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espace public

Le regain du fait religieux est une fausse impression, selon l’Observatoire de la laïcité

Publié le 06/09/2019 • Par Nathalie Levray • dans : Actu juridique, France

Laicite dossier juridique
La Gazette Des Communes
Parce que la visibilité et l’expression religieuses dans l’espace public « alimente[nt] régulièrement le débat public » en France et provoquent « de très fortes tensions », l’Observatoire de la laïcité s’est autosaisi de la question. Son rapport, sorti début juillet et étayé par des réflexions universitaires, ouvrages, sondages et enquêtes d’opinion, fait le point sur le phénomène.

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Dans son rapport rendu public début juillet, l’Observatoire de la laïcité dessine d’abord le paysage religieux français. La France est le 3e ou le 4e pays (selon les sondeurs) qui compte la plus forte proportion de personnes se déclarant « athées », « non croyantes », « non religieux », « agnostiques » ou « indifférents » (de 40 à 62 % selon les sondeurs), quand de 27 à 37 % des sondés se déclarent « croyants ». Il passe en revue les chiffres des huit religions qui y sont pratiquées, en nombre de fidèles, de pratiquants et de lieux de culte. Le rapport témoigne ainsi de la sécularisation de la société française et de l’absence de multiplication des fidèles.

Fausse impression de regain du religieux

Malgré ces chiffres, le port de signes ou de tenues, des comportements prosélytes, des célébrations de cérémonies ou des fêtes cultuelles dans l’espace public peuvent donner une « impression de regain du religieux ». Mais, constate le rapport, l’augmentation de l’expression et la visibilité religieuses ne concerne qu’une petite frange de croyants de toutes les religions : l’islam pour la visibilité, le protestantisme évangélique pour la pratique et le prosélytisme, le catholicisme pour une entreprise de visibilisation politique. Ainsi s’agit-il davantage d’un « recours au religieux » et d’une visibilité religieuse que d’un retour du religieux.

Le rapport fait état des éléments sociologiques sur ces visibilité et expression religieuses dans l’espace public. Parmi les raisons répertoriées, figurent :

  • l’installation en France métropolitaine de religions auparavant hors hexagone telles l’islam, le bouddhisme et les nouvelles formes du protestantisme évangélique,
  • le redéploiement des religions dans une société sécularisée qui inquiète et où l’étalage de « signalétiques » vise à « capter l’attention des pouvoirs publics »,
  • l’affirmation de constructions identitaires personnelles, en particulier dans les quartiers populaires à faible mixité sociale,
  • une religion vue comme un « refuge sécurisant » face aux incertitudes (écologiques, économiques, sociales et politiques) de demain,
  • l’affaiblissement d’idéologies séculières comme le nationalisme, le socialisme et le libéralisme et le poids pris par les dynamiques émotionnelles.

Outil d’équilibre entre libertés individuelles et cadre collectif

Si l’Observatoire relève les « crispations » sur le sujet, son analyse est plutôt rassurante : « La plupart des groupes religieux, même quand ils affirment une stratégie identitaire, disent accepter la démocratie et la laïcité ». En fournissant cet éclairage fort documenté, l’instance lève le voile sur les raisons des invocations de la laïcité pour des situations qui n’en relèvent pas et des confusions. Elle explique que les controverses nourrissent la méfiance à l’égard de la liberté d’expression, déforment le rapport à la laïcité, « surinvestie comme un mode de censure » au lieu d’être confortée comme un « outil d’équilibre entre libertés individuelles et cadre collectif ».

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