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[Opinion] Développement durable

Fracture verte : mettons les territoires en première ligne !

Publié le 29/07/2019 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

Les énergies vertes
Fotolia
La responsabilité des dirigeants politiques est d’assumer une réalité: opérer la transition énergétique n’est pas – plus- un choix. Mais, ça ne doit pas être vécu comme une fatalité.

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François Durovray

François Durovray

Président (LR) du Département de l’Essonne

 

La fracture verte menace. D’un côté, la jeune génération s’inquiète de l’état de la planète que nous allons leur laisser. De l’autre, le mouvement des gilets jaunes a cristallisé la colère des Français qui n’arrivent pas à boucler leur fin de mois. Cette fracture verte est aussi territoriale et sociale, entre les zones urbaines, qui échappent à la voiture et profitent de l’avion et les zones périphériques qui subissent une écologie punitive.

La responsabilité des dirigeants politiques est d’assumer une réalité : opérer la transition énergétique n’est pas – plus – un choix. Mais, ça ne doit pas être vécu comme une fatalité. Au contraire, j’en suis convaincu – et c’est un élu de droite qui l’affirme – nous pouvons en faire une chance.

Il faut au préalable restaurer la confiance de nos concitoyens et répondre à ce terrible sentiment d’injustice vécu comme une violence au quotidien. Ce qui est bon pour la planète doit donc aussi l’être pour le porte-monnaie. L’action publique doit conduire ce changement juste et l’accompagner dans tous les secteurs de la société.

Solutions locales

S’il appartient à l’Etat de répondre au défi climatique aux niveaux national et européen via des objectifs et des moyens ambitieux, tout en contribuant à l’émergence d’une gouvernance mondiale sur le sujet, les acteurs du changement sont partout. Je suis persuadé que nombre de solutions viendront des territoires, du local, du citoyen.

Les collectivités sont déjà pleinement engagées, par exemple dans la performance énergétique de leurs bâtiments publics ou de leurs flottes automobiles. Elles contribuent à améliorer l’offre de transports en commun afin de réduire à la source l’empreinte carbone de nos véhicules.

Le rôle des départements n’est pas en reste dans cette vaste entreprise de transition. Ils sont les premiers acteurs de la protection des écosystèmes depuis plus de 30 ans au travers leur gestion des espaces naturels sensibles. Ils sont aussi moteur dans les actions de sensibilisation des citoyens aux gestes verts du quotidien, chez soi et au travail.

En Essonne, véritable laboratoire de la croissance verte, qui compte les plus grands chercheurs sur le plateau de Saclay, que ce soit au CEA ou à Polytechnique, nous avons très tôt intégré cet enjeu dans notre action. Le Conseil départemental a d’ailleurs mis en oeuvre un agenda précis : création d’une nouvelle forêt, lutte contre les dépôts sauvages, développement des éco-mobilités. Nous avons surtout à coeur d’engager un cercle vertueux pour réconcilier enjeux climatiques et économie. Je crois en effet que la croissance verte peut être une vraie opportunité pour le dynamisme de nos territoires.

Risques d’inégalités

En mars dernier nous avons ainsi lancé une prime éco-logis pour aider tous les propriétaires dans leurs travaux de rénovation énergétique, à hauteur de 2300€. En trois mois, nous avons instruit quelque 5000 demandes à hauteur de 12M€ de travaux, dont 80% reviennent à nos entreprises essonniennes ! Nous voulons aussi, en partenariat avec la filière agricole, encourager les productions maraîchères de qualité pour alimenter les restaurants collectifs en circuits courts, dont les assiettes de nos 45000 collégiens. Le Département de l’Essonne s’est également engagé dans la création d’un syndicat pour produire des énergies renouvelables et ainsi réduire notre trop forte dépendance aux énergies fossiles –à hauteur de 95% à ce jour! La transition énergétique peut donc être source de création d’emplois et de croissance tout en réduisant les factures de nos concitoyens.

Au demeurant, en matière de gestion de la ressource en énergie et en eau, de l’assainissement, de la collecte et du tri des déchets, le risque de creuser les inégalités entre les territoires est bien réel. Il faut donc repenser nos politiques en la matière et leur gouvernance sous peine d’aggraver la fracture territoriale.

L’expérience a montré que seuls les départements disposent de l’ingénierie technique et de l’assise financière pour accompagner le bloc communal dans des politiques ambitieuses au service d’une transition verte au bénéfice de tous. L’échelon départemental est le bon niveau de gouvernance pour garantir aux populations un minimum de péréquation en matière de politique environnementale.

Les départements l’ont déjà prouvé en matière d’aménagement du territoire et lutte contre la fracture numérique, en créant les réseaux de fibre optique dans les territoires privés de très haut débit.

Permettre ou non cette libération des énergies locales n’est pas une question purement technique : l’enjeu est majeur pour l’avenir de la France et pour notre démocratie. Il faut redonner aux Françaises et aux Français, quelle que soit leur origine sociale, leur conviction politique, qu’ils soient urbains ou ruraux, la certitude que leurs élus sont bien au service de l’intérêt général et répondent aux défis d’aujourd’hui.

La préservation de notre héritage commun et la conduite du changement pour y parvenir en est un. Et chacun doit pouvoir prendre sa part, à son niveau, à ce chantier fondamental. En tant qu’élu de la République, je prends la mienne. Il est de notre responsabilité à tous que de préserver notre Planète pour l’avenir de nos enfants.

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