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  • Hervé Le Bras, démographe et directeur d’études à l’EHESS : « Dans certains territoires, la voiture est un mode de vie »

[Entretien] Crise des « gilets jaunes »

Hervé Le Bras, démographe et directeur d’études à l’EHESS : « Dans certains territoires, la voiture est un mode de vie »

Publié le 10/07/2019 • Par Romain Gaspar • dans : France

LE DEMOGRAPHE HERVE LE BRAS, RENCONTRE
Francois BOUCHON / Le Figaro
Dans « Se sentir mal dans une France qui va bien. La société paradoxale » (Editions de l’Aube, 2019), le démographe Hervé Le Bras évoque la crise de confiance sans précédent des Français dans leurs institutions. Il s’interroge sur un grand paradoxe : pourquoi sommes-nous la nation la plus pessimiste d’Europe malgré un Etat providence qui est l’un des plus protecteurs ?

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Dans « Se sentir mal dans une France qui va bien. La société paradoxale » (Editions de l’Aube, 2019), le démographe Hervé Le Bras évoque la crise de confiance sans précédent des Français dans leurs institutions. Il s’interroge sur un grand paradoxe : pourquoi sommes-nous la nation la plus pessimiste d’Europe malgré un Etat providence qui est l’un des plus protecteurs ? Il décrit « un état d’esprit […] extrêmement négatif. Les Français sont victimes d’une maladie qui consiste à prendre des cas particuliers pour un cas général ». L’exemple le plus frappant, selon le chercheur, est la perception extrêmement noire qu’ont les Français du système de prestations sociales. « Ils sont les plus négatifs sur les 28 pays européens alors que la part des prestations sociales dans le PIB est maintenant bien plus forte que tous nos voisins. »

Le directeur d’études à l’EHESS écarte deux raisons souvent invoquées : le chômage « ne date pas d’hier » et l’immigration « est entretenue électoralement par les hommes politiques pour des buts électoraux ». Il avance trois explications majeures : la stagnation des conditions sociales de la majorité de la population depuis une dizaine d’années, le blocage de l’ascension sociale et l’augmentation plus rapide du nombre de diplômés que de postes équivalents. Il revient également sur le mouvement des « gilets jaunes », qui a profondément bouleversé l’exécutif ces derniers mois. Selon l’auteur, « il faut écarter les visions binaires d’opposition entre les grandes agglomérations et les campagnes. Le problème est bien plus profond ».

Votre livre présente un constat de divorce entre la réalité empirique et la perception qu’en ont les Français. D’où provient-il ?

On ne peut pas juger dans l’absolu d’une situation. Pour la France, il faut prendre en compte son passé proche et les pays voisins qui lui ressemblent. Et l’état réel de la France est plutôt bon. Il faut comprendre pourquoi un tel divorce. La première explication est l’effet « Tocqueville » : satisfaire à des besoins peut engendrer de l’insatisfaction, car cela légitime des attentes encore plus élevées. La situation des Français s’est améliorée jusqu’à la crise de 2008. Depuis, les choses ne se sont pas dégradées, mais ont stagné. L’écart entre le niveau de vie des ouvriers et celui des cadres et professions libérales était, dans les années 90, de 1 à 2. En 2008, il n’était plus que de 1 à 1,75. Depuis, il ne bouge plus. L’espoir que le niveau de vie des ouvriers continuera de se rapprocher de celui des cadres semble terminé.

La deuxième explication est l’ascenseur social.

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  • « Se sentir mal dans une France qui va bien. La société paradoxale », Editions de l’Aube, 2019.

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