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MINEURS NON ACCOMPAGNÉS
MNA : les départements feront des propositions avant la fin de l’été
Pascale Tessier | France | Publié le 11/07/2019

Alors que les conseils départementaux attendent depuis des mois des retours du gouvernement sur la situation des mineurs non accompagnés, le secrétaire d'Etat à la Protection de l'enfance a lancé un groupe de travail avec quatre d'entre eux.

mineurs-isoles-centre-accueil« Nous avons été écoutés, sans savoir si nous serons entendus, puisque c’est Bercy qui tranchera. » Optimiste mais lucide, le président du conseil départemental de la Gironde, Jean-Luc Gleyze (PS), a été reçu, le 9 juillet, par le secrétaire d’État en charge de la Protection de l’enfance, Adrien Taquet, avec ses homologues du Nord Jean René Lecerf (DVD), du Rhône, Christophe Guilloteau (LR), et de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel (PS).

Adrien Taquet souhaitait échanger avec eux sur le dossier brûlant des mineurs non accompagnés (MNA), dont les départements cités sont, avec le Pas-de-Calais et les Bouches-du-Rhône, ceux qui se voient attribuer le plus de jeunes dans cette situation par la clé de répartition mise en place en 2016.

Groupe de travail

La décision a été prise de créer un groupe de travail, dans le cadre de l’Association des départements de France (ADF). Il tiendra sa première réunion le 24 juillet et devrait faire des propositions dans le courant de l’été. Ce groupe de travail devrait être élargi à d’autres départements, plus ou moins impactés.

Les élus demandent que l’État assume ses responsabilités, sans leur laisser supporter des charges qui relèvent de sa compétence, telle que l’évaluation des mineurs non accompagnés, dont l’État compense la dépense à hauteur de 25 jours forfaitaires, alors que le double au minimum est nécessaire.

Un décret qui annonce la prise en charge par l’Etat du financement de l’hébergement d’urgence des jeunes assurant être mineurs et de l’évaluation de leur âge est bien paru, le 27 juin. Mais sans préciser le montant qui serait accordé aux départements.

Revoir la clé de répartition

Ils souhaitent aussi, que le nombre de jeunes confiés aux départements soit établi sur d’autres critères que le comptage pur et simple d’une tranche d’âge, et qu’il ne prenne pas en compte les jeunes déjà suivis dans le cadre des contrats jeunes majeurs. Comme c’est le cas en Gironde. « Il ne faut pas nous en rajouter, réclame Jean-Luc Gleyze. On ne peut pas être vertueux et punis en même temps. »

Pour le président du conseil départemental de l’Essonne, François Durovray (LR), cette méthode de calcul est même une double peine : « nous avons déjà beaucoup de charge pour aider nos jeunes, notamment dans nos collèges, donc la clé de répartition ne peut être que sur le nombre de jeunes déjà présents dans nos territoires ».

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