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[ÉDITORIAL] Fonction publique

Le dernier des barons

Publié le 06/09/2019 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Philippe Madrelle-CG33 -CC-BY-SA.3
D.R.
Avec le sénateur PS de Gironde Philippe Madrelle, qui avait cumulé 185 années de mandat, s'éteint une certaine idée de la décentralisation. Un subtil mélange de renvoi d'ascenseur et de sacerdoce républicain.

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Voici plus d’un demi-siècle qu’il représentait son fief au Parlement. A l’orée des années 80, il occupait les fauteuils de sénateur, maire, président de département et patron de région. A l’issue de 185 années de mandats cumulés, il a tiré sa révérence le 27 août. Avec Philippe Madrelle (PS) s’éteint le dernier des grands barons locaux du Sénat. Des édiles qui faisaient parfois florès avant les lois anticumul des mandats de 2014. Cette disparition marque la fin d’une certaine pratique de la décentralisation, subtil mélange de renvoi d’ascenseur et de sacerdoce républicain.

Une affaire de famille

A la tête d’une Gironde sous influence radicale, Philippe Madrelle disposait d’une arme fatale : le fonds départemental d’aide aux communes. Une ligne budgétaire qui lui permettait d’équiper les localités les plus reculées en salles des fêtes ou en boulodromes. La légende veut que, lors des votes fatidiques, des conseillers généraux d’opposition préféraient se faire porter pâle. Pas question de subir les foudres du « président ».

Philippe Madrelle n’avait pas besoin de GPS. Il connaissait les routes et les chemins de Gironde comme sa poche. Son père avait été maire, son frère et son fils aussi. Le roi du cumul tirait toutes les ficelles. Il savait aussi s’entourer. C’est à son cabinet que le président du Centre national de la fonction publique territoriale François Deluga, le patron de la Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset ou l’ancien député spécialiste des transports Gilles Savary ont fait leurs classes.

Realpolitik

Le baron se gardait de s’aventurer à Bordeaux, le bastion des ténors nationaux, Jacques Chaban-Delmas, puis Alain Juppé. En vertu d’une sorte de « Yalta » local, ce réaliste-né concentrait son énergie sur les villages et bourgs de Gironde. Il se portait au chevet de la fracture territoriale. Un rôle précieux. Si Philippe Madrelle était resté à la tête de son département, la fronde des « gilets jaunes », venue de la Gironde périphérique (Langon, Saint-André-de-Cubzac…) pour embraser la métropole de Bordeaux, n’aurait peut-être pas pris à ce point.

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