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Politiques culturelles

Grandes intercos : monter un projet culturel territorial, mode d’emploi en 5 points

Publié le 12/07/2019 • Par Pablo Aiquel • dans : Actualité Culture, Dossiers d'actualité, France

culture, art, musique
©Yahohes/AdobeStock
Créativité et pragmatisme, transparence et dialogue, c’est souvent en faisant dans la dentelle que les communes et les intercos se repartissent les rôles. Afin d’être efficaces, à chacun sa méthode.

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Cet article fait partie du dossier

Culture : mieux irriguer les territoires

Envisager une politique culturelle communautaire ne revient pas à calquer sur le territoire de l’EPCI la politique municipale de la ville-centre. Loin s’en faut. Voici les 5 points à retenir.

1 – Associer les communes à la définition de la politique communautaire

A Montpellier, la métropole (31 communes, 465 100 hab.) réunit tous les mois sa commission « culture » pour discuter des subventions et des conventions. « S’y ajoute, deux fois par an, une rencontre des 31 adjoints chargés de la culture, précise Bernard Travier, vice-président délégué à la culture de l’EPCI. Cela permet de jouer la transparence, gage de confiance. Sur la base d’un tableau à jour, nous y discutons de l’offre culturelle à laquelle leurs communes peuvent accéder et des subventions versées par la métropole. »

Même procédé au Grand Poitiers (40 communes, 191 800 hab.), qui a créé un groupe de travail dédié à la culture, dont le premier objectif est d’« apprendre à se connaître ». Une délibération-cadre y a été préparée pour définir ce que fait l’EPCI au titre des équipements transférés, puis une feuille de route pour trois ans. Premier terrain d’expérimentation de la vie communautaire : un contrat territoire-lecture signé avec l’Etat et le département de la Vienne pour la période 2019-2021. « Grâce à cette expérience, nous aurons un acquis en matière de politique communautaire et pourrons réfléchir à un éventuel schéma directeur », détaille-t-on à la communauté urbaine.

2 – Définir le « plus » de l’EPCI

La subsidiarité, savoir ce qui peut être mieux porté à plusieurs que seul, voilà une règle à laquelle la culture n’échappe pas. La communauté de communes Puisaye-Forterre (Yonne et Nièvre) se demandait comment mieux aider la filière des métiers d’art, riche sur son territoire : « Nous avons sacralisé une ligne budgétaire pour une chargée de mission, afin de financer, avec la région, une étude sur ce secteur – les écoles de métiers d’art, les ateliers, les galeries, mais aussi l’hébergement. Cette étude doit nous permettre de réfléchir à la manière d’organiser un festival à l’échelle du territoire », précise Patricia Grosjean, vice-présidente déléguée à la culture.

La métropole de Lille (90 communes, 1,14 million d’hab.), qui a vécu l’expérience de Capitale européenne de la culture en 2004, concentre ses efforts sur les grands équipements d’intérêt communautaire et les événements d’intérêt métropolitain, mais favorise également la mise en réseau des équipements et la coordination, laissant les communes animer et porter les dynamiques culturelles.

3 – Savoir laisser la main aux communes

Dans certains domaines, les intercommunalités, qu’il s’agisse de métropoles ou d’agglomérations, préfèrent s’en remettre aux communes pour se concentrer sur un aspect de la compétence. Le « ruissellement » dans la CA du Pays basque (158 communes, 306 300 hab.), issue de la fusion de dix EPCI, est fondé sur le respect des communes et leur identité (forte, cela va sans dire). Le choix de voter, à l’unanimité, le transfert vers l’interco de la Fabrique artistique Hameka, lieu de création et résidence artistiques, c’est relever le défi de l’échange culturel. Ici, de nombreux équipements sont laissés aux communes et l’agglo favorise une production artistique de qualité, en circuit court.

Certains secteurs culturels ont, plus que d’autres, vocation à rester du ressort des communes ou intercos préexistantes. C’est le cas de la lecture publique et de l’enseignement musical qui, le plus souvent, fonctionnent depuis déjà longtemps en réseau. Pragmatique, l’interco XXL préfère ne pas casser l’existant, qui a fait ses preuves.

4 – Renvoyer l’ascenseur

Faire « ruisseler » des équipements centraux vers les communes, et des équipements des communes vers l’EPCI, c’est une affaire d’équilibre. Depuis 2017, la métropole de Rouen (71 communes, 490 000 hab.) a établi une liste de critères lui permettant de circonscrire son intervention en complément de l’offre communale. Des critères fondés sur « le caractère unique, emblématique, structurant et attractif des activités et actions culturelles organisées par la métropole » ou soutenues par celle-ci, ainsi que des équipements culturels métropolitains (Le 106, le Zénith, la régie des Panoramas). En revanche, elle a créé en 2016 la Réunion des musées métropolitains, institution rassemblant les huit musées du territoire.

Parfois, il s’agit simplement de ne pas remettre en question les équipements ou les événements créés par des communes ou EPCI nouvellement intégrés. C’est la stratégie adoptée par le Grand Angoulême, qui a voulu ainsi rassurer les maires et les élus chargés de la culture pour les convaincre d’intégrer un groupe de travail sur la politique culturelle communautaire (lire ci-dessous).

5 – Cartographier les équipements et les manifestations

Avec plusieurs dizaines de communes, comment les élus d’une métropole ou d’une interco XXL peuvent-ils visualiser la répartition des équipements et des manifestations avant de prendre une décision ? « J’ai demandé au service de la culture de me faire une cartographie culturelle du territoire », indique Bernard Travier, vice-présidentd élégué à la culture de Montpellier Méditerranée Métropole. Y figurent non seulement les implantations, mais également les données de fréquentation et les montants des subventions. « Je travaille tout le temps avec, poursuit l’élu métropolitain. Cela me permet de repérer rapidement les points de déséquilibre. J’ai ainsi constaté que le nord de notre territoire était souvent oublié et que, par habitude, nous faisions tourner des artistes dans les mêmes communes. »

L’interco culturelle en chiffres

57 % des 21 métropoles disposent de la compétence « activités culturelles ou socioculturelles ». En revanche, c’est le cas de 64% des communautés d’agglo et de 69% des communautés de communes. La compétence « équipements culturels » est portée par toutes les métropoles, 96 % des agglos et 88 % des communautés de communes. Un écart qui montre que les communes ont davantage la main dans les métropoles que dans les territoires ruraux.
(Source : Banatic et direction générale des collectivités locales, janvier 2019)

 

Un groupe de travail informel pour rassurer les élus municipaux

CA du Grand Angoulême (Charente) 38 communes • 141 300 hab.

DAURÉ-FRANCOIS

En passant de 16 à 38 communes en 2017, le Grand Angoulême s’est vite posé la question de son hégémonie culturelle. Doté de nombreux équipements (médiathèque, conservatoire de musique, école d’art, scène de musiques actuelles…), il jouit aussi d’une forte notoriété grâce à son Festival international de la bande dessinée, qui lui a permis de développer un écosystème autour de l’image. De quoi susciter la méfiance des communautés de communes nouvellement entrées dans son périmètre. « D’autant que certaines s’étaient attachées à créer leur propre identité culturelle à travers quelques manifestations estivales », note Jean-François Dauré, président (PS) de l’agglo et maire de La Couronne (photo). Le groupe de travail « culture » de la communauté d’agglo, où chaque commune membre est représentée, lui a sauvé la mise.

Ses membres travaillent par exemple sur les modalités d’attribution des subventions et sur « la recherche de dispositifs fédérateurs », souligne-t-il. C’est ainsi que sont nés en 2018 Les Soirs bleus, festival pluridisciplinaire itinérant – 48 représentations sur 12 semaines de juin à septembre. La deuxième édition réunit 29 des 38 communes. Instance informelle, le groupe de travail « culture » n’en a pas moins une traduction politique, puisque ses décisions sont votées en conseil communautaire.

Le festival des Soirs bleus en juin 2018 à Mouthiers-sur-Boeme (Charente) © William Denizet

Le festival des Soirs bleus en juin 2018 à Mouthiers-sur-Boeme (Charente) © William Denizet

« La base, c’est la commune, l’intercommunalité vient après »

Guy Clua, maire (SE) de Saint-Laurent (520 hab., Lot-et-Garonne)

CLUA-GUY

« Nous, les maires ruraux, sommes plus dans la culture de terroir, qui vient de la base. Quand il y a peu de moyens, la culture passe par le dynamisme des conseils municipaux et des associations. La base, c’est la commune, l’intercommunalité vient après, pour servir de tremplin au développement du territoire. Il est important que la strate intercommunale prenne cette compétence pour développer la culture sur l’ensemble d’un territoire. Mais sans qu’il y ait d’obligation, et en tenant toujours compte de l’action des hommes et des femmes. L’une de nos communes, Prayssas [1 000 hab.], a été soutenue par l’interco pour construire un auditorium en milieu rural, avec un orgue acheté par une association. Le maire a proposé un endroit pour l’accueillir et c’est devenu un lieu très décalé pour une zone rurale. Dans mon village, nous avons créé un festival de musique il y a vingt ans, l’interco a compris que c’était important pour le territoire et nous soutient également.

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