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Un parc jeune et néanmoins sur la sellette

Publié le 29/04/2011 • Par Olivier Schneid • dans : Dossiers d'actualité

L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima (Japon) a relancé le débat sur l’état du parc français. L’exploitant, EDF, vante sa vitalité. L’Autorité de sûreté nucléaire est moins catégorique.

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Le nucléaire français en questions

L’âge moyen du parc nucléaire français, composé aux trois quarts de réacteurs mis en service dans les années 80, tourne autour de 25 ans. C’est jeune, explique EDF, dont le P-DG, Henri Proglio, balaie d’un revers de main toute perspective de fermeture des centrales les plus âgées, comme Fessenheim, car ce serait « comme de dire que les immeubles parisiens de plus de 20 ans devaient être détruits » (1), assure-t-il…
EDF prétend d’ailleurs que ses installations ont été « construites pour fonctionner au moins 40 ans ». Une manière subtile d’imposer dans l’opinion publique un âge minimum des centrales.

Alors qu’en réalité, selon la réglementation en vigueur en France, chacune d’elles est, et ce, dès son démarrage, soumise à une autorisation d’exploitation de dix ans, renouvelable. Autrement dit, susceptible d’être mise à l’arrêt avant cela.

Le début d’un nouveau cycle – Ainsi, la centrale de Tricastin (Drôme) a, en décembre 2010, reçu l’autorisation de prolonger de dix ans l’exploitation de son réacteur n°1, mis en service en 1980. Et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) doit se prononcer d’ici juin 2011 sur le cas du réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus ancienne de France (1977). Dont le réacteur n°2 a été arrêté mi-avril pour la troisième « visite décennale » – opération consistant pour l’exploitant, à travers un contrôle approfondi des principaux composants et en effectuant des investissements dits « de jouvence », à obtenir de l’ASN un avis favorable sur la prolongation de la durée de vie.
Les 31 autres réacteurs 900 MW – les plus anciens du parc – doivent suivre dans les prochaines années.

Un fonctionnement « totalement original » – En décalage avec le discours rassurant d’EDF « garantissant » un haut niveau de sûreté qui serait « la première de (ses) priorités », l’ASN a, depuis l’accident de Fukushima, fait publiquement part de réserves sur l’état du parc français.
Exemple, à Chinon (Indre-et-Loire), pour traduire oralement l’appréciation formulée par l’autorité administrative indépendante dans son rapport 2010, le délégué territorial de l’ASN n’a pas hésité à qualifier la centrale de « l’une des plus mal gérées du parc EDF ».
De quoi alimenter les inquiétudes et à tout le moins les interrogations de collectivités :

  • en Alsace, le conseil municipal de Strasbourg a réclamé l’arrêt de Fessenheim et sa reconversion en site-pilote de recherche-développement ;
  • dans le Centre, le conseil régional a adopté un « vœu » en faveur d’une sortie « progressive mais très volontariste du nucléaire » ;
  • en Île-de-France, le syndicat d’électricité Sipperec s’est inquiété auprès du préfet d’Ile-de-France d’insuffisances du Plan particulier d’intervention (PPI) en cas d’accident à la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube) ; etc.

Un vieillissement accéléré ? – En 2003, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) observait dans un rapport que le mode de fonctionnement des centrales françaises, « totalement original dans le parc nucléaire mondial » (2), pouvait accélérer leur vieillissement. En tout cas, « aucune des personnes auditionnées à l’étranger n’a émis le moindre doute » sur ce point, précisait l’Office. En ajoutant que seuls « les responsables français ont tendance à considérer que l’impact sur le vieillissement est faible »…

L’audit à grande échelle demandé en mars 2011 par le gouvernement à l’ASN, dont les résultats sont annoncés pour la fin de l’année, sera l’occasion de faire le point.

Notes

Note 01 Le 16 mars 2011, sur RTL. Retour au texte

Note 02 En France, une partie des réacteurs fonctionnent en base, c’est-à-dire en continu ; d’autres voient leur puissance modulée selon les besoins du réseau. Dans les autres pays étudiés par l’OPECST, tous les réacteurs tournent en base, afin notamment « d’accroître leur longévité », selon leurs exploitants. Retour au texte

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