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Education

Les régions bousculées par les réformes scolaires

Publié le 05/09/2019 • Par Michèle Foin • dans : France

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peampath / Adobe Stock
Réformes du lycée et de l’orientation scolaire sont les principaux défis qui attendent les régions en cette rentrée scolaire 2019. Deux chantiers épineux alors que leurs dépenses sont contraintes par le pacte de Cahors.

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Cette année, les régions abordent la rentrée scolaire sous le signe de profondes réformes, dans de nombreux champs de compétence. Refonte de tous les programme des lycées généraux et professionnels, réforme de la formation professionnelle, de l’apprentissage, refondation de l’orientation… les chantiers sont nombreux pour les exécutifs régionaux, qui entendent mettre en œuvre « une articulation fertile » entre ces diverses compétences pour éviter les « tuyaux d’orgue », a insisté François Bonneau, président délégué de Régions de France et président de la région Centre-Val de Loire, le 4 septembre 2019, lors de la conférence de presse de rentrée.

300 millions d’euros pour les manuels scolaires

L’un des chantiers les plus importants concerne la réforme du lycée qui supprime les filières et introduit les enseignements de spécialités. Pour les régions, cela se traduit par le renouvellement de tous les manuels de seconde et première en lycée général, technologique et des manuels de seconde et 1ère année de CAP en lycée professionnel, dès 2019. Or en matière de supports de cours, « nous sommes face à un trou noir en matière de responsabilité », a convenu François Bonneau. Si les manuels relèvent de la commune pour l’école, de l’Etat pour le collège, la loi ne dit rien concernant les lycées. Logiquement, ce sont les familles qui supportent les manuels. « Mais en dehors de toute obligation légale », a rappelé le président de Région de France, les régions prennent en charge ces supports. Elles estiment à 300 millions d’euros le coût de la rénovation des supports de toutes les disciplines du lycée, de la seconde à la terminale. De 750 000 euros de dépenses en 2018, la région Centre Val de Loire a ainsi bondi à 3 millions d’euros en 2019, rien que pour les manuels.

La facture salée du numérique éducatif

Avec le développement du numérique éducatif, cela double même la facture qui passe à 6,5 millions d’euros en incluant les licences, l’aide à l’acquisition du matériel numérique pour les familles, et le développement des infrastructures réseaux (wifi…) dans les établissements. « Nous n’avons pas encore la certitude officielle que ces surcouts seront bien détourés du pacte de Cahors, qui contraint les régions à moins de 1,2% d’augmentation de leurs dépenses », s’est alarmé François Bonneau. Or quelques régions se sont très fortement engagées sur les équipements numériques, comme la région Grand Est, qui finance cette année un ordinateur portable pour tous les lycéens dont les établissements ont opté pour le « tout numérique ». « L’Etat nous a proposé la signature de conventions régionales du numérique éducatif », a précisé Kamel Chibli, président de la commission éducation de Régions de France et Vice président de la région Occitanie, en charge de l’Éducation, de la Jeunesse et du Sport. Une réforme menée au pas de charge, qui n’est pas sans poser quelques problèmes logistiques : les éditeurs sont en effet à la peine pour livrer les manuels papiers pour la rentrée. « Nous laissons le temps nécessaire aux enseignants pour s’approprier les programmes et choisir leurs supports », affirme François Bonneau. A tel point que certains enseignants ont préféré continuer avec les manuels de 2018…

La réforme du lycée touche aussi potentiellement le transport scolaire avec les enseignements de spécialités, pointe Kamel Chibli. « Y aura-t-il des ouvertures d’établissements le mercredi qui nécessiteraient d’adapter les transports scolaires » s’interroge-t-il ? De même, les régions vont regarder de près les offres d’enseignement de spécialités dans les bassins de vie : « Nous voulons éviter que tout soit concentré sur les métropoles. Un bilan devra être fait l’année prochaine ».

Orientation : vers une « représentation exaltante » de l’avenir

L’autre chantier important qui attend les régions concerne l’orientation scolaire, dont elles sont désormais responsables dans le cadre de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Etat et régions doivent en effet se répartir cette mission, les régions étant chargée spécifiquement de l’information sur les métiers au collège, lycée, et dans l’enseignement supérieur. La tâche n’est pas aisée, les jeunes ayant, d’après François Bonneau, une représentation « obscure » de l’avenir. « On ne construit rien sur l’angoisse. Il faut aboutir à une représentation exaltante du monde de demain ! », ambitionne le Président délégué. Pour les régions, il s’agira de « connecter enfin le monde économique et social à celui de l’éducation », d’inventer de nouveaux supports d’information, avec par exemple la réalité virtuelle, de multiplier les événements (salons, forums) et surtout les espaces de stage. Pas question pour cela de recruter de nouveaux agents. Avec les moyens limités des régions, il s’agit avant tout de « fédérer l’existant », au sein d’ « agences régionales ». « Nous ne voulons pas d’une logique de donneurs d’ordre et d’exécutants, mais au contraire créer une communauté avec ceux qui peuvent agir », insiste François Bonneau. Le tout doit être opérationnel d’ici au 1er janvier 2020.

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