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Développement économique

Territoires d’innovation : les projets vont pouvoir sortir de terre

Publié le 02/10/2019 • Par Isabelle Raynaud • dans : France

industrie-robot-technologie
zapp2photo / AdobeStock
Ils étaient 117 territoires en 2017 à postuler, ils ne sont finalement que 24 a obtenir les financements - 450 millions d'euros - de l'Etat. L'appel à projets ayant récompensé des dossiers aboutis, le lancement des actions concrètes devrait être rapide.

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Après « Action cœur de ville », « Territoires d’industrie » et autres labels, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé, le 13 septembre, la liste des 24 « Territoires d’innovation », nouvelle forme des « Territoires d’innovation de grande ambition » (TIGA) lancés en 2017.

Ce dispositif doit faire émerger des innovations venant des territoires autour des cinq thématiques qui avaient été retenues :

  • La transition numérique ;
  • L’énergie durable ;
  • La mobilité propre ;
  • La transformation du secteur agricole et notamment l’agroécologie ;
  • La transformation du système de santé ;
  • L’adaptation des compétences aux évolutions du marché du travail.

En 2017, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) avait vu la candidature de 117 collectivités. 24 avaient passé la barre des TIGA qui ne sont pas les 24 Territoires d’innovation finaux. En effet, l’appel à projets lancé en novembre 2018 était largement ouvert à tous les territoires qui le voulaient. « Le problème des appels à projets est qu’il est lourd d’y répondre. Pour l’appel de Territoires d’innovation, il fallait compter entre 300 et 700 000 euros. Pour une grande ville, ça passe ; mais ce n’est pas possible pour les petits territoires qui ont besoin d’être aidés. D’où le besoin de la période 1 de l’AMI », explique Frédéric Gilli, président du comité consultatif de sélection, économiste spécialiste des questions territoriales, professeur à l’école urbaine de Sciences Po, associé de l’agence Grand Public. Il était à la tête du comité d’experts qui ont donné leur avis sur les 24 Territoires d’innovation.

TIGA facultatif, mais efficace

« Nous n’avions qu’un avis consultatif, continue-t-il. A la base, il ne devait y avoir, au maximum, que 20 dossiers sélectionnés. Nous devions, dossier par dossier, fournir au comité de pilotage les points de vigilance et des recommandations sur la cohérence des candidatures. » Finalement, le gouvernement a donné sa chance aux 24 dossiers, dont 14 ex-TIGA et 14 en lien avec les Territoires d’industrie.

Le territoire Belfort-Montbéliard a été sélectionné pour faire du nord de la Franche-Comté « un écosystème économique dynamique, attractif et résilient, acteur des révolutions industrielles, environnementales et humaines », selon la présentation officielle. Pour ce territoire, avoir été un TIGA a permis de bénéficier de 400 000€ de l’Etat pour « initier des projets portés par la région, les entreprises, l’université et les agglomérations, avec un liant constitué par la société civile », explique Charles Demouge, président de Pays de Montbéliard Agglomération, collectivité chef de file.

Les fonds ont notamment permis de recruter un assistant de maîtrise d’ouvrage, pour encadrer le travail préparatoire à l’appel d’offre Territoire d’industrie. « Nous avons réalisé 29 fiches-actions suivant trois axes : le développement de la filière hydrogène ; accompagner les entreprises dans l’industrie 4.0 ; associer l’ensemble des citoyens à la transformation du territoire en diffusant les compétences numériques et la culture de l’innovation. »

Le président de l’agglomération veut même aller au-delà du 4.0 pour le 4.H, « une transformation avec l’Homme et pour l’Homme » et pas seulement une adaptation aux nouvelles technologies.

Concrétisation

Les fiches-actions vont maintenant devoir devenir réalité. Le territoire franc-comtois recevra pour cela, au cours des 10 prochaines années, 15,9 millions d’euros de l’Etat. « Cet investissement permet de soulever au total 75 millions d’euros », explique l’élu. La région Bourgogne – Franche-Comté ou encore la Banque des Territoires mettront, comme les deux agglomérations, la main au portefeuille.  « Les fonds seront débloqués progressivement, au lancement de chaque fiche-action, un chiffrage précis sera fait et nous déciderons le montant des 15,9 millions à affecter. Il faudra ensuite trouver les autres investisseurs. » L’axe hydrogène devrait ainsi être lancé dès la fin de l’année, deux entreprises ayant déjà prévu de s’installer sur le territoire pour intégrer le projet.

Pour l’ensemble des 24 lauréats, l’Etat financera 450 millions d’euros pour soutenir les projets et faire effet-levier. « Il y a plein d’endroits où le système bancaire, qui est celui qui finance les innovations, freine de bonnes idées, explique Frédéric Gilli. Des projets sont vus comme non rentables et donc ils ne sont pas financés par les banques. Or ce n’est pas qu’ils ne sont pas rentables mais que le risque est surévalué par les banques quand les structures sont petites ou que le secteur d’activité est très spécifique. »

D’où le besoin d’une intervention étatique au lancement. Avec les Territoires d’innovation, « on peut redonner de l’air à la capacité que nos territoires ont à créer », assure le chercheur.

Les territoires sélectionnés devraient également être suivis pour que les projets mis en place soient évalués. Le comité de sélection « a exprimé le besoin d’un suivi et d’une forme de séquençage des subsides, raconte son président.  Ce n’est pas une question de jouer au bon flic, mauvais flic. Mais c’est se donner la possibilité d’aider les projets à redéfinir des actions si besoin ». « Une grosse partie du succès final dépendra du suivi et de l’accompagnement des dossiers », ajoute-t-il.

Difficile participation des citoyens

L’appel à projet « Territoires d’innovation » obligeait les candidat à intégrer la population au dispositif. Le point faible de nombreux dossiers, selon le président du comité consultatif de sélection, Frédéric Gilli. « Nous avons titillé les candidats sur le sujet. Souvent, la réponse est très descendante, on nous a expliqué que de la pédagogie vers les habitants allait être mise en place. Ce n’est pas dans ce sens que l’implication des citoyens a été pensée pour Territoires d’innovation. Le but est de les faire participer dès le départ pour qu’ils aident les autres acteurs à anticiper les besoins. »

Une réponse a néanmoins interpellé le chercheur : « Deux maires nous ont dit : “Vous avez raison. Le problème aujourd’hui, si on n’associe pas nos concitoyens à toutes nos politiques, ça finit sur les ronds-points.” Cette prise de conscience est le point positif des gilets jaunes. »

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