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[Opinion] Territoires

Non, l’Insee n’a pas modifié sa définition des unités urbaines !

Publié le 07/10/2019 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Insee
Ricochet64/Adobestock
Dans son interview du 2 septembre publiée dans "La Gazette", Gérard-François Dumont critique certains concepts de l’Insee de façon infondée.

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Michel Duée

Michel Duée

chef du département de l'action régionale à l'Insee

 

Dans son interview du 2 septembre publiée dans « La Gazette », Gérard-François Dumont critique certains concepts de l’Insee de façon infondée. Il indique que l’institut aurait « modifié le mode de calcul » des unités urbaines en 2010, que leur définition « nie les gros bourgs » et il déplore l’absence du terme « rural » dans le zonage en aires urbaines.

En premier lieu, la définition des unités urbaines est restée stable depuis la création du concept en 1962, après qu’un consensus se fut dégagé au plan international sur la notion d’agglomération. On appelle unité urbaine une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) qui compte au moins 2 000 habitants. Cette stabilité du concept permet de mesurer l’évolution du taux d’urbanisation sur une longue période : en France métropolitaine, il est ainsi passé de 63 % en 1962 à 77 % aujourd’hui.

Nullement un oubli de la part de l’Insee

En deuxième lieu, les données diffusées par l’Insee permettent également de distinguer les unités urbaines selon leur taille. Par exemple, si l’on considère que les bourgs de moins de 5 000 habitants appartiennent à l’espace rural, alors 28 % de la population française vit dans l’espace rural, dont 6 % dans un bourg rural.
Enfin, si le terme rural n’apparaît pas dans les différentes catégories du zonage en aires urbaines, cette absence n’est nullement un oubli de la part de l’Insee. Elle traduit justement le fait que ce zonage ne cherche pas à définir le rural mais vise à déterminer l’aire d’influence des villes.

L’aire urbaine correspond à une définition de la ville en tant que système, c’est-à-dire comme un espace où les habitants sont en lien étroit avec elle. Cette approche est qualifiée de « fonctionnelle » : les habitants quittent la ville pour s’installer dans des espaces moins urbanisés, les « couronnes périurbaines », tout en gardant leur emploi dans le pôle. Ce lien est mesuré par l’emploi (navettes domicile-travail). Avec cette grille d’analyse, 85 % de la population vit dans une aire urbaine (65 % dans un pôle d’emploi, et 20 % dans une couronne périurbaine). Mais le fait qu’une commune soit sous l’influence d’un pôle ne suffit pas pour décréter que cette commune est urbaine ou rurale : la plupart des communes périurbaines sont d’ailleurs des communes peu denses, et présentent un paysage que l’on qualifierait intuitivement de « rural ».

Combinaison de critères fonctionnels et de densité

Au-delà de ces chiffres, il convient de retenir qu’aucune des nomenclatures territoriales utilisées par l’Insee (unités urbaines, aires d’influence des villes, densité) ne permet, seule, de définir l’espace rural. C’est d’ailleurs l’une des conclusions du rapport « Ruralités : une ambition à partager », remis le 26 juillet par la mission « agenda rural » à la ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales. Elle considérait que les espaces ruraux devaient être définis selon une approche « qui combine les critères de densité et ceux de nature fonctionnelle ».

L’Insee va prendre en compte cette recommandation et lancera une réflexion en ce sens, avec ses partenaires, en parallèle de la refonte de ses zonages d’études qui devrait aboutir début 2020.

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