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Aménagement urbain

Aménagement : quel bilan pour les appels à projet « réinventer » ?

Publié le 19/07/2019 • Par Delphine Gerbeau • dans : France

JL
Agence Joly&Loiret
Le 5 juillet dernier, le Plan urbanisme construction architecture a organisé une matinée consacrée au premier bilan des opérations "Réinventer", lancées par Paris, la métropole du Grand Paris, et suivies depuis par d'autres collectivités comme Toulouse, Angers,...L'occasion de quelques mises en garde pour les porteurs de projets.

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Aménagement urbain : Quand la ville se livre au privé

« Réinventer Paris », « réinventer la Seine », « Imagine Angers »,…ces partenariats public-privé d’un genre nouveau, aussi dénommés appel à projet urbain innovant (APUI), se sont multipliés ces dernières années. C’est pourquoi le PUCA (Plan urbanisme construction architecture) a commandé à Nicolas Rio (Partie Prenante) et Vincent Josso (Le sens de la ville), une étude intitulée « Réinventer les villes : effet de mode ou vraie transformation ».

Présentée le 5 juillet dernier, en présence de certains représentants des collectivités concernées, elle permet de mettre en lumière « la face claire et la face sombre de ces procédures, qui sont aussi une nouvelle forme de marketing territorial », comme l’a résumé Hélène Peskine, la secrétaire permanente du PUCA.

Les deux auteurs se sont concentrés sur les premiers « Réinventer », ceux de Paris et de la métropole du Grand Paris. Ils ont déterminé six usages de ces appels à projet. « Le premier usage est de contrer les tendances du marché : cela permet de faire monter la pression sur les opérateurs, en les poussant à innover, à sortir du formatage des études de marché. Le prix n’est pas le premier critère de choix, ce qui est demandé c’est de prendre des risques, et ce qui se joue c’est le partage du risque », explique Vincent Josso. Le site choisi pour développer des innovations va par ailleurs pouvoir servir de ressource dans la négociation menée avec l’opérateur sur d’autres sites, non contrôlés par la collectivité.

Ces appels à projet permettent par ailleurs de faire des programmes bloqués faute d’avoir trouvé la bonne équation économique. Dans ce cas, il y a un lien presque formel avec la densification du site pour rendre le programme rentable, notent les auteurs.

Faire accepter la densification

« Les Réinventer sont également des machines à densifier en première couronne, autour des projets de lignes de métro et du Grand Paris express. La densité est poussée par les promoteurs et les équipes candidates pour viabiliser leurs autres programmes, notamment ceux qui ont des risques de commercialisation plus forts. Elle est aussi parfois encouragée par les élus, y compris même si elle est en décalage avec les plans locaux d’urbanisme », analyse Nicolas Rio.

En quatrième lieu, ces procédures permettent d’identifier des exploitants et d’élargir l’offre de services. Des groupements plus diversifiés se sont constitués pour répondre aux appels à projet, qui incluent les gestionnaires futurs des sites, des exploitants, la maîtrise d’usage. Même si personne n’est dupe sur le fait que celle- ci ne sera peut être plus identique une fois le projet achevé. « La dimension de promotion immobilière a presque disparu de certains sites », ajoute Nicolas Rio.

La mobilisation du foncier public, parfois enkysté dans de lourdes négociations, a parfois pu être accélérée. Enfin, « cela a permis d’initier des dynamiques urbaines à grande échelle. Les APUI se sont substitués aux études préalables à des concessions d’aménagement sur des périmètres élargis, ils ont permis de faire financer ces études par le privé », soulève Vincent Josso. Mais donner carte blanche au privé pour organiser la programmation a pu susciter de la confusion chez les opérateurs.

« Les « Réinventer » ont permis de faire émerger de nouveaux acteurs, d’intégrer d’autres parties prenantes. Ils ont aussi mis en valeur la qualité architecturale, résume Hélène Peskine. D’un autre côté ils posent la question du rôle du privé face à la régulation publique, de la gestion sur le long terme de ces projets ».

Les deux auteurs insistent sur la nécessité de l’évaluation, dans le suivi de la réalisation des projets. « Pour bien utiliser cette méthode, il faut bien cerner l’intention de départ : on ne mobilisera pas les mêmes opérateurs selon qu’on veut faciliter la densification, développer de nouveaux usages,… »conclut Nicolas Rio.

Cibler les petits programmes

Pour Damien Robert, directeur général délégué au développement à Grand Paris aménagement, qui a cinq sites inclus dans l’appel à projet « Inventons la métropole », « ce type d’appel à projet est adapté pour des petits programmes, pas pour des grandes zones d’aménagement. Nous en avons les frais : difficile de négocier dans des délais contraints sur une zone de plusieurs hectares. Se posent également des problèmes de concertation : les sites ont souvent fait l’objet de peu de communication auprès du public ». Pour lui, « il sera plus intéressant de privilégier à l’avenir ces projets sur des thèmes spécifiques, comme les parcs, les rives… »

Marie Chambolle, directrice de l’aménagement et du développement des territoires de la ville d’Angers, qui a piloté l’appel à projet « Imagine Angers », estime que celui- ci a permis de « lancer un message sur le fait qu’Angers est un lieu d ‘innovation. Il y a eu un engouement des acteurs locaux, et des prises de position  des habitants qui nous ont surpris ».

Un nouvel appel à projet urbain innovant a été lancé dans le cadre du programme Action Coeur de ville, concernant 122 villes, que va d’ailleurs gérer le PUCA. Il sera intéressant de voir si  les opérateurs sont au rendez-vous sur des territoires plus détendus.

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