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Santé

Oubliés du Ségur : l’intersyndicale du privé rue dans les brancards

Publié le 16/02/2021 • Par Nathalie Levray • dans : A la Une santé social, Actu Santé Social

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©gradt - stock.adobe.com
Le Ségur doit s’appliquer de la même manière à tous les personnels des secteurs sanitaire, médico-social et social, quel que soit leur statut – public, privé non lucratif, commercial – et quel que soit leur métier. Telle est la revendication des huit organismes réunis en intersyndicale alors que les professionnels du secteur public médico-social et social public recevront 183 euros net par mois de mieux au 1er juin. À ce stade, pas de mobilisation nationale en préparation mais d’autres moyens d’actions sont réfléchis.

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Après la colère des fédérations du domicile suite au report de la loi Grand âge et autonomie, c’est au tour de l’intersyndicale du privé lucratif et non lucratif de monter au créneau sur le thème des « Oubliés du Ségur ». Pour la troisième fois, les représentants de sept organisations syndicales rejointes par l’AD-PA – Association des directeurs au service des personnes âgées – ont convoqué la presse en conférence le 15 février 2021 pour exprimer leurs revendications. Jean-Paul Zerbib, président de l’Union nationale des médecins salariés pour la CFE-CGC, reproche au ministre de la Santé sa « vision hospitalo-centrée et public-centrée » et leur mise à l’écart du Ségur comme de la mission Laforcade sur « les métiers de l’autonomie ». Tous dénoncent les « injustices ».

Distorsions à tous les niveaux

Ce qui coince, ce sont les différences de traitement des personnels selon leur appartenance à la fonction publique hospitalière ou territoriale, au secteur associatif ou commercial, selon le lieu de leurs interventions, au domicile ou en établissement, selon leurs métiers – seuls les plus en tension dans le secteur social et médico-social privé non lucratif seraient concernés.

« Le système de santé est un tout global », considère Jean-Paul Zerbib, ce qui justifierait que les personnels soient tous mis sur un pied d’égalité et traités de la même façon dans le cadre du Ségur, en recevant un complément de salaire net de 183 euros par mois comme leurs collègues du public.

Anne David-Bréard, présidente du Syndicat national de gérontologie clinique (SNGC), tempère en indiquant que si les uns sont oubliés, les autres sont « grugés » : « ce n’est pas une revalorisation des salaires dans le secteur public, mais un rattrapage après plus de dix ans de gel des indices ».

Amélioration générale

Leurs revendications – qui ne sont pas chiffrés à ce stade – portent, d’une part, sur l’extension du Ségur à tous les secteurs des soins à domicile et d’autre part sur l’amélioration :

  • des salaires et des carrières des médecins et pharmaciens du secteur privé non lucratif, et des médecins coordonnateurs des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ;
  • des salaires et des carrières de tous les salariés du secteur privé lucratif ;
  • des salaires des personnels du secteur privé non lucratif non concernés : handicap, domicile, institut de formation en soins infirmiers.

Le ministère leur a opposé une « fin de non-recevoir », peste Sergine Heckel, vice-présidente de la CFE-CGC Santé Social, mais, en deux réunions de la mission Laforcade, a accepté d’inclure, au 1er juin, dans la revalorisation salariale, d’une part, les salariés des services de soins à domicile rattachés à un établissement public et, d’autre part, certains établissements pour personnes handicapées de la fonction publique hospitalière.

Risque d’effondrement

Au-delà des revendications liées au Ségur dont l’objet était « d’éteindre l’incendie » après les fortes mobilisations de l’hôpital, estime Emanuel Loeb, président du syndicat Jeunes médecins, les huit organisations sont d’accord pour « interpeller les pouvoirs publics », craignant un risque d’effondrement du système de santé.

Faute d’un « comportement éthique et respectueux du Gouvernement et de la prise en compte du secteur privé non lucratif et du secteur commercial », les représentants des organisations présentes redoutent que les difficultés de recrutement et la fuite des professionnels vers le public, c’est-à-dire vers les établissements où les accords salariaux du Ségur s’appliquent – voire vers d’autres métiers, entraînent un déséquilibre majeur du système de santé ». Des dommages collatéraux déjà constatés par Sergine Heckel.

Grève du zèle

En termes de feuille de route et d’actions, l’intersyndicale est partagée et n’a pas d’annonces à faire. Elle « s’interroge » et « la crise sanitaire ne facilite pas les choses », commente Jean-Paul Zerbib. Pas de journée de mobilisation nationale en vue. En revanche « d’autres moyens d’action, y compris au plan juridique » sont envisagés.

Renaud Marin La Meslée, président du SNGIE, évoque une grève du zèle des médecins coordonnateurs des Ehpad au moment d’évaluer les besoins des résidents via les référentiels AGGIR et PATHOS.

Emanuel Loeb attire l’attention sur les prochaines élections présidentielles, le bon moment selon lui pour « arrêter les guerres de chapelle, réfléchir aux limites actuelles de l’organisation sanitaire et inviter les partis politiques », notamment pour remettre le système de santé au cœur des préoccupations nationales. Un sujet plutôt d’actualité au temps du Covid.

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