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Mal-logement

14 % des Français ont eu des difficultés liées au logement depuis mars 2020

Publié le 02/02/2021 • Par Nathalie Levray • dans : A la Une santé social, Actu Santé Social

logement covid-19 crise sanitaire
©Andres - stock.adobe.com
Dans son rapport 2021 sur l’état du mal-logement, la Fondation Abbé Pierre alerte sur les conséquences dramatiques de la crise sanitaire, notamment pour les plus jeunes. La crise du logement est devenue plus grave et plus profonde et a fragilisé une population déjà fortement éprouvée. Alors que la politique des aides d’urgence, « ponctuelles », « modiques » et excluant de nombreux ménages ne répond pas à la gravité de la situation, la FAP craint une nouvelle dégradation pour 2021. Elle demande une politique publique de lutte contre la pauvreté réellement ambitieuse, un investissement dans la solidarité, dans la construction et la rénovation, notamment énergétique.

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Le contenu du 26e rapport sur l’état du mal-logement en France est « teinté par les effets de la crise sanitaire et économique », prévient d’emblée Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre (FAP). Et de reprendre, comme les autres associations d’aide aux personnes ne cessent de le dire depuis mars 2020 : « les plus fragilisés sont pénalisés ». Il « en appelle à des politiques publiques renouvelées et ambitieuses ».

Rupture dans l’accès aux droits

C’est « près de 15 millions de personnes [qui] sont touchées, à un titre ou à un autre, par la crise du logement », confirme la fondation. Et le rapport poursuit : « avec la crise sanitaire, la crise du logement est devenue plus grave et plus profonde ». Manuel Domergue explique : « les confinements et la crise ont accentué le mal-logement, révélé la fragilité du système et exacerbé les inégalités face au logement ».

Cela s’est traduit pour les personnes sans domicile, par la non-satisfaction des besoins de base tels l’accès à l’eau et le respect des mesures barrières, et l’accroissement de l’isolement.

Les conditions de vie de celles et ceux hébergés en résidences sociales, foyers ou centres d’hébergement se sont fortement dégradées, entraînant des risques de contamination renforcés.

Les confinements ont provoqué des ruptures dans l’accès aux droits et l’accompagnement, sans que l’adaptation des acteurs de terrain et la mise en œuvre de nouvelles pratiques ou l’implication de la société civile aient pu compenser des difficultés parfois constatées à l’échelle de quartiers entiers, notamment dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Crise économique et sociale

Dans ce contexte dégradé, la fondation alerte sur « les effets durables de la détresse ».

La « crise sanitaire [va] se transforme[r] en crise économique et sociale aux effets probables mais encore difficiles à cerner avec précision », s’inquiète le rapport.

L’année 2020 a été l’année du maintien des places d’hôtel ouvertes et du faible nombre des remises à la rue et des expulsions, mais l’explosion de la demande d’aide alimentaire, la montée des impayés locatifs et la probable augmentation du chiffre des pertes d’emploi font craindre une aggravation de la situation financière d’un public déjà fragilisé, à laquelle la politique des aides d’urgence, « ponctuelles » et « modiques » et avec des critères d’éligibilité excluant de nombreux ménages, ne répond pas. À quoi s’ajoute la chute des attributions HLM (près de 100 000 en moins en 2020), un flux de demande supérieur à la normal, la dégringolade de la production de logements, qu’ils soient neufs, rénovés ou réhabilités. « La chaîne du logement est grippée, l’embolie est générale », diagnostique Manuel Domergue.

Lever les « freins idéologiques »

Dans ce contexte d’« incertitude sanitaire et économique, de délitement des liens sociaux », Christophe Robert regrette « l’absence d’une société qui comprend et soutient » et réclame « une rénovation complète de la protection sociale », avec une politique publique de lutte contre la pauvreté réellement ambitieuse.

Il appelle ainsi à revenir sur la réduction des allocations logement, sur les « choix fiscaux inégalitaires », sur « les ponctions sur les bailleurs sociaux » et « les coupes dans le budget d’Action logement ».

C’est à la levée des « freins idéologiques » qu’en appelle le délégué général, égrainant les mesures que la FAP attend : encadrer les loyers, élargir le dispositif « Logement d’abord », arrêter les expulsions sans relogement, aider les locataires, indemniser les bailleurs, systématiser la garantie universelle des loyers…

5,8 milliards d’euros par an contre la précarité énergétique

S’il dénonce l’« occasion manquée d’investir dans la solidarité » avec un plan de relance qui consacre seulement 0,8 % des 100 milliards d’euros aux plus vulnérables, Christophe Robert déplore aussi l’« oubli du secteur de la construction et du logement social ».

Reprenant le chiffre des 4,8 millions de passoires thermiques, il insiste sur un « secteur propice à la relance économique ». « Les incitations à la rénovation énergétique ne suffisent plus », s’exclame-t-il, « il faut passer à l’obligation, avec des aides conséquentes ».

Objectif : zéro reste à charge pour les ménages les plus modestes et une assistance technique, administrative et sociale. Il évalue le besoin à 5,8 milliards d’euros par an jusqu’en 2030.

L’alerte confirmée par un sondage

Pour accompagner son rapport, la Fondation Abbé Pierre a commandé un sondage à Ipsos, « Perception du mal-logement, quel impact de la crise du Covid-19 sur le logement ? ».

Réalisé du 14 au 15 janvier 2021, sur un échantillon de 1000 personnes, il révèle que la situation financière d’un tiers des Français (32 %) s’est dégradée depuis le début de la crise sanitaire. Cette dégradation affecte davantage les personnes déjà les plus fragiles : 43 % des 18-24 ans, 55 % des allocataires APL notamment.

14 % des Français ont notamment eu des difficultés liées au logement (paiement des loyers, dégradation du logement) en 2020 ; 29 % expriment des craintes pour 2021. Les jeunes sont particulièrement touchés : plus de 20 % ont éprouvé des difficultés à payer leur loyer et 12 % à voir leurs conditions de logement se dégrader (contre 7 % en moyenne).

Rudement confrontés à la précarité, 20 % ont sollicité l’aide alimentaire. Parmi eux, les trois quarts sollicitaient cette aide pour la première fois. Enfin, plus d’un tiers d’entre eux (35 %) craint de ne pouvoir faire face à ses dépenses de logement en 2021.

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