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Absentéisme

Jour de carence : une économie moins importante que prévue

Publié le 08/07/2019 • Par Louis Gohin • dans : A la Une RH, France, Toute l'actu RH

©Richard Villalon - stock.adobe.com
L’État a surévalué les gains permis par le jour de carence, selon un rapport qui sera présenté mardi 9 juillet par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Et il est difficile de savoir si elle fait vraiment baisser l’absentéisme.

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Le jeu en vaut-il la chandelle ? Difficile d’évaluer les bénéfices du jour de carence, rétabli l’année dernière. Un rapport présenté mardi 9 juillet montre même que les économies permises par cette mesure ont été surestimées par l’administration centrale. Il reprend les conclusions des rapporteures spéciales Cendra Motin (LREM, Isère) et Valérie Petit (LREM, Nord) sur la lutte contre l’absentéisme dans la fonction publique d’État, pour le Printemps de l’évaluation des politiques publiques 2019.

164 millions au lieu de 270

Selon Valérie Petit, l’économie permise par le rétablissement du jour de carence est estimée à « celle réalisée en 2012, soit 164 millions d’euros », contrairement aux prévisions de la direction du budget (qui, l’an passé, avait prévu une somme de 270 millions d’euros).

Valérie Petit indique également que l’économie réalisée dépend des agents : « Il faudra sans doute adopter une approche différenciée du micro-absentéisme. Celui-ci varie en effet selon la catégorie d’agents, la pénibilité physique et psychique du travail, la situation de famille ou l’âge. En d’autres termes, la probabilité d’être absent s’accroît, notamment pour des périodes de courte durée, pour les agents âgés ou de catégorie C, qui effectuent un travail pénible, ou pour les femmes ayant des enfants. »

Absentéisme de longue durée : impossible de mesurer un changement

Les rapporteures espéraient fin 2018 pouvoir se prononcer dans ce rapport sur l’effet du rétablissement du jour de carence, sur la durée et le nombre d’arrêts de travail. Finalement, cette évaluation est plus difficile que prévu… Valérie Petit explique que le jour de carence « semble » réduire l’absentéisme de courte durée, mais qu’il n’est pas possible de savoir si c’est le cas pour des plus longues périodes.

Les rapporteures reconnaissent aussi n’être « pas capables de répondre de manière claire » sur l’influence du jour de carence sur « les stratégies de contournement mises en place par les agents ou les effets possibles d’un désengagement au travail ».

Améliorer les outils d’évaluation RH

Au-delà du jour de carence, les rapporteures insistent sur le besoin de mieux évaluer l’absentéisme pour les responsables RH de la fonction publique. « Le premier constat de ce rapport d’évaluation est que nous ne sommes pas en mesure aujourd’hui d’évaluer correctement l’absentéisme dans la fonction publique », déclare Valérie Petit. Elle rappelle en même temps que ce phénomène n’est pas beaucoup plus prononcé dans le public que dans le privé : 3,9 % contre 3,8 %.

« Les données des ressources humaines, sont à la fois incomplètes, inaccessibles et peu fiables » déplore Valérie Petit, pour qui l’enjeu est de « fiabiliser les données des ressources humaines », notamment dans les collectivités. Selon elle, les systèmes de communication de données utilisés par les administrations décentralisées ne permettent pas de consolider les données à un coût accessible, notamment dans les petites collectivités. Elle préconise « des systèmes de reporting standardisés et des systèmes d’information de gestion des ressources humaines (SIRH) interfacés, permettant une collecte fiable et en temps réel, des données de ressources humaines. »

La rapporteure spéciale Cendra Motin compte également sur le développement de la médecine préventive, pour limiter l’absentéisme. La semaine dernière, elle déclarait, lors d’une conférence-débat organisée par la Mutualité fonction publique (MFP) : « le meilleur moyen d’éviter aux agents de subir le jour de carence, c’est de faire en sorte qu’ils ne soient pas malades. »

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