Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

[Opinion] Communication territoriale

L’usager au centre du jeu de la communication publique

Publié le 23/09/2019 • Par Auteur associé • dans : Opinions

communication
AdobeStock
La communication publique verticale a vécu. Dans un système complexe et cacophonique de relations, impliquant l’élu, le communicant et les médias locaux, l’usager est désormais omniprésent et demande des comptes. La parole publique doit aujourd'hui s’appuyer sur une posture d’écoute, d’humilité et de dialogue.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Laurent Riéra

Laurent Riéra

Directeur de la communication de la ville et de la métropole de Rennes (43 communes, 443 200 hab.), membre actif de l’association Communication publique et du réseau Cap’com, intervenant à l’université Rennes 2 et à l’école de communication Celsa.

Il y a trente ans, s’ouvrait le premier forum de la communication publique, présenté par « Le Monde » sous le titre gentiment moqueur « La communication des collectivités locales : le poids des images et le choc des suffrages ». Les « territoires » étaient encore des entités identifiables par leurs frontières ou par les compétences des collectivités qui en assuraient la bonne administration.

Puis, au fil des lois, les frontières sont devenues mouvantes, à mesure qu’émergeaient les agglomérations, les métropoles, les communes nouvelles et les nouvelles régions, brouillant régulièrement les référents identitaires des habitants. Peu à peu, faisant fi des découpages administratifs, sont apparus les « usages » et, avec eux, leur lot « d’usagers », censés n’être préoccupés que par la satisfaction rapide de leurs besoins.

Du monologue à la conversation

On sait ce qu’il est advenu. L’usager est désormais omniprésent et demande des comptes, dans un système complexe et cacophonique de relations, impliquant l’élu, le communicant et les médias locaux, eux-mêmes en crise identitaire profonde. D’un monologue, nous sommes passés à un mode de conversation permanente à entrées multiples, dont les réseaux sociaux sont des chambres d’écho à courtes fréquences.

Le pouvoir a perdu le monopole de la fabrication du consensus et du consentement. Beaucoup d’acteurs, chacun avec sa légitimité et son expertise, se saisissent de « nos » sujets, empiètent sur « nos » territoires de parole. En quelques années, nous avons vécu une spectaculaire extension du domaine de la communication, largement amplifiée par la révolution numérique.

Le retour de bâton est un peu rude mais il nous oblige. Dans un environnement où la surexposition aux messages réduit les possibilités de se faire entendre, la parole publique doit s’appuyer sur une posture d’écoute, d’humilité et de dialogue. La participation des citoyens à toutes les étapes de la décision, en ce qu’elle « ouvre » de nouvelles zones de débat, et donc de pouvoir, enrichit le lien social et démocratique.

Aucun angélisme

Elle est un prérequis pour réveiller ce « sentiment de démocratie en continu », cher à Pierre Rosanvallon (historien et sociologue, ndlr). Elle participe, à son échelle, à lutter contre la prolifération de ces zombies démocratiques que Brice Teinturier (politologue, directeur général d’Ipsos, ndlr) appelle les « Praf » (plus rien à foutre). Aucun angélisme dans cette vision : la démarche participative est souvent aride et peu gratifiante, et ses résultats loin d’être garantis. Mais elle est devenue le nécessaire volet horizontal de la subtile dialectique de l’action publique, qui ne peut plus se contenter de la seule verticalité.

Dit autrement et pour enfoncer le clou, il est désormais essentiel de renoncer à une posture d’autorité. C’est sur le terrain que se reconquièrent, pas à pas, la crédibilité et la légitimité de l’action publique. Nous sommes amenés à pratiquer un dialogue permanent, en élargissant le cercle de nos interlocuteurs et, surtout, en leur faisant confiance.

Ce que la maire de Rennes a appelé la « fabrique citoyenne », cette démarche de coconstruction des politiques publiques, dont le budget participatif est l’une des principales incarnations, nécessite beaucoup de pédagogie et de persuasion. Mais c’est un indispensable pari sur la revitalisation du contrat social.

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

L’adresse, outil de connaissance des territoires et levier d’efficacité des politiques publiques

de La Poste Solutions Business

--
jours
--
heures
--
minutes

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

L’usager au centre du jeu de la communication publique

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement