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PRÉVENTION
Le Hangover café, un minibus qui sillonne la ville pour prévenir les excès de la nuit
Hélène Lerivrain | A la Une prévention-sécurité | Actu experts prévention sécurité | Innovations et Territoires | Régions | Publié le 20/08/2019 | Mis à jour le 12/08/2019

Depuis 2017, le Hangover café, un minibus de prévention aménagé, se déplace la nuit à Bordeaux sur les sites de fêtes.

Hang over cafe_Bordeaux

[Bordeaux, Gironde, 252 000 hab.] Sylvain (1) [1], la vingtaine, arrive en courant ce soir-là. Il consomme régulièrement des drogues dures, en a testé beaucoup et prévoit d’en tester d’autres. S’il s’arrête au minibus Hangover café pour la première fois, c’est pour s’informer. Il en repart d’ailleurs avec de nombreux flyers et quelques conseils. « Il faudrait que j’espace davantage ma consommation de MD [MDMA ou ecstasy, ndlr] » avoue-t-il, avant de vite repartir en soirée. « Je l’ai incité à repasser. Il n’a pas dit non », rapporte Kathleen Pingrenon, animatrice de prévention.

Trois nuits par semaine

« Nous ne sommes pas là pour juger leur conduite. Nous leur apportons des éléments pour limiter les dommages. Par exemple, ne pas boire cul sec, penser à manger, couper son ecstasy. Nous faisons de la prévention et de la réduction des risques », explique François Richard, coordonnateur du dispositif au sein du Ceid addictions, basé à Bordeaux.

Lancé en avril 2017, le Hangover café prend la forme d’un minibus qui se déplace sur les principaux lieux festifs de Bordeaux à raison de trois nuits par semaine, du jeudi au samedi, du mois d’octobre au mois de juin. A son bord, une équipe pluridisciplinaire composée d’un animateur, d’un infirmier, d’un ou deux agents de sécurité, ainsi que de deux jeunes volontaires en service civique. « “Hangover” signifie gueule de bois en anglais. C’est un clin d’œil au film “Very Bad Trip”. Ici, on l’a décliné en café », indique François Richard. Des verres d’eau sont ainsi proposés à l’entrée. Il est aussi possible de boire un chocolat ou un thé, de se reposer. « Après, il s’engage des choses ou pas », poursuit Kathleen Pingrenon. Au petit matin, l’heure est

CHIFFRES CLES

Equipement : un minibus aménagé où intervient une équipe pluridisciplinaire (infirmier, animateur « prévention », agents de sécurité, services civiques).


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