elle a recruté déjà cinq personnes sur Job77, dont trois sont toujours en poste. Parmi elles, Cindy Baudet, aide-ménagère. « Je me suis inscrite car on me l’a proposé. C’était très simple. Mais au début, je n’y croyais pas. Quand on m’a appelée, j’ai été surprise et contente. »

Bon pour les finances locales

En Seine-et-Marne, le président du département, Patrick Septiers, est un fervent défenseur de la plateforme, ouverte en septembre 2018. Depuis, 5 000 allocataires s’y sont inscrits, 3 000 y ont déposé un CV et 688 offres d’emploi ont été publiées. 93 retours à l’emploi ont été identifiés, ce qui représente, sur une année, une économie de 580 000 euros. « La licence de la plateforme va nous coûter environ un million d’euros sur trois ans, dont la moitié est financée par des fonds européens. Et nous réalisons déjà des économies. C’est une opération vertueuse pour les finances locales », se réjouit Patrick Septiers.

Autre avantage de la plateforme de Neolink : elle s’adapte aux spécificités du territoire. Par exemple, les Yvelines ont voulu anticiper leur fusion avec les Hauts-de-Seine. « Une entreprise située dans les Yvelines aura accès aux CV des deux départements. Idem pour l’allocataire », précise Laure Deltour. Dans le Bas-Rhin, l’outil s’est adapté au caractère transfrontalier du territoire. « Nous avons de gros pourvoyeurs d’emplois de l’autre côté de la frontière. Nos allocataires ont une visibilité sur ces offres et peuvent postuler », indique Yves Sublon. Et de résumer : « Les équipes de Neolink s’adaptent. Ce n’est pas un outil clés en main, ce qui constitue un grand avantage. »

 

Un accompagnement méthodique des allocataires comme des entreprises

Charlotte Couffrant, cheffe de projet « Job41 »

CharlotteCouffrant[Loir-et-Cher, 331 000 hab.] Depuis janvier 2017, en Loir-et-Cher, environ 500 bénéficiaires du RSA ont retrouvé un emploi grâce à la plateforme Job41. Aujourd’hui, 3 000 y sont encore inscrits, et 700 recruteurs ont publié leurs annonces. Le résultat d’une animation méthodique de la plateforme numérique. Les référents de parcours s’en sont saisis. « Ils aident les allocataires à s’inscrire, mais aussi à lever les derniers freins vers l’emploi, liés à la mobilité ou la garde d’enfant. Ils sont là quand un dialogue avec une entreprise se noue », décrit Charlotte Couffrant, cheffe de projet « Job41 ». En parallèle, un important travail est effectué auprès des entreprises. « Nous les sensibilisons au profil des allocataires du RSA, qui peuvent avoir dans leur CV des périodes d’inactivité », poursuit-elle. Le département a signé une convention avec le Medef local, en finançant cinq postes à la hauteur de 183 000 euros par an. Deux sont dédiés au contact avec les entreprises. Parfois, ils suppléent les algorithmes et proposent les meilleurs CV pour un poste dont la description n’a pas été assez claire. Deux autres personnes, des conseillers en insertion professionnelle, accompagnent les allocataires du RSA dans l’emploi. « Notre idée est de chouchouter les entreprises. Et de combattre les préjugés dont souffrent bon nombre d’allocataires », affirme Charlotte Couffrant.

Contact :Charlotte Couffrant, 02.54.58.44.99.

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