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Déchets

Plastique : une loi pour répondre à l’urgence

Publié le 06/09/2019 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Déchets
photka / Adobe Stock
Annoncé à grand cri, le projet de loi antispillage pour une économie circulaire a les atours du « grand soir » écolo.

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Marc Péré

Marc Péré

maire (SE) de L’Union, président du syndicat mixte Decoset, vice-président de Toulouse métropole

Annoncé à grand cri, le projet de loi antispillage pour une économie circulaire a les atours du « grand soir » écolo. Parmi la forêt d’annonces se cache celle de la réduction des plastiques à usage unique. L’intention de départ est bonne, celle de couler le septième continent, celui qui pollue nos océans et mers, nos nappes phréatiques, qui dissémine ses particules aux confins des six autres. Cette pollution est si insidieuse qu’elle incruste ses microplastiques jusque dans les verts pâturages pyrénéens (1) !

Nous en sommes là. Mais sans interdire les plastiques à usage unique, sans autre débat et cérémonie, cette intention restera posée sur l’étagère des « bonnes idées sur le papier ». Parce que chaque année, ce seront des millions de tonnes de déchets – d’emballage ou autre – qui continueront d’inonder le marché.

Raz de marée annuel de déchets

C’est avec cette logique qu’il faut rompre, et interdire les plastiques à usage unique, et ce, dès 2025. D’ici là, nos collectivités chargées de la gestion et du traitement des déchets devraient investir des millions d’euros pour mettre en œuvre l’extension des consignes de tri. De cette logique naîtront des mégacentres de tri, capables d’endiguer les flots de toutes ces nouvelles particules plastique que l’on ne capte pas encore, et dont on ne sait que faire. A moins, là encore, de créer de nouvelles filières de recyclage, et donc de nouveaux investissements qui seront supportés par les collectivités territoriales.

Or c’est un renoncement. L’extension des consignes de tri inscrit noir sur blanc une fatalité : celle d’accepter le raz-de-marée annuel des déchets plastique. Il est urgent d’adopter un moratoire sur cette extension et de s’attaquer en premier lieu aux plastiques. Leur suppression s’impose. Elle s’impose pour l’urgence climatique. Elle s’impose aux systèmes de production, aux industriels, aux chercheurs en recherche et développement qui doivent dès maintenant trouver des alternatives. Elle s’impose aux citoyens qui devront changer leurs habitudes de consommation. Le rôle de nos gouvernants, plutôt que de courir armés de pansements, est de s’armer de courage politique pour imposer cette mutation.La suppression du plastique à usage unique se finance.

Deux sources peuvent nourrir cette évolution nécessaire : la TGAP et le produit des écocontributions. Elles alimenteront l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, cheville ouvrière de la transition écologique, qui sera chargée de préparer cette mutation historique, d’accompagner les secteurs industriels et marchands, ainsi que les collectivités vers l’interdiction des plastiques à usage unique. Les paroles ne suffisent plus, il faut passer aux actes. Pour nos mers, nos océans, nos pâturages, pas de délai, pas de tergiversation : n’ayons pas peur de renforcer la loi et de bannir les plastiques à usage unique dès 2025.

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Note 01 Etude publiée en février 2019 dans « Nature Geoscience ». Retour au texte

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