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[LABO DES START-UP] MOBILITÉ
Le transport collectif à la demande dopé par l’intelligence artificielle
Christine Berkovicius | Innovations et Territoires | Régions | Publié le 06/08/2019 | Mis à jour le 24/07/2019

La start-up parisienne Padam rationalise le transport à la demande grâce à un algorithme qui permet d’ajuster, en temps réel, le trajet des minibus à la demande des usagers.

bus

Uber a révolutionné le monde des taxis. Padam en fera-t-il de même pour les bus ? C’est en tout cas l’un des principaux axes de travail de cette start-up parisienne qui ambitionne de transformer en profondeur l’organisation des transports en commun en modernisant le transport à la demande, pour le rendre plus efficace et moins cher. L’intérêt est notamment de pouvoir desservir efficacement des zones peu denses, à la périphérie des agglomérations, où l’acheminement des voyageurs est problématique. En général, la fréquence des bus, quand il y en a, est faible. Et ce service est onéreux par rapport au nombre de clients transportés, le tout pour un résultat qui, finalement, ne satisfait personne. Autres usages possibles de la solution proposée par Padam, jouer le rôle d’un service de bus de nuit, assurer la prise en charge de personnes à mobilité réduite ou desservir des zones spécifiques : hôpital, aéroport, etc.

Pour séduire ses clients, la start-up dispose d’un atout maître, l’intelligence artificielle, qui lui permet de réguler la circulation des véhicules en temps réel en fonction des requêtes des usagers et de lever les freins jusqu’à présent inhérents au transport à la demande – un coût de trajet plus élevé et la nécessité de réserver plusieurs heures, voire plusieurs jours, à l’avance. « Nous avons choisi d’inverser le raisonnement et de réfléchir en partant de la demande et non plus de l’offre », résume le PDG Grégoire Bonnat, l’un des trois cofondateurs de l’entreprise. Créée il y a cinq ans, celle-ci emploie aujourd’hui une trentaine de salariés.

Optimiser les déplacements

En pratique, l’usager qui souhaite accéder au service télécharge une application sur son mobile, mais peut aussi composer un numéro de téléphone. Il lui suffit d’indiquer où il souhaite aller. Il connaît aussitôt son temps d’attente (en moyenne autour de quinze minutes) et peut géolocaliser le véhicule qui va venir le chercher, à un point d’arrêt physique ou virtuel situé à proximité de l’endroit où il se trouve. Le minibus l’emmène alors soit

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