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Aménagement

Du village olympique à l’écoquartier, un programme urbain à double détente

Publié le 02/08/2019 • Par Agnès Fernandez • dans :

JO IDF
Paris 2024/Luxigon
L’Ile-Saint-Denis planchait depuis une vingtaine d’années sur son projet d’écoquartier lorsque le site a été désigné pour accueillir le village olympique. Ce futur quartier offrira un nouveau parcours résidentiel aux habitants de la commune, en encadrant strictement les prix. La volonté politique des élus a permis de ne pas bouleverser le projet initial, en réfléchissant à l’après-Jeux olympiques.

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[L’Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) 7 200 hab.] Quand la petite commune insulaire de L’Ile-Saint-Denis a appris qu’elle était sélectionnée pour devenir village olympique et paralympique, élus et habitants se sont quelque peu inquiétés. Car à Rio de Janeiro comme à Londres, les villages olympiques ont sombré dans la désaffectation après que les Jeux se sont terminés, laissant derrière eux des quartiers entiers désertés car peu conçus pour la « vraie vie ». Afin que les choses ne se passent pas comme là-bas, les élus et leurs habitants se sont d’abord concertés. Puis, fortement soutenus par les élus intercommunaux de Plaine commune, ils ont assis leur négociation avec les acteurs des Jeux de Paris 2024 et la Société de livraison des équipements olympiques (Solideo) – sur le principe de l’héritage. Afin que les installations, équipements et logements dédiés aux Jeux soient convertibles, c’est-à-dire qu’ils soient conçus sur le principe de la réversibilité.

Le village olympique et paralympique « Pleyel – Bords de Seine » sera situé à cheval sur les communes de Saint-Denis, Saint-Ouen et L’Ile-Saint-Denis, toutes trois membres de l’établissement public territorial (EPT) Plaine commune (9 communes, 435 300 hab.). Il s’étendra sur 51 hectares, délimités par la Seine, l’A86 et la future gare du Grand Paris express à Pleyel, non loin du Stade de France et de la future piscine olympique.
Il accueillera 17 600 athlètes et accompagnants. Les athlètes seront logés dans des logements destinés à terme à des familles, mais aussi dans des bureaux qui seront adaptés le temps des Jeux, avant d’être à nouveau transformés pour leur usage initial (logements familiaux ou bureaux). Le tout au moyen de permis de construire « à double détente » (JO et «héritage»), un protocole créé spécialement par la loi du 26 mars 2018 relative à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 afin d’assurer la réversibilité du village.

Potentiel paysager

L’île est longue de 7 kilomètres, large de 250 mètres, baignée par la Seine, riche d’un potentiel paysager exceptionnel, mais pauvre, comme de nombreux territoires de Seine-Saint-Denis. « Dès qu’on passe le pont, on sent le vent, on voit le ciel, mais on est dans le 9-3 », résume Philippe Monges, maire adjoint chargé de l’urbanisme et vice-président de Plaine commune délégué à l’écologie urbaine.

Le centre de l’île a longtemps été occupé par des entrepôts, notamment ceux du Printemps et des Galeries Lafayette, qui, en partant, ont laissé du chômage et une friche de 22 hectares. C’est là que depuis près de vingt ans les élus locaux planchent sur un projet urbain d’envergure, l’écoquartier fluvial, conçu pour produire des logements neufs et accessibles, et reconnecter le sud au nord de l’île en reconstituant un tissu urbain jusque-là très morcelé. Le tout dans un site aussi idyllique (berges de Seine) que difficile (friches, coupure de l’A86 qui traverse l’île en viaduc, lignes à haute tension et sols pollués).
Maire de L’Ile-Saint-Denis de 2001 à 2016, Michel Bourgain a porté ce projet d’écoquartier pendant des années. « Un travail collectif », insiste cet élu écologiste, ardent partisan d’une approche écosystémique de la ville, de la démocratie participative et de l’économie sociale et solidaire, des thèmes toujours vigoureusement portés par ses successeurs. Dès le départ, l’objectif était de renforcer l’identité insulaire du site, et de connecter la zone habitée au sud avec le centre-ville au moyen d’un quartier sans voiture, équipé d’une « centrale de mobilité ». L’idée était aussi de favoriser le vivre-ensemble avec un programme d’habitat participatif, livré cette année.

Matériaux recyclables et biosourcés

L’’écoquartier a été conçu pour préserver le cycle naturel de l’eau, grâce notamment à la réservation de 50 % de pleine terre sur l’écoquartier. Côté construction, les systèmes techniques devront être déconstructibles, les composants recyclables et les matériaux biosourcés, l’ensemble devant s’inscrire dans les principes de l’économie circulaire. En septembre 2017, quand il a été acté que les phases 2 et 3 de la zone d’aménagement concerté seraient incluses dans le périmètre du village olympique, rien n’a changé pour L’Ile-Saint-Denis. Au contraire, c’est même « le village olympique qui s’est greffé au projet urbain », sourit Henri Specht, directeur de projet du village à Solideo. Mieux : l’arrivée des Jeux a déclenché le financement d’infrastructures : un mur antibruit le long de l’A86, un pont qui enjambera la Seine pour relier les deux parties du village olympique, et l’enfouissement des lignes à haute tension… Ce qui a encore enrichi l’héritage…

« Aujourd’hui, on construit l’héritage »

Philippe Monges, maire adjoint chargé de l’urbanisme, vice-président de Plaine commune délégué à l’écologie urbaine

« Le projet urbain était déjà dessiné et bien avancé avant l’annonce des Jeux olympiques à Paris. Nous avons donc accepté d’être hôtes pour les athlètes, à la condition de ne pas bouleverser notre projet. L’Ile-Saint-Denis offrira 2 500 lits pour les athlètes et accompagnants, aménagés dans les 320 logements familiaux et les 130 logements étudiants déjà programmés. Nous n’avons pas changé la typologie prévue des logements. Il s’agit de F2, F3, F4, et même de bureaux qui seront reconvertis en logements. Aujourd’hui, nous portons le discours suivant : on construit l’héritage et c’est cet héritage qui accueille les Jeux. Cela ne s’est jamais vu dans l’histoire. »

 

« Renforcer les ambitions environnementales »

10_07_19_paris_75_philippon brigitte architecte urbaniste chez philipponkaltBrigitte Philippon, architecte à l’agence Philippon-Kalt, coordonnatrice de l’écoquartier fluvial

« Rien n’a changé dans la conduite de projet depuis la décision de créer un village olympique dans l’écoquartier. Mieux : les JO permettent de renforcer les ambitions environnementales du projet. Bien sûr, la gestion est alourdie car il faut intégrer les contraintes pour accueillir les athlètes. Et le planning de livraison est décalé : la phase 1 a été livrée en 2019. Les phases 2 et 3 le seront finalement après les Jeux, en 2025. La zone d’aménagement concerté de l’écoquartier fluvial était bouclée, équilibrée et réalisée avant les Jeux. La volonté politique de L’Ile-Saint-Denis, Plaine commune, l’entente et les convergences entre ces acteurs et la SEM d’aménagement ont permis ce maintien. »

 

« Les prix de sortie sont très encadrés »

10_07_19_saint denis_93_francois laurent_directeur operationnel amenagement secteur ouest_plaine commune developpementFrançois Laurent, directeur opérationnel « aménagement – secteur Ouest » à la SEM Plaine commune développement

« Certes, le territoire de Plaine commune concerné par le village olympique est confronté au risque d’envolée des prix de l’immobilier. Mais à L’Ile-Saint-Denis, dès la première phase de l’écoquartier était appliquée la convention qualité constructions neuves de Plaine commune, encadrant strictement les prix de sortie. Les logements se sont bien vendus, notamment auprès de primoaccédants. Pour les phases 2 et 3, les élus, soucieux de conduire l’écoquartier dans son entièreté et dans ses ambitions, ont imposé, là aussi, des prix de sortie très encadrés et l’obligation pour les promoteurs de revendre les logements à la découpe après les Jeux, afin de favoriser les occupants plutôt que les investisseurs. »

 

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