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Economie

Alain Clot, DG de Dexia Crédit local : « Ne pas surestimer les conséquences financières des crédits structurés »

Publié le 27/04/2011 • Par Jacques Paquier • dans : A la une, Actualité Club finances, France

Alain Clot, DG de Dexia Crédit Local
Alain Clot, DG de Dexia Crédit Local Dexia
Santé financière de la banque, produits structurés, accord avec La Banque Postale : Alain Clot, directeur général de Dexia Crédit local répond à la Gazette.fr

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Comment expliquez- vous la baisse de votre part de marché auprès des collectivités territoriales ?

Aujourd’hui, Dexia (1) dispose d’une part de marché proche de 40 % du financement des collectivités locales. Nous sommes bel et bien l’acteur de référence du secteur. Certes, nous sommes maintenant plus sélectifs afin de tenir compte du nouveau contexte de marché et nous ne faisons pas la course aux volumes. Par ailleurs, nous developpons fortement le hors-bilan, à savoir le conseil, l’assurance, les services ; nous prenons par exemple en charge la gestion de l’aide sociale, par le biais du Cesu, la gestion de l’absentéisme, du risque statutaire, ou la gestion des RH. Nous n’avons donc aucun objectif de réduction de notre part de marché, mais notre activité passe, de façon croissante, par autre chose que du simple financement. J’ajouterais que nous sommes toujours l’acteur de référence dans le domaine des études du secteur public local, ce qui est très apprécié par nos clients.

Vous venez de signer un important accord avec La Banque Postale. Quel en est la portée ?

C’est assez simple. La Banque Postale a un « business model » qui génère un volant de liquidité important, et cherche à en tirer une rémunération satisfaisante. Dans cet objectif, elle s’intéresse à des investissements à la fois rentables et sûrs, avec un partenaire avec lequel elle se sent à l’aise. Dexia a des besoins assez symétriques puisque c’est un émetteur important de « covered bonds ». Comme l’ont indiqué Pierre Mariani et Philippe Wahl, il s’agit de décisions de marché. Autrement dit, la Banque Postale demeure parfaitement libre de ses décisions sur les montants, la durée ou la profondeur de cette coopération. Aujourd’hui, elle a indiqué un montant indicatif, de 3 milliards d’euros, qui nous va bien. C’est une bonne chose qu’un établissement aussi exigeant que la Banque Postale achète du papier Dexia par intérêt, après analyse de nos titres, de leurs sous-jacents et de leur rendement. Compte tenu de la qualité des investissements que recherche la Banque Postale, de la qualité d’analyse de ses équipes, cela constitue, pour nous, une très bonne nouvelle.

Il s’est dit que la Caisse des Dépôts avait exigé de La Banque Postale qu’elle vous prête cet argent ?

Je n’en ai pas connaissance.

Où en êtes-vous avec les produits structurés, alors qu’une association rassemblant plusieurs collectivités concernées vient de se créer ?

Je pense que nous nous trouvons dans une situation à certains égards plus favorable que les autres banques. Les cas les plus douloureux pour les collectivités aujourd’hui, proviennent des produits dits « Snow Ball », « boules de neige », ou « cliquets ». Il s’agit de produits optionnels dont la conséquence ultime pour l’emprunteur est que les taux peuvent monter mais qu’ils ne peuvent jamais baisser. Dexia s’est toujours interdit de vendre ces produits. En revanche, le recours à des emprunts dont le taux est basé sur la parité entre des devises, par exemple en Franc suisse, a été généralisé, aussi bien du côté de l’offre que de la demande. Les paramètres de corrélation entre le Franc suisse et l’Euro semblaient stables, aussi bien en matière de taux de change que de taux d’intérêt. De bonne foi, la demande et l’offre se sont rencontrées sur ce type de produits. Seulement, à partir de la crise (historique !) de 2008, les paramètres se sont mis à bouger fortement.

Les crédits structurés représentent 5% de notre production. Toutes les collectivités qui rencontrent des difficultés avec leurs encours chez Dexia ont une réponse et des propositions de notre part lorsque c’est possible. Ces encours de crédits structurés se sont mis en place dans la durée et il faut naturellement du temps pour les aménager. Plus globalement, il existe un abus de langage à laisser penser que « crédits structurés » égale « crédits toxiques ». Un crédit structuré est un produit qui permet de transformer la nature d’un taux ou d’un cours pour ramener ce taux ou ce cours dans le sens de ce que souhaite la contrepartie. Il peut être très utile de pouvoir emprunter à taux fixe ou taux variable et de pouvoir ensuite convertir ce taux, qu’il s’agisse de la nature du taux, fixe ou variable, ou de son échéance. Seul leur abus, en quantité ou en nature, peut être contestable.

Il faut rappeler également que nous sommes le premier acteur à avoir pris dix engagements relatifs à la commercialisation des produits structurés qui sont autant de contraintes très lourdes pour nous. Nous sommes aussi les premiers à avoir signé la charte Gissler. Enfin, nous sommes les seuls à avoir demandé à des experts indépendants et incontestables une évaluation de nos règles de commercialisation des crédits structurés, que nous avons rendue publique.

Le taux moyen payé par nos clients sur nos produits structurés s’élève à 3,65%. Le taux payé par le premier décile, c’est-à-dire les 10% de clients qui paient le plus, égale 5,35%. Le taux moyen payé par le dernier décile, ceux qui paient le moins cher est de 0,97%. Cela montre bien que dans un certain nombre de cas, ces produits sont très bons pour les emprunteurs.

Toutes les collectivités qui rencontrent des difficultés avec leur encours chez Dexia ont une réponse et des propositions de notre part. Il existe, c’est vrai, des cas pour lesquels il est difficile d’intervenir. C’est notamment celui des collectivités, grandes pour la plupart d’entre elles, qui ont utilisé le taux obtenu par le biais d’un emprunt structuré pour le « swaper » auprès d’un autre établissement. Nous n’avons pas, dans ce cas, la possibilité d’intervenir. Dans certains cas, plusieurs « swaps » se sont superposés. Il faudrait que chaque contrat de « swap » soit démonté pour que nous puissions intervenir.

Mais avez-vous suffisamment informé vos clients des risques liés à ce type de produits ?

Honnêtement, j’en ai le sentiment. Rappelons d’ailleurs que ces financements ont été proposés par l’ensemble des banques et réclamés par beaucoup de collectivités locales, souvent par écrit. Cela ne nous exempte pas de notre responsabilité s’agissant de l’accompagnement des clients qui estiment payer un taux trop important. Aussi, nous ne ménageons pas nos efforts pour tenter de les aider, au cas par cas.

N’est-ce pas exagérer que d’affirmer que les collectivités étaient elles-mêmes demandeurs de ces produits ?

Cela a été le cas dans le cadre des appels d’offres. C’est la rencontre de l’offre et de la demande qui a constitué le marché. Je rappelle : Dexia est, plus que tout autre établissement, extrêmement mobilisé sur ce sujet et il ne faut pas surestimer les conséquences financières des crédits structurés.

Dexia va mieux ?

Sous l’autorité de Jean-Luc Dehaene et Pierre Mariani, Dexia s’est profondément transformé depuis deux ans et demi. Nos activités au sein de nos différents métiers ont affiché de belles performances au cours des derniers mois, qu’il s’agisse de la banque de détail, en Belgique et en Turquie, des métiers de la gestion d’actifs et privée, ou des financements publics et de grands projets, les trois grands métiers du Groupe. Nous sommes en avance sur notre plan stratégique : en deux ans nous avons déjà réalisé les deux tiers des objectifs de notre plan de restructuration financière, engagé jusqu’en 2014.

Rappelons que Dexia se finance de plusieurs manières. Par la liquidité que nous produisons intrinsèquement dans le Groupe, tout d’abord, du fait de notre activité de banque de détail importante et ensuite par les dépôts (croissants) que génère le métier « Public & Wholesale Banking ». Dexia possède également des « usines à refinancement » puissantes. Il s’agit en particulier de deux véhicules d’émission d’obligations foncières garanties, DMA et DKD, dans lesquels le Groupe mobilise les créances générées par l’activité pour lever des obligations garanties qui plaisent beaucoup aux investisseurs. Ces structures nous donnent accès à une ressource à haut niveau de rating. Enfin, nous avons également souhaité contrôler nos besoins de financement. En particulier, nous sommes engagés dans un plan stratégique de vente des actifs de ce que nous appelons le « Legacy » – l’héritage des activités purement financières et internationales à l’origine de la crise en 2008… Tout cela nous donne une capacité à financer convenablement nos activités, en termes de quantité et de prix.

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Note 01 Cet entretien a été relu et amendé par Alain Clot. Dexia est partenaire du Club finances de la Gazette des communes. Retour au texte

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Alain Clot, DG de Dexia Crédit local : « Ne pas surestimer les conséquences financières des crédits structurés »

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Emmanuel Fruchard

28/04/2011 10h32

Cette description me semble déconnectée de la réalité de terrain qui émerge petit à petit.
D’abord, le problème principal, ce ne sont pas les quelques snowball traités ici ou là, mais les centaines d’emprunts indexés sur des taux de change.
Il est clair que lorsque des collectivités comme Unieux ou Villeneuve-lès-Maguelone reçoivent des proposition de remboursement anticipé dans lesquelles la soulte est supérieure au capital restant dû, il y a là un problème majeur.
On se demande encore pourquoi des villes de toutes tailles ont, à travers ces emprunts structurés, achetés des dollars US et des euros contre franc suisses ou yen. Ces positions sont perdantes et les différentiels d’inflation entre ces pays laissent à penser que la situation ne s’améliorera pas durablement.
La crise a bon dos : dans la plupart de ces contrats, le simple différentiel des taux d’intérêt montrait que les clauses d’indexation allaient tôt ou tard se déclencher. La crise a accéléré le phénomène, c’est tout.
Seule la comptabilité des collectivités, inadaptée à ces produits financiers, permet de rester ainsi dans le déni.
Pour plus d’informations et le calcul en continu des taux à payer par quelques collectivités, voir les pages suivantes :
– Formules à un taux de change : http://www.saintgermainsolidaire.fr/change/
– Formules à deux taux de change : http://www.saintgermainsolidaire.fr/change2/

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