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Service public

Les sigles, péché mignon de l’administration

Publié le 31/07/2019 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

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Flickr cc Yoel Ben-Avraham
Depuis une vingtaine d’années, les acronymes prolifèrent à une cadence infernale. Un « bougisme » qui brouille les repères des administrés, mais aussi des fonctionnaires eux-mêmes.

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Service public : les ravages de la novlangue

L’essayiste globe-trotteur Vincent Noyoux n’en est pas revenu. Téléporté à Guéret dans le cadre son « Tour de France des villes incomprises » (Editions du Trésor, avril 2016), il ne voyait que façades grises et commerces en perdition, quand il a surgi sur la grande place de la commune. Le bastion de la mairie et du palais de justice. La Mecque des services de l’Etat et des mutuelles parapubliques de la Creuse. Une cité administrative. Une ville dans la ville qui se caractérise par une incroyable profusion de sigles : Dreal, DMD, DTMGASPOR…

En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des acronymes ! « Un phénomène vieux comme l’administration. Chaque bureau veut le sien », rappelle Pierre Monzani, directeur général de l’Assemblée des départements de France et membre du corps préfectoral. Une dérive accentuée par la multiplication, depuis une vingtaine d’années, des agences, comités, commissions, conseils et organismes d’Etat. Au mois de mai, Edouard Philippe en a décompté plus de 1 200 !

Intitulés à rallonge

Comme chaque gouvernement veut imposer sa marque, le paysage n’a jamais été aussi encombré. De la RGPP (révision générale des politiques publiques) de Nicolas Sarkozy à AP 22 (Action publique 2022) à la mode d’Emmanuel Macron, en passant par la MAP (modernisation de l’action publique) du quinquennat de François Hollande, les réformes de l’Etat se succèdent à vitesse grand V. Les fonctionnaires les plus chevronnés découvrent des sigles tous les jours. Des acronymes de plus en plus longs. Un exemple ? Le CPRDFOP… pour contrat de plan régional de développement des formations et d’orientation professionnelles, évidemment ! « On voudrait tout nommer, car subsiste le mythe qu’en nommant les choses, on les domine », note l’écrivain et DGS de Loir-et-Cher, Xavier Patier. Ainsi, l’ONC (Office national de la chasse) a subi les foudres des associations de protection de la nature. Qu’à cela ne tienne ! L’ONC est devenu l’ONCFS, l’office, aussi, de la faune sauvage. Comme cela ne suffisait pas, l’Etat a voulu intégrer la biodiversité. Miracle, le sigle a été raccourci. La structure deviendra l’office français de la biodiversité. De là à comprendre qu’elle recouvre la chasse, il y a cependant un pas.

Les usagers en perdent leur latin. Chacun savait jadis ce qu’étaient la DDASS et ses enfants placés. Idem pour la DDE et son personnel en orange qui entretenait les routes. Ces sigles étaient devenus des noms communs. Mais il n’y a plus de DDE ni de DDASS. Personne ne connaît les acronymes qui leur ont succédé. « On se paie de mots comme jamais, fustige Xavier Patier. Si, ironise-t-il, le code civil était écrit aujourd’hui, il s’appellerait le code des relations civiles, des familles, des itérations contractuelles humaines, sociales et sociétales ! »

L’ESS, la FAF… des acronymes pas toujours heureux

Comment un secteur qui regroupe bon nombre de militants ancrés à gauche a-t-il pu produire un tel sigle ? Car, oui, l’ESS, comme économie sociale et solidaire, s’entend « le SS », à l’instar du boucher sanguinaire de la garde personnelle d’Adolf Hitler. Interlocutrice des collectivités territoriales, la FAF, la Fédération des aveugles de France, fait aussi très fort ! A sa décharge, au moment de sa création en 1917, le fascisme n’existait pas encore. Et personne n’appelait les nervis d’extrême droite « les fafs » dans les manifs ! Les GAL, les groupes d’action locale issus du programme européen Leader, n’ont, en revanche, aucun motif d’excuse. A quand maintenant la « Peste », pour planification équilibrée de secteur de transition écologique ? C’est souvent « no limit » chez nos bureaucrates. Et il arrive que des hauts fonctionnaires facétieux frappent dans le mille. A rebours de l’ESS ou de la FAF, « Sourse », comme schéma d’orientation pour une utilisation raisonnée et solidaire de la ressource en eau, pourrait décrocher la timbale du meilleur sigle.

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