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Politiques publiques

En Allemagne, la lutte contre les inégalités territoriales ne convainc pas les communes

Publié le 03/10/2019 • Par Arthur Devriendt • dans : France

Allemagne
AdobeStock
Trente ans après la réunification, l’Allemagne est toujours marquée par de fortes inégalités territoriales. Entre l’Est et l’Ouest, mais aussi entre espaces ruraux et urbains. Une commission pour des conditions de vie équivalentes a été mise en place en 2018 et une série de mesures annoncée en juillet 2019.

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« Il y a partout sur le territoire, c’est comme ça, de grandes différences de conditions de vie. Du Nord au Sud comme de l’Est à l’Ouest. » En 2004, ces propos du président de la République fédérale d’Allemagne, Horst Köhler, créaient la polémique et relançaient un débat sur la persistance de profondes inégalités à travers le pays. S’il excluait tout « nivellement », en raison de l’endettement nécessaire pour y parvenir, le discours à la tête de l’Etat a aujourd’hui complètement changé de ton.

Signé en mars 2018, l’accord de la coalition gouvernementale entre l’union conservatrice CDU-CSU et le parti social démocrate SPD vise « des conditions de vie équivalentes dans les régions rurales et urbaines à travers tout le pays ». Pour atteindre cet objectif, un fléchage prioritaire de 12 milliards d’euros est annoncé, ainsi qu’une refonte du programme d’aide aux territoires en difficulté.

Une commission pour des « conditions de vie équivalentes » est chargée de traduire cette ambition en mesures concrètes. La montée en puissance du parti d’extrême droite AfD ainsi que la crainte de voir émerger une mobilisation de type « gilets jaunes » ne sont pas pour rien dans cette prise de conscience de la coalition.

Santé, emploi, internet…

Raréfaction des services d’intérêt général en milieu rural, déprise économique de certaines régions… les défis sont nombreux pour ceux qui souhaitent renouer le lien avec les populations et les territoires dits « abandonnés ».

Elaboré en parallèle des travaux de la commission, un « Atlas de l’Allemagne » permet de saisir les écarts qui existent entre les territoires, trente ans après la réunification : quand la Bavière enregistre un taux de chômage inférieur à 3,5 %, celui-ci dépasse 10 % dans les villes de l’Ouest comme Duisbourg ou Bremerhaven.

En matière de services, si 87 % de la population est à moins de cinq minutes en voiture d’un médecin généraliste, les trajets avoisinent les trente minutes dans les zones peu denses du Nord-Est du pays. Enfin, concernant les infrastructures, alors que plus de 90 % des ménages des grands centres urbains sont reliés à internet à haut débit, ce taux descend sous la barre des 60 %, voire 40 %, dans nombre d’espaces ruraux.

Décentralisation des administrations

Ces exemples, qui témoignent d’une situation plus nuancée que la seule opposition historique entre l’Ouest et l’Est du pays, ont irrigué les réflexions de la commission. Désireuse de considérer l’ensemble des territoires, celle-ci a travaillé étroitement avec les représentants des seize Länder ainsi qu’avec les fédérations de communes.

Si le gouvernement central était à la manœuvre en assurant la présidence ainsi que les deux vice-présidences de la commission, le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, s’est voulu rassurant lors d’un débat d’orientation organisé au Bundestag : « Nous n’atteindrons pas des conditions de vie équivalentes à travers un dirigisme de l’Etat central, mais seulement grâce à un partenariat entre l’Etat, les Länder et les communes. »

Malgré cela, seuls les représentants du gouvernement fédéral étaient présents à la tribune, le 10 juillet 2019, pour dévoiler les mesures envisagées.

Pas de plan financier

Au nombre de douze, ces mesures visent notamment une meilleure coordination des programmes d’aide aux territoires en difficulté et leur élargissement ; la création de places de travail en dehors des grandes villes, en favorisant la décentralisation des administrations ; l’aide au déploiement d’infrastructures à très haut débit dans les zones non rentables ; le développement des offres de garde d’enfants ; la limitation, voire l’effacement, des dettes communales.

Un plan jugé sévèrement par les communes. Dénonçant une stratégie du « fait accompli » dans la rédaction du rapport final, ce qui explique leur absence à l’annonce des mesures, elles regrettent le caractère vague des formulations, l’absence d’échéancier et de plan financier. C’est « trop peu » quand le gouvernement fédéral insiste, lui, sur « l’urgence à agir ».

Au-delà de ces critiques, d’autres manières d’aborder les territoires en difficulté, en particulier ruraux, émergent outre-Rhin. Portées par des aménageurs et des architectes, elles réfutent les visions trop descendantes et mettent l’accent sur les capacités locales et le dialogue avec les habitants.

 

« Il faut aller sur place, écouter les gens et dialoguer avec eux »

PETER DEHNEPeter Dehne, professeur de droit de l’aménagement à l’université de Neubrandenbourg, directeur de l’Institut pour le développement régional coopératif

« Il est bien sûr positif que le gouvernement fédéral s’occupe des inégalités territoriales et intègre la problématique des espaces ruraux. Et les douze mesures annoncées sont formulées de telle manière qu’on ne peut pas être contre. Mais se focaliser sur les places de travail“ ou les infrastructures“ relève d’une vision datée, qui ne peut plus fonctionner. Ce regard d’en haut n’est pas pertinent : il faut aller sur place, regarder à quoi ça ressemble, écouter les gens et dialoguer avec eux. C’est ainsi que l’on trouvera de nouvelles solutions, par exemple en matière de mobilité. Dans cette perspective, le rôle du politique consiste moins à approvisionner qu’à favoriser les transferts de connaissance, renforcer les capacités et encourager les expérimentations. »

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