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Loi santé

Désert médical : comment la loi santé veut y remédier

Publié le 30/07/2019 • Par Catherine Maisonneuve • dans : A la une, Dossiers d'actualité, France

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pressmaster / AdobeStock
La loi du 24 juillet 2019 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé prévoit plusieurs mesures pour juguler la désertification médicale : il s’agit de former plus de médecins mais aussi de confier certaines activités à d’autres professionnels de santé. A l’avenir les pharmaciens pourraient d’ailleurs jouer un rôle clé.

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Menée tambour battant, la loi santé du 24 juillet 2019 agit sur le levier de la démographie médicale mais prévoit aussi à court terme des mesures palliatives pour les soins de premier recours dans les déserts médicaux.

+20% de médecins formés

Le numerus clausus sera supprimé à la rentrée 2020 en médecine, dentaire, pharmacie et maïeutique (sage-femme) de même que le concours de fin de première année commune des études de santé (Paces). En pratique, les effectifs des étudiants admis en 2e année seront déterminés par les universités, en accord avec les agences régionales de santé (ARS) selon les capacités et les besoins des territoires. La réforme devrait augmenter d’environ 20% le nombre de médecins formés tout en diversifiant leurs profils, grâce à des passerelles entre les cursus et des critères de sélection qui restent à préciser par décret.

Avant d’être supprimé en 2020, le numerus clausus a été relevé cette année d’environ 10% toutes professions confondues. Le nombre d’étudiants en médecine autorisés à passer en 2e année est de 8811 contre 8205 en 2018.

Six mois dans les déserts médicaux pour les internes

La loi impose à partir de janvier 2021 aux internes de médecine générale d’effectuer en dernière année un stage ambulatoire en autonomie supervisée, « en priorité » dans les zones sous-denses. Seront aussi concernés les internes d’autres spécialités « à exercice majoritairement ambulatoire », qui seront listées par

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Cet article fait partie du Dossier

Déserts médicaux, démographie médicale : les politiques publiques impuissantes

Sommaire du dossier

  1. Projet de loi Santé : les professionnels en ordre de bataille contre le texte
  2. Désert médical : comment la loi santé veut y remédier
  3. Nouvelle carte des déserts médicaux : votre commune est-elle concernée ?
  4. Projet de loi Santé : la commission des Affaires sociales corrige la copie
  5. Projet de loi Santé : un rendez-vous manqué avec les territoires ?
  6. Nouvelle carte territoriale pour les pharmacies
  7. Le département s’attaque aux déserts médicaux en salariant des généralistes
  8. Quelles sont les communes les plus affectées par les déserts médicaux ?
  9. Démographie médicale : la même « diagonale du vide » que les Gilets jaunes
  10. Bourses aux étudiants en médecine, un pari pour repeupler les déserts médicaux
  11. Déserts médicaux :  le problème n’est plus seulement rural
  12. « Nous devons un accès de tous à des soins de qualité » – Emmanuel Vigneron
  13. Les hôpitaux de proximité chargés de « muscler » l’arsenal contre les déserts médicaux
  14. Démographie médicale : les maires ne veulent pas faire le dos rond
  15. « Les MSP répondent en partie aux souhaits des jeunes médecins »
  16. Atlas régionaux de la démographie médicale : un outil au plus près des territoires
  17. Trois façons de jouer collectif grâce aux maisons et aux pôles de santé
  18. Déserts médicaux : quel bilan pour le pacte Territoire santé
  19. Les déserts médicaux gagnent les villes
  20. Démographie médicale : les départements les plus touchés d’ici 5 à 10 ans
  21. Démographie médicale des spécialistes : les risques de déserts médicaux département par département
  22. Déserts médicaux : les maisons de santé, remède unique en phase de test
  23. Les centres de santé, solution contre les déserts médicaux en zone rurale ?
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Commentaires

Désert médical : comment la loi santé veut y remédier

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Henri Tanson

31/07/2019 07h41

Bla-bla que tout ça.
La politique actuelle, néolibérale, ne jure que par le privé, par les économies de dépenses publiques et par la réduction des budgets de santé.
Ce n’est pas forcément parce qu’il manque des médecins sortant des facultés qu’il y a des déserts médicaux, mais parce qu’il y a des déserts… qui ne sont pas que médicaux, abandonnés des services publics, non desservis par les transports en commun, dépeuplés pour cause de disparition des métiers agricoles, entre autres, mais aussi d’hôpitaux, de maternités, de trésoreries, de bureaux de poste, de commerces, etc.
Si on augmente le nombre d’étudiants, on formera peut-être plus de médecins généralistes et spécialistes, qui iront peut-être chercher fortune dans d’autres pays de l’UE, tout comme nous avons en France de plus en plus de médecins originaires de ces pays.
La solution serait un re-développement des territoires ; mais ça passe par une politique nationale et ça, l’UE qui décide de tout, en ce qui concerne l’économie, ne le veut pas ! Et tant que nous serons gouvernés par des étrangers, nous continuerons à réduire les budgets de l’Etat, à détruire nos services publics, notre agriculture, notre industrie…
Il y a une alternative : en politique, il y a toujours une autre solution !
Mais elle est radicale.
Les Britanniques vont la mettre en pratique ; voyons voir ça de près.

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